Crise vénézuélienne: Le Canada prendra part à une réunion du Groupe de  Lima à New York

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La ministre canadienne des Affaires étrangères,  Chrystia Freeland, prendra part à une réunion du Groupe de Lima lundi à New  York sur le Venezuela, en proie à une crise politico-économique majeure.

Mme Freeland participera également le même jour à une réunion du groupe de  contact international sur le Venezuela, en présence de la Haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la  politique de sécurité, Federica Mogherini.

« Le Canada, le groupe de Lima et le groupe de contact international sont  profondément préoccupés par la détérioration de la crise au Venezuela », a-t-elle déploré.

Mis en place en août 2017, le groupe de Lima est composé de l’Argentine,  le Brésil, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, le Guyana, le Honduras, le Panama, le Paraguay, le Pérou, le Canada et la  Sainte-Lucie.

Cette réunion intervient au lendemain des pourparlers entre les délégation  du gouvernement vénézuélien et celle de l’opposition, tenus la semaine dernière à Oslo, pour trouver une issue à la crise qui frappe le pays  depuis décembre 2018

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a déclaré vendredi que les  pourparlers tenus à Oslo cette semaine avec l’opposition en Norvège pour résoudre la crise politique qui frappe le pays ont donné des « résultats  très positifs », estimant que « des progrès ont été accomplis dans l’établissement d’un dialogue avec l’opposition lors des pourparlers de cette semaine en Norvège », se félicitant des premiers résultats obtenus,.  

« Après plusieurs mois de pourparlers secrets (avec l’opposition) dans le  but de revenir sur la voie du dialogue, nous avons obtenu des résultats très positifs. Nous sommes optimistes car nous croyons au dialogue, à  l’harmonie et à la paix », a écrit M. Maduro sur son compte Twitter officiel.

L’opposition vénézuélienne a déclaré, à son tour, que la réunion entre les  délégués du gouvernement vénézuélien et l’opposition n’a pas encore abouti un résultat.

Sous les auspices de la médiation norvégienne, les délégations des deux  camps s’étaient réunies à Oslo pour la deuxième fois en l’espace de quelques semaines, se montrant disponibles d’avancer vers une solution  négociée à la crise qui frappe le pays depuis décembre 2018.

La médiation norvégienne intervient dans le contexte d’une grave crise  politique et économique qui frappe le pays notamment depuis le 23 janvier,  lorsque Juan Guaido, dirigeant de l’opposition et président du parlement, s’est autoproclamé « président par intérim » lors d’un rassemblement dans la  

capitale, Caracas. Il a été reconnu par les Etats-Unis, ainsi que les membres du groupe de  Lima (à l’exclusion du Mexique), par l’Organisation des Etats américains et par la plupart des Etats membres de l’Union européenne.  

Toutefois, Nicolas Maduro, bénéficiant de la confiance de l’armée et de  ses partisans, ainsi que de l’appui de plusieurs pays (Russie, Chine, Mexique, Bolivie, Nicaragua, El Salvador, Turquie, Iran, Cuba, Syrie,  Biélorussie…) demeure le président légitime du Venezuela. La confrontation entre les deux parties, ayant duré plusieurs mois, a été émaillée de violences faisant des dizaines de morts, tandis que le  Venezuela est confronté à la pire crise économique de son histoire récente.

Au moins sept millions de personnes, soit un quart de la population, ont  besoin d’une aide humanitaire urgente, a alerté récemment l’ONU.