Election présidentielle: Mohamed Charfi lance le défi pour un scrutin libre et transparent

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«Nous nous sommes lancés dans un grand défi au service du pays». C’est par ces termes sue le président de l’Autorité indépendante en charge de l’organisation et de surveillance des élections a voulu expliquer les missions qui sont confiées à cette nouvelle structure créée à l’issue des consultations politiques menées par l’Instance de médiation et de dialogue.

 

Hier, Charfi a tenu à rassurer, sur les ondes de la radio algérienne, sur l’engagement des membres de nouvelle commission, née du dernier amendement du code organique des élections, à empêcher toute interférence dans l’exercice de leur mission. «Nous avons un programme d’autonomisation du schéma d’information afin que nulle interférence ne puisse être possible», a-t-il affirmé, tout en insistant plus particulièrement sur la mobilisation des citoyens qui ont, dira-t-il, «un rôle à jouer pour assurer la sincérité du scrutin».

L’Autorité nationale indépendante en charge des élections, de par sa composante et les missions qui lui sont conférées, affirment des juristes, aura la latitude de «garantir la transparence des élections et leur régularité, ce qui constitue un grand acquis pour notre pays et un pas géant vers la consécration des préoccupations légitimes de notre peuple ainsi que ses aspirations à la moralisation de la vie politique et à l’exercice de son droit à choisir ses représentants en toute liberté». Cette Autorité aura toutes les prérogatives qui étaient confiées à l’administration publique en matière électorale et disposera de son propre budget de fonctionnement et des affectations destinées aux opérations électorales. L’Autorité nationale indépendante en charge des élections, aura la latitude de «garantir la transparence des élections et leur régularité, ce qui constitue un grand acquis pour notre pays et un pas géant vers la consécration des préoccupations légitimes de notre peuple ainsi que ses aspirations à la moralisation de la vie politique et à l’exercice de son droit à choisir ses représentants en toute liberté» Elle supervisera également le processus électoral à travers l’ensemble du pays et à l’étranger.

Il s’agit, à travers les nouveaux textes juridiques, de garantir la préparation et la tenue des élections dans la transparence, l’intégrité et l’impartialité comme cela a été souligné récemment par le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, viceministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP qui a exprimé sa certitude de la tenue de l’élection présidentielle dans les délais, grâce à «la bonne perception du peuple quant aux agendas de certaines parties, qui n’ont aucun lien avec l’intérêt du peuple algérien». «Remettre le pays sur la bonne voie requiert nécessairement de définir les priorités, et il n’y a pas l’ombre d’un doute que la priorité qui s’impose en ces circonstances que traverse l’Algérie, est la tenue des présidentielles dans les délais impartis.

Nous avons parlé auparavant de la nécessité d’accélérer la tenue des présidentielles, mais aujourd’hui nous sommes absolument certains que celles-ci se dérouleront dans les délais déterminés, grâce à la bonne perception du peuple quant aux agendas de certaines parties bien connues, qui n’ont aucun lien avec l’intérêt du peuple algérien», avait-il souligné. «Ces agendas dictés par des entités hostiles à l’Algérie, qui consentent tous les efforts tendancieux afin d’entraver la solution constitutionnelle, en l’occurrence la tenue des présidentielles», avait-il mentionné, précisant que ces parties «se retrouvent, lors d’une situation de crise, face à deux options, à savoir», a-t-il dit, «soit accepter le résultat des urnes ou se mettre à l’écart du choix populaire, ce qu’ils n’accepteront jamais». Raison pour laquelle, a-t-il souligné, «ils cherchent une troisième alternative aux conséquences inconnues et aux répercussions imprévisibles, car totalement loin de l’intérêt du peuple algérien». Ahmed Gaïd Salah, vice ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP a exprimé sa certitude de la tenue de l’élection présidentielle dans les délais, grâce à «la bonne perception du peuple quant aux agendas de certaines parties, qui n’ont aucun lien avec l’intérêt du peuple algérien» «Une alternative nihiliste, stérile et sans perspective», qui expose, selon le chef d’état-major de l’Armée, «la sécurité et la stabilité de l’Algérie à d’«innombrables périls.

Des périls auxquels l’Armée nationale populaire fait face avec fermeté, détermination et volonté inflexibles et qu’elle affronte de toute sa force, soutenue par la grandeur des missions qui lui sont assignées et la noblesse de ses positions qui s’attachent en permanence à la légalité constitutionnelle et le référentiel novembriste, ainsi qu’au serment solennel qu’elle a prêté à Allah et à l’histoire, envers la patrie et le peuple». Le général de corps d’armée a tenu à rassurer le peuple algérien sur «les capacités considérables que possède l’Armée et qu’elle mettra au service de la patrie et du peuple». «Que le peuple algérien soit entièrement confiant que son armée tiendra parole quelles que soient les circonstances et continuera à l’accompagner à travers tout le territoire national, et tout au long de cette phase sensible jusqu’à permettre la tenue des élections présidentielles dans la sécurité, la paix et la sérénité, n’en déplaise à cette petite horde nuisible, qui a surestimé sa dimension réelle et exagéré son ampleur fictive, tentant avec vanité et obstination de nager contre le courant de l’Algérie, terre et peuple, histoire et valeurs nationales ancestrales, omettant que quiconque nage contre ce courant sera inévitablement emporté par les flots», a-t-il soutenu.

Le chef de l’Etat a appelé les citoyens à contribuer, le 12 décembre prochain, à «l’écriture de l’histoire de leur pays et au choix de leur nouveau président afin de tracer ainsi l’avenir radieux de leur pays, celui dont rêvaient leurs aïeux et pères et rêvent, aujourd’hui, nos enfants» Pour sa part, le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah avait exhorté les citoyens à la mobilisation pour faire de ce rendez-vous «le point de départ du processus de renouveau de notre Nation, et à œuvrer, massivement et fortement, à la réussite de cette échéance électorale, qui permettra à notre peuple d’élire un nouveau Président qui aura toute la légitimité pour présider aux destinées de notre pays et concrétiser les aspirations de notre peuple». Le chef de l’Etat a appelé les citoyens à contribuer, le 12 décembre prochain, à «l’écriture de l’histoire de leur pays et au choix de leur nouveau président afin de tracer ainsi l’avenir radieux de leur pays, celui dont rêvaient leurs aïeux et pères et rêvent, aujourd’hui, nos enfants». Pour Bensalah, ces changements apportent «une réponse claire et sans équivoque aux sceptiques et viennent, en même temps, traduire les attentes légitimes de notre peuple en lui permettant de choisir, en toute souveraineté, liberté et transparence, la personnalité à qui il souhaite confier la conduite du changement et la satisfaction du reste des revendications populaires». Ils viennent, également, confirmer la détermination de l’Etat à «aller de l’avant dans la concrétisation méthodique du changement, auquel vous appelez de tous vos vœux, par l’assainissement de l’encadrement de l’Etat, la lutte contre la corruption et l’impunité, le recouvrement de la normalité institutionnelle à travers des élections entourées de toutes les garanties de probité».

Le chef de l’Etat a affirmé que «ces acquis et avancées n’auraient pu être réalisés sans une totale et étroite coordination entre les différentes institutions de l’Etat», tout en réitérant ses «sentiments de considération et de reconnaissance aux éléments de l’Armée nationale populaire (ANP), et en particulier à son Haut Commandement, pour ses efforts soutenus et dévoués afin de préserver la voie constitutionnelle et pour son engagement dans l’accompagnement de notre peuple sur la voie du changement, en privilégiant la voie du dialogue et en insistant sur la présidentielle en tant qu’objectif stratégique». Il a, par ailleurs, affirmé que l’organisation de l’élection présidentielle est «la seule et unique solution démocratique viable», tout en réitérant son engagement à réunir «toutes les conditions adéquates à l’organisation d’un scrutin présidentiel présentant toutes les garanties de transparence, de régularité et de probité».