Des vœux à l’ombre de la crise

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    C’est une date-carrefour. Entre les derniers instants d’une année qui s’en va et les premiers d’une autre qui s’en vient. C’est le moment privilégié des vœux. Et Dieu seul sait qu’il y en a de nombreux pour l’année qui s’annonce, tant les préoccupations sont multiples. A commencer par celui des plus précieux des vœux, la santé que tout le monde se souhaite en premier car elle est fondamentale, déterminante pour mener à bien tous ses projets. Que peut-on faire et réaliser quand on est alité et que l’on voit passer, impuissant, les jours qui passent. Le second vœu est sans conteste la paix dans tous les sens du terme, celui, personnel où l’on prie pour éviter les tuiles de la vie, et l’autre général où l’on espère que le monde connaîtra enfin le silence des armes, mais cela c’est une autre paire de manches, un autre rêve impossible à réaliser tant que des fous gouvernent les plus grandes puissances et obéissent aux forces de l’argent. A l’instar de ce président qui défie l’ordre et menace de brûler la planète. Quand on sait la duplicité des autres chefs d’Etat versés dans la guerre pour «instaurer la démocratie dans les pays livrés aux dictateurs» et c’est à se demander qui sont vraiment les dictateurs, ceux-là qui réservent des budgets colossaux à l’armement, privant leurs populations de la satisfaction des besoins élémentaires. Enfin reste le vœu de la réussite souvent confondu avec la richesse. Tout le monde souhaite secrètement se mettre définitivement à l’abri du besoin financier alors toutes les fatwas sont émises même la corruption devient nécessité de loi. C’est l’air du temps, et l’illicite devient toléré, permis. D’autant plus que les temps qui viennent s’annoncent très durs et même ces couches intermédiaires que l’on croyait à l’abri, se retrouvent sérieusement menacés par la crise. Bonne année, quand même.