Développement local: Le CapDeL lance son 2e «incubateur associatif» de formation pour des associations de huit communes pilotes

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Le Programme de renforcement des capacités des acteurs du développement local en particulier celles des organisations de la Société civile (CapDel) a lancé son second «Incubateur associatif» de formation au profit des associations, au niveau des huit communes pilotes du projet, indiquait hier un communiqué du programme.

La mise en œuvre des incubateurs locaux intervient après le lancement, en août dernier, du 2e appel à proposition de projets associatifs de développement local dans les communes pilotes de Babar (Khenchela), Djanet (Illizi), Djemila (Sétif), El Khroub (Constantine), Messaâd (Djelfa), Ghazaouet (Tlemcen), Ouled Ben Abddelkader (Chlef) et Timimoune (Adrar), précisait la même source. Pour ce faire, le programme souligne que les formations seront organisées en deux sessions de 5 jours chacune au profit de «cadres associatifs d’une soixantaine d’associations dont les projets ont été présélectionnés pour bénéficier d’un processus d’incubation, sur un total de 112 idées de projets reçues». Ces associations de la société civile, ajoutait le communiqué, bénéficieront d’«une formation-action, appuyée par des outils pédagogiques et méthodologiques, sur la gestion du cycle de projet, mais aussi, sur la planification territoriale, la vision associative et le partenariat». Par la suite, un coaching individualisé par association leur sera assuré pour la finalisation du projet et à l’issue de ce processus d’incubation, les projets les plus aboutis bénéficieront d’un financement par le CapDel, explique-t-on, avant de souligner que la nouvelle approche de gouvernance locale concertée confère à la société civile un rôle-clé dans le processus du développement communal et ce, d’une part, à travers une participation plus active et plus efficace dans les processus de gouvernance et de développement local et, d’autre part, par la mise en œuvre de projets associatifs qui ont un impact sur le développement local, notamment économique. Le programme fait savoir que les thématiques dans lesquelles s’inscrivent les propositions de projets ont été déjà identifiées par les acteurs locaux eux-mêmes et de manière concertée, comme prioritaires pour le développement de leur commune. Elles permettront aux projets associatifs d’être ancrés dans la réalité du territoire et participeront directement à la mise en œuvre du nouveau Plan communal de développement (PCD) ‘‘de nouvelle génération’’, élaboré au sein des Conseil consultatif communaux installés dans chacune des communes pilotes, avec l’accompagnement du CapDel. D’un autre côté, le communiqué indique que les projets associatifs se doivent d’«impliquer les différents niveaux de gouvernance locale (commune-daïra-wilaya) et encourager, autant que possible, l’intercommunalité. Ils intègreront les dimensions d’inclusion sociale et territoriale (jeunes, femmes, personnes en situation d’handicap, zones défavorisées ou marginalisées du territoire) et de durabilité socio-économique et environnementale (emplois dignes et durables, gestion durable des ressources, énergies propres)». Le CapDeL est un programme promu par le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire et le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD), avec le soutien de l’Union Européenne. A travers le renforcement des capacités des acteurs du développement local, il vise la promotion d’une gouvernance locale concertée et transparente, le renforcement de la cohésion sociale et l’émergence d’une économie locale solidaire et diversifiée. Le CapDeL est mis en œuvre dans des communes modèles, représentatives de la richesse et de la diversité du territoire national. Son approche contribue à la localisation des Objectifs de développement durable.

Souad M. /Ag.