Dattes algériennes: La création d’un Institut spécialisé dans la culture des palmiers est impérative

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Les participants au 5e Salon international des dattes, tenu à l’Ecole régionale des sports olympiques de Biskra ont souligné la nécessité de «créer un Institut spécialisé dans la culture du palmier dattier afin de développer la filière des dattes».

Selon Kamel Bensalah, chercheur au Centre de recherches scientifiques et techniques sur les régions arides (CRSTRA), la croissance du patrimoine du palmier dattier, l’augmentation de la capacité de production des dattes en Algérie et sa commercialisation dans le monde, «imposent la création d’un Institut chargé de procéder à des études générales et approfondies sur la culture du palmier, du plant jusqu’à la récolte, et sur des méthodes de développement de la filière pour se pencher sur les préoccupations des professionnels du secteur». Ce chercheur a précisé, à ce propos, que cet Institut est susceptible de conjuguer les efforts scientifiques, techniques et matériels et l’expérience des professionnels pour rompre avec le modèle de production traditionnel, à travers des études sur les différentes variétés de palmiers et sur les mécanismes de production, en plus de mener des recherches sur le terrain, les appliquer, suivre leur évolution et informer les professionnels et les spécialistes des résultats obtenus au moyen de publications spécialisées. Pour Lazhar Rezki, propriétaire d’une exploitation agricole, l’élaboration d’études spécialisées sur les palmiers dattiers et leurs dérivés doit être réalisée par un Institut spécialisé qui contribue à la valorisation des produits de la filière des dattes et ouvre un vaste champ à l’exploitation de divers produits dans les secteurs de l’Industrie alimentaire, de l’Alimentation animale et de l’Industrie de transformation comme les produits cosmétiques. De son côté, Ibrahim El Ouafi, producteur de dattes, considère que les Centres de recherches et techniques actuels «ne répondent pas aux aspirations des agriculteurs à cause de la multiplication des filières et l’Institut dédié à la culture du palmier contribuera, dans le cas, où il sera concrétisé, à la préservation de cette richesse et à lutter contre les parasites». Cela, dit-il, «en plus de prendre soin de certaines variétés de palmiers susceptibles de disparaître, dans la mesure où l’accent est généralement mis sur «Deglet Nour», en particulier, les variétés de dattes sèches qui peuvent être utilisées comme aliment dans des situations de crise. La 5e édition du Salon international des dattes, qui s’est ouvert, lundi, en présence des ministres de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, du Commerce et des Ressources en eau, ainsi que d’ambassadeurs accrédités en Algérie, s’est achevé,   hier, a vu la participation de 100 exposants locaux et étrangers parmi les producteurs de dattes et les exportateurs.

Neïla Brahim