Djamel Kaouane: « 50 millions de dollars ont été  investis pour la TNT »

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Djamel Kaouane, ministre de la communication a indiqué jeudi, que  la généralisation du réseau de la télévision numérique terrestre (TNT) en Algérie a atteint un investissement de 50 millions de dollars.

Il a précisé a ce sujet que ce réseau de TNT compte actuellement 140 équipements de diffusion qui garanti une couverture de 85% des habitants a travers les cinq chaines de télévision publiques. Le ministre assure que ce pourcentage a tendance à s’augmenter pour atteindre une couverture nationale qui atteindra les 95% au mois avant l’année 2020. Lors de son intervention au parlement pour répondre aux questions des députés, Djamel Kaouane, s’est étalé a expliqué le plan national de télédiffusion qui selon lui, se construit autour d’une stratégie de développement national de couverture de l’audiovisuel qui passe graduellement vers une diffusion en numérique. « 15 ans après la concrétisation de la télédiffusion en numérique a travers les satellites, le secteur de la communication, représenté par l’entreprise publique de télédiffusion d’Algérie (TDA) a pu introduire et généraliser le réseau de la télévision numérique terrestre (TNT) avec un investissement qui atteint les 50 millions de dollars », a répondu le ministre avant d’ajouter qu’en préparation de l’année de 2020, date à laquelle est prévu le passage total vers la télévision numérique terrestre (TNT) a travers la T-DAB+, une technique qui permet la diffusion a plusieurs chaines avec une meilleur qualité. « Le 13 Février dernier, a été le premier essai concluant d’une station expérimentale spécialement pour la radio numérique. Nous allons procédés au passage de la diffusion en mode (AM) vers la diffusion en système de digital Radio Mondial (DRM) », a expliqué le ministre avant de rappeler que cette stratégie de digitalisation est une occasion de diversifier l’économie nationale et la création de nouveaux postes d’emplois. A une question relative aux brouillages ou les zones d’ombres que subissent les chaines de radio nationales à travers les ondes de radio Espagnoles, le ministre a tenu a précisé que la TDA a entamé plusieurs procédures dont la tenue de plusieurs rencontre de coordination avec l’administration Espagnole en procédant a plusieurs opération de contrôle sur le long de littoral pour identifier la source du brouillage. Le ministre explique aussi que l’administration Algérienne a présenté 72 plaintes officielles, selon les droits internationales, à l’administration Espagnole concernant les zones d’ombres. Le résultat de cette intervention la fermeture de 18 stations de radio Espagnole diffusant illégalement et la baisse du volume d’émission a 17 chaines de radio espagnole qui ne respectent pas le règlement internationale (GE84). Pour le ministre, les efforts continuent pour protéger les droits de l’Algérie car l’Algérie a présenté 102 plaintes autres a l’administration Espagnole durant la période de 2016-2017 qui a permit également la fermeture de 05 chaines de radio espagnole qui diffusent illégalement alors que le reste des plaintes restent en cours d’examen. Pour ce qui est de la mise en fonction du nouveau satellite Algérien, le ministre annonce que bientôt il rentrera en fonction et l’agence spatiale (ASAL) procède aux dernières retouches de tests techniques. A une question relative à la création d’une chaine de télévision spécialisée dans le sport, le ministre intervient pour dire que ce projet se heurte a plusieurs obstacle dont celui du siège qui abrite cette chaine que ce soit pour la mise en place des studios qui doit êtres dotés de salle de production des programmes et le déficit en matière de stations mobiles pour la couverture des différents activités sportifs. Le ministre évoque surtout le problème des droits de transmissions qui selon lui, coûtent très chère. Pour ce qui est de la possibilité de créer une « ville des medias », Djamel Kaouane, précise a ce sujet, que ce projet nécessite beaucoup d’argent  car il s’agit de grande production dans le domaine du cinéma et de la télévision. Il explique que l’investissement dans ce domaine à l’heure actuelle n’existe pas, mais il est possible d’introduire l’apport du privé pour investir dans ce domaine. A une question sur la possibilité d’ouvrir un bureau de représentation de l’ENTV dans la wilaya de Djelfa, le ministre a tenu a précisé que cela dépend des moyens de l’entreprise qui devra avoir un siège, des équipements et les ressources humaines. Il note que cette demande d’ouvrir un bureau de représentation de l’ENTV ne concerne pas uniquement la wilaya de Djelfa mais d’autres wilayas aussi. Selon lui, il est très difficile de concrétiser ce projet vu la situation financière que fait face l’entreprise pour gérer les centres ouverts dans les wilayas du grand sud et frontalières.

Moussa O