Dialogue politique :  Des rounds de dialogue et une conférence nationale en perspective

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L’Instance nationale de dialogue et de médiation, conduite par l’ancien président de l’APN, Karim Younes, a annoncé dimanche, que toutes les propositions pouvant contribuer au règlement de la crise politique en Algérie, vont servir de base de travail à la Conférence nationale de sortie de crise.

Celle-ci a décidé d’entamer « dans l’immédiat », l’organisation de rounds de dialogue avec tous les acteurs de la scène politique, de la Société civile et des personnalités nationales, faisant part de « sa pleine disponibilité à accueillir les propositions des acteurs du Hirak populaire de toutes les wilayas ». Dans un communiqué publié le même jour, elle précise que les plateformes et propositions devant contribuer au règlement de cette crise, vont servir de référence à l’élaboration de la mouture appelée à être soumise comme base de travail à la Conférence nationale prévue pour se réunir au terme de ces rounds de dialogue.   M. Karim Younes a tenu à souligner le rôle de médiateur de l’Instance pour, précise-t-il, rapprocher les points de vues des différentes acteurs durant cette conférence, notamment pour ce qui concerne la loi organique portant régime électoral et celle relative à la création d’une autorité nationale indépendante chargée de l’organisation de la présidentielle. S’exprimant, dimanche, lors du journal de 7 heures de la chaine 3 de la Radio Algérienne, il a précisé que cette structure est composée de six comités chargés, entre autres, des questions politiques, organisationnelles, de l’examen des textes de loi régissant les élections et de l’ouverture des médias et des courants de pensées au sein de la Société. Le président du Conseil de l’Ordre des médecins, Mohamed Berkat Berkani, explique qu’il a rejoint cette instance « comme force de proposition », pour essayer, dit-il, de contribuer à trouver des « solutions consensuelles » au titre du dialogue inclusif entre Algériens. il estime que ce dialogue doit se faire « y compris avec les autorités », lesquelles, estime-t-il, doivent donner des « signes d’apaisement et d’engagement » pour trouver une solution à la crise multidimensionnelle que vit l’Algérie ».

N.I