Djerad l’a affirmé jeudi dernier: «La nouvelle Constitution instaure les fondements d’une approche globale de la gestion des affaires de l’Etat»

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Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a affirmé, jeudi dernier, que le projet d’amendement de la Constitution, qui sera soumis le 1er novembre prochain, à référendum populaire, instaure les fondements d’une approche plus globale de la gestion des affaires de l’Etat.

Le Premier ministre a indiqué que l’amendement proposé «élargit considérablement le rôle du Parlement mais aussi de l’opposition, consacre les libertés individuelles et collectives de manière plus claire et confirme fermement le principe du contrôle à tous les niveaux.» Ce projet ouvre également de nouveaux horizons à la société civile et au mouvement associatif et libère le potentiel créatif et l’initiative privée dans le cadre d’une économie sociale de marché, tout en confiant la mission de contrôle à l’Etat, a-t-il  ajouté. Après avoir rappelé que depuis l’élection du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie «s’est engagée résolument dans un large projet de réformes politique et économique, le Premier ministre a souligné que le Président s’emploie à promouvoir le sursaut national légitime du peuple algérien, le 22 février 2019» afin de permettre aux forces vives de la société, notamment aux générations montantes, de prendre l’avenir du pays en main». Ceci au moment où la campagne référendaire se poursuit à travers le territoire national avec des meetings et des rencontres de proximité animés par les partis politiques et les organisations de la société civile qui ont saisi cette opportunité pour appeler les citoyens à une forte participation à cette importante consultation populaire, laquelle traduit la volonté d’une Algérie en cohésion avec sa ligne novembriste.  L’amendement constitutionnel est une réponse aux revendications exprimées par le peuple à travers son Hirak ainsi qu’aux attentes de la classe politique pour l’édification d’une Algérie nouvelle, fondée sur les principes d’un Etat de droit garant de la souveraineté populaire et soucieux du renforcement de l’unité nationale, ont-ils souligné. Le projet de l’amendement de la Constitution, élaboré par un groupe d’experts en droit constitutionnel, sur la base de 5018 propositions d’amendement émanant de différentes franges de la société, de personnalités nationales et de forces politiques, a été adopté le 6 septembre en Conseil des ministres, avant de recevoir l’approbation des deux chambres du Parlement, successivement le 10 et le 12 du même mois. Récemment, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a indiqué que le projet d’amendement de la Constitution répond aux exigences d’édification d’un Etat moderne et aux aspirations du peuple à l’exercice de la véritable démocratie. Cette révision, a-t-il estimé, constitue une étape cruciale dans le cadre de la concrétisation de mon engagement à parachever la satisfaction des revendications exprimées par le peuple à travers le Hirak populaire béni et authentique, ainsi que des promesses auxquelles je m’étais engagé devant le peuple et que j’ai commencé à réaliser avec une sincère volonté selon une vision stratégique claire qui en appelle au pragmatisme de tout un chacun. Rappelant son engagement devant le peuple d’oeuvrer à l’édification d’une nouvelle Algérie, le président de la République a indiqué que l’amendement de la Constitution, qui est la Loi fondamentale de l’Etat et le socle indispensable à l’édification d’une nouvelle République, s’inscrit dans le cadre de cette démarche. Afin que ce projet soit «consensuel», il a été soumis à enrichissement et débat à «grande échelle», en permettant à diverses composantes de la société, aux institutions, aux partis politiques et aux acteurs de la société civile d’en discuter «pendant plus de quatre mois, malgré la crise sanitaire induite par l’épidémie de Coronavirus dans notre pays et dans le monde», a fait observer le Président Tebboune. Dans ce contexte, M. Tebboune a évoqué sa décision d’organiser la consultation populaire le 1er novembre «en tant que date phare dans l’histoire nationale, source d’inspiration d’enseignements pour la génération de Novembre, qui a pris ses responsabilités envers le peuple en déclenchant une Glorieuse Révolution qui a inspiré les peuples et les pays en quête de libération du joug colonial».

La symbolique de cette date confère un caractère particulier au référendum Pour le président de la République, il sera la clé pour l’édification d’une Algérie attachée à sa ligne novembriste et tournée vers la construction d’un Etat sur des fondements transparents de démocratie, d’Etat de droit, d’indépendance de la magistrature, de droits et de libertés garanties et de lutte contre la corruption sous toutes ses formes». Le choix de cette date, poursuit le Président, «se veut un message de que le peuple algérien est un et indivisible et que son unité réside dans ses valeurs nationales et religieuses, cristallisées en les positions de la Glorieuse révolution de libération, notamment la Déclaration du 1er Novembre 1954».Un message signifiant à tout un chacun que le peuple algérien a définitivement tranché la question de l’identité et qu’il est déterminé à préserver sa stabilité et à mettre en échec toutes les velléités de semer la zizanie et le doute parmi ses rangs, tout en aspirant à construire un avenir radieux dans le cadre de la paix, de la sécurité et de la stabilité, a-t-il encore souligné. Dans le même ordre d’idées, le Président Tebboune a expliqué que la révision constitutionnelle sera également «un point de départ pour la reconstruction de l’Etat national fondé sur la justice sociale avec un système de gouvernance basé sur la séparation et l’équilibre des pouvoirs, loin de toute prédominance de l’un sur les autres et de toute autocratie. Un système de gouvernance où règnera la Justice et où seront préservés les droits et libertés». Rappelant en outre que le projet de révision de la loi fondamentale visait «le raffermissement de l’égalité entre citoyens, la protection des droits et libertés et la moralisation de la vie politique et publique et la lutte contre la corruption, sous toutes ses formes», le président de la République a indiqué qu’il s’agit aussi de «la consolidation du rôle du Parlement en matière de contrôle du Gouvernement, l’amélioration de la gouvernance, le renforcement des institutions de gouvernance et la promotion de la démocratie participative». Après avoir réaffirmé, par ailleurs, son attachement «constant à préserver l’harmonie et le consensus et à se référer toujours à la majorité», le président Tebboune a mis en avant «l’intangibilité des fondements de l’identité nationale dans la prochaine Constitution, et que partant, ils ne sauront faire l’objet ni de débat politique ni de polémique». Il a souligné, dans ce sens que le projet «a traité l’ensemble des questions inhérentes, telle que l’acceptation des résultats des législatives qui donneront lieu soit à la désignation d’un chef de gouvernement lorsqu’il résulte de la majorité parlementaire ( ) soit d’un Premier ministre lorsqu’il résulte d’une majorité présidentielle, et qui mettra en œuvre un plan d’action puisé du programme du Président de la République, élu par le peuple.

  1. Benslimane