Education nationale: Le ministère annonce l’évaluation pédagogique des lycéens selon un dispositif exceptionnel

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Le ministère de l’Education nationale a préparé un plan exceptionnel d’évaluation pédagogique des élèves de l’enseignement secondaire et technologique au titre de l’année scolaire 2020-2021, au regard de la propagation de la pandémie du Coronavirus.

Ledit plan «s’inscrit en droite ligne avec tous les développements de la propagation du coronavirus, en l’occurrence la réduction du volume horaire de l’apprentissage, la modification et l’adaptation des modes d’enseignement et l’adoption d’un nouveau mode combinant l’enseignement en présentiel et l’auto-apprentissage en dehors des classes». Dans l’évaluation du niveau d’instruction des élèves, il est adopté «un ensemble d’éléments, y compris le calcul du contrôle continu, afin d’assurer la crédibilité et l’objectivité en matière de notation». La grille de notation en termes de contrôle continu dépend de «la discipline et de l’assiduité, ainsi que de l’activité de l’élève en classe, en sus du calcul des travaux pratiques accomplis par l’élève, de sa performance linguistique, de ses projets de recherche et son amour pour la lecture». D’autre part, les moyennes semestrielles et annuelles seront calculées par «l’addition des points du contrôle continu, des devoirs et des examens trimestriels». Pour la même source, il sera procédé «exceptionnellement» cette année, à «un seul devoir écrit surveillé par semestre pour chaque matière, selon un calendrier fixant les dates des devoirs». Les devoirs du premier semestre se dérouleront du 10 au 21 janvier 2021 et ceux du second semestre du 25 avril au 6 juin 2021, tandis que les examens du premier semestre auront lieu du 28 février au 4 mars 2021.

Par ailleurs, les examens du deuxième semestre sont fixés du 13 au 17 juin 2021 pour les première et deuxième années du secondaire, et du 6 au 10 juin pour la troisième année, suivant la division des classes en groupes. La durée de l’examen est déterminée en fonction du niveau d’enseignement dans le tronc commun, de la filière et de la nature de la matière, de même qu’il a été décidé de refaire l’examen pour l’élève qui dispose d’un justificatif d’absence, et d’unifier les examens semestriels de chaque matière au niveau du même établissement éducatif. Ouadjaout met en avant l’amélioration des conditions de déroulement du baccalauréat dans le Sud Lors d’une plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux questions orales, Ouadjaout a précisé que «le ministère de l’Education nationale, avec le concours de diverses institutions étatiques, met tout en œuvre pour assurer le déroulement des examens du baccalauréat et du BEM dans des conditions favorables à travers toutes les régions du pays, notamment dans le Grand Sud» en raison de la rudesse des conditions climatiques. Evoquant les mesures prises lors de l’examen du baccalauréat 2020, qui s’est déroulé en septembre dernier dans des circonstances exceptionnelles en raison de l’épidémie de Covid-19, le ministre a souligné que son département «s’est efforcé d’assurer des conditions favorables dans les centres d’examen à travers tout le territoire national dans un souci d’égalité des chances». Concernant les candidats des wilayas du Grand Sud, Ouadjaout a faits avoir que des correspondances avaient été adressées aux walis et aux directeurs de l’Education pour veiller à leur garantir des conditions favorables, faisant état d’autres mesures exceptionnelles dans les régions du Grand Sud, dont l’ouverture de nouveaux centres d’examens proches des lieux de résidence des candidats afin de leur épargner des longues distances. Par ailleurs, le ministre a mis en avant sa volonté de «réhabiliter les personnels de l’Education nationale en vue du perfectionnement de l’enseignement, conformément au décret exécutif N0 08-315 du 11 octobre 2008 portant statut particulier des fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques de l’Education nationale». Dans ce sillage, il a fait état de «l’adoption d’une nouvelle nomenclature de leurs corps spécifique sur la base des critères des tâches assignées à chaque corps, et l’ouverture des promotions internes en fonction du niveau de qualification et de l’expérience professionnelle». Cette nomenclature englobe «les assistants pédagogiques, les superviseurs et les conseillers de l’Education nationale, soulignant que le secteur «a pris nombre de mesures dans le cadre de la régularisation du statut des personnels, ce qui a permis la promotion aux grades supérieurs». En ce qui concerne les instituts technologiques de l’Education, le ministre a rappelé l’existence de 17 instituts répartis sur le territoire national dans les différents corps et grades, soulignant la détermination du ministère à mener à bien sa stratégie de formation à travers l’élargissement du réseau de ces instituts, en dotant chaque wilaya d’un institut spécialisé dans la formation. Dans le cadre de cette démarche, «18 instituts nationaux de formation des personnels du secteur ont été récupérés depuis l’année 2000 sur les 67 instituts technologiques lui appartenant, a-t-il fait savoir précisant que «16 sont opérationnels et 11 autres seront ouverts, en attendant la publication du décret portant leur création, à l’étude actuellement au niveau du secrétariat général du Gouvernement».

Houda H. / Ag.