Education nationale: Le Conseil national des programmes installé

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La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit, a procédé, hier, à l’installation officielle du Conseil national des programmes, une instance nationale consultative chargée d’émettre des avis et faire des propositions sur toute question relative aux programmes, méthodes, horaires et moyens d’enseignement.

Présidé par Cherifa Ghetas, universitaire spécialisée dans la didactique de la langue arabe, ce Conseil a pour mission de proposer la conception générale des enseignements, la formulation des objectifs généraux de l’enseignement à partir des finalités de l’éducation. Il est également chargé de la définition des profils de formation du personnel d’enseignement, et l’exploitation des observations, avis et recommandations émis par le Conseil national d’éducation et de formation et l’Observatoire national d’éducation et de formation, relatifs aux programmes, moyens didactiques et équipements scientifiques et pédagogiques. Le Conseil est composé de deux responsables de l’administration centrale du ministère de l’Education nationale en charge des enseignements, de l’inspecteur général du ministère l’Education nationale, de deux praticiens dans le domaine de la pédagogie, du directeur général de l’Institut national de recherche en éducation (INRE), du directeur de l’Observatoire national d’éducation et de formation (ONEF), du président du Conseil national d’éducation et de formation (CNEF), des présidents des groupes spécialisés, de cinq membres parmi les universitaires spécialisé dans les langues, les sciences de l’éducation, les sciences humaines et sociales, les sciences exactes et expérimentales et la technologie, les arts et l’éducation physique et sportive et des experts relevant des institutions, outre un expert du Conseil supérieur de la langue arabe, un expert du Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA), un expert du Haut conseil islamique (HCI), un expert du Centre national d’études et de recherche sur le mouvement national et la révolution du 1er Novembre 1954. La ministre de l’Education nationale a affirmé lors de son intervention que le Conseil se chargera, notamment de «la refonte pédagogique des contenus d’enseignement, en élargissant la réflexion et en lançant les débats autour des questions dépassant celles liées à l’enseignement des matières». Il émettra des avis et soumettra des propositions, aux côtés de l’Observatoire national de l’éducation et de la formation, une instance consultative, installée en 2016, ayant pour mission d’observer le fonctionnement du système national d’enseignement dans toutes ses composantes, a ajouté la ministre. Benghabrit a appelé les membres du Conseil à accomplir leur rôle «crucial» consistant à actualiser et améliorer les programmes pour la mise en œuvre de la réforme du système éducatif, qui ne peut être dissocié de l’acte éducatif, un des fondements sur lesquels se base la politique du secteur. D’autre part, la ministre a mis en avant l’importance de «mettre fin à la déperdition scolaire», relevant que l’échec scolaire atteignait des taux élevés en deuxième année primaire et dans les classes transitoires entre le primaire et le moyen, le moyen et le secondaire. Benghabrit a rappelé la stratégie adoptée par son département pour prendre en charge les difficultés d’apprentissage à travers le traitement pédagogique. Poursuivre le dialogue avec les partenaires sociaux Par ailleurs, la ministre de l’Education nationale a mis l’accent sur l’importance de poursuivre un dialogue organisé avec les partenaires sociaux pour préserver la scolarisation des élèves et garantir la transparence en matière de gestion. «Un dialogue constant avec tous les acteurs, dont les partenaires sociaux est à même d’encourager à exprimer les opinions et d’améliorer la situation tout en préservant la scolarisation des élèves et en garantissant la transparence dans la gestion», a précisé Benghabrit, ajoutant que l’objectif était de «créer un climat éducatif propice». Revenant aux fonctionnaires des services économiques qui menacent d’organiser un mouvement de protestation, la ministre qui a rappelé que la protestation était un droit, a toutefois indiqué que le ministère n’avait pas encore reçu de pré- avis de grève. Selon elle, le secteur a réalisé plusieurs acquis avec le partenaire social, particulièrement la charte de déontologie de l’éducation.