Crise libyenne: Boukadoum qualifie la coordination avec l’Italie de très bonne

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Le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, a qualifié, jeudi à Alger, la coordination avec l’Italie concernant la crise libyenne de «très bonne», réitérant la position algérienne en faveur d’une «solution politique» et le «refus de toute intervention militaire» dans ce pays.

À l’issue de l’entretien élargi avec son homologue italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Luigi Di Maio, Boukadoum a indiqué que la coordination avec l’Italie sur «le dossier brûlant qu’est la Libye est très bonne», mettant en avant la position algérienne relative au «respect de la solution politique, le refus de toute intervention militaire et le respect de l’embargo sur les armes». Le chef de la diplomatie algérienne a également insisté sur la mise en œuvre des négociations entre toutes les parties libyennes dans le respect du droit international avec le soutien de la communauté internationale notamment les pays de la région». Le ministre a, à ce propos, salué son homologue et le Gouvernement italiens pour leur «soutien» à la position algérienne et le rôle de l’Algérie avec les partenaires dans la résolution de la crise du voisin libyen».

Par ailleurs, Boukadoum a qualifié les relations bilatérales entre l’Algérie et l’Italie de «bien» dans tous les domaines, notamment les secteurs de l’énergie et de l’enseignement supérieur. Dans le même contexte, le ministre italien a souligné que «le travail réalisé par l’Algérie au niveau des frontières avec la Libye est un travail dont jouit toute la Méditerranée». Un travail, explique-t-il, qui «prévient des infiltrations terroristes» . Tout en rappelant ses visites à Bruxelles, Istanbul et au Caire, le ministre italien des Affaires étrangères a souligné, que «tout le monde est d’accord pour un cessez le feu en Libye», qualifiant par la même occasion, sa rencontre avec le ministre algérien d’occasion «historique» pour travailler ensemble sur ce dossier afin de trouver une solution. «C’est notre objectif commun», a-t-il déclaré. «Il est temps de mettre tous les pays et toutes les personnes autour d’une table et trouver la solution qui permet de garantir la paix dans cette région», a-t-il ajouté. Sur le plan bilatéral, Di Maio a émis les vœux de trouver les moyens d’investir «ensemble» dans les nouvelles technologies. Il a mis l’accent également sur l’importance d’accroître l’économie des deux pays notamment dans le domaine du tourisme, estimant, néanmoins, que «sans la stabilité, il est difficile de réussir à implanter de nouveaux projets économiques, c’est pour cela nous devons, a-t-il dit, travailler ensemble pour la stabilité de la région en combattant le terrorisme».