Elle constitue une ingérence flagrante dans les affaires internes du pays: Large condamnation de la résolution du Parlement européen

0
63

Plusieurs instances officielles, partis politiques, organisations et associations nationales ont dénoncé vigoureusement la résolution adoptée jeudi par le Parlement européen sur «la situation des libertés en Algérie», la qualifiant d’«ingérence flagrante dans les affaires internes et de provocation à l’encontre du peuple algérien».

Régissant à cette résolution, le ministère des Affaires étrangères à condamné et rejeté «dans le fond et dans la forme» l’immixtion «flagrante» du Parlement européen dans les affaires internes du pays et se réserve le droit de procéder à un examen général de ses relations avec l’ensemble des institutions européennes. «Le Parlement européen, sur instigation d’un groupe hétéroclite de députés partisans, a pris l’outrecuidante liberté de statuer sur le processus politique en cours dans notre pays, au moment précis où les Algériens s’apprêtent à élire, en toute démocratie et transparence, un nouveau président de la République», note le MAE, précisant que «les députés européens se sont même arrogés, toute honte bue, un droit d’exiger du Parlement algérien de modifier des lois que nos députés ont souverainement adoptées». Il a estimé que «par cette démarche, le Parlement européen a démontré son mépris, non seulement des institutions algériennes, mais également des mécanismes bilatéraux de consultation prévus par l’Accord d’association, y compris dans le domaine parlementaire», relève le communiqué, estimant que le Parlement européen «a surtout confirmé, à l’initiative des députés instigateurs, qu’il promeut désormais ouvertement leur agenda du chaos provoqué, qu’ils ont malheureusement mis en œuvre dans bien des pays frères», ajoutant qu’il «est révélateur qu’un des parlementaires européens ait fait l’éloge de la colonisation qui aurait permis, selon lui, l’exercice de la liberté de culte durant les 132 ans de l’occupation coloniale de l’Algérie». De son côté, l’Assemblée populaire nationale (APN) a dénoncé, dans un communiqué, la résolution adoptée par le Parlement européen qui vient au moment où le peuple algérien s’apprête à aller aux urnes pour choisir un président de la République après un Hirak pacifique et un accompagnement, hautement professionnel, de la part de l’Armée populaire nationale (ANP) et des différents corps de sécurité, une fois parachevés les instruments juridiques et les cadres réglementaires devant assurer la liberté, la transparence et la régularité de l’opération électorale dans le cadre d’un processus démocratique traduisant le changement que connaît l’Algérie». L’APN, qui considère que ce qui s’est passé aujourd’hui à Strasbourg «est une ingérence flagrante dans les affaires internes et une provocation à l’égard du peuple algérien, dénonce catégoriquement toute ingérence, d’où qu’elle provienne, dans nos affaires internes». Le président du Conseil de la nation par intérim, Salah Goudjil, a affirmé, lui aussi, que la Chambre haute du Parlement rejetait les agendas étrangers dictés à l’Algérie, soulignant, dans ce cadre, l’indépendance de la décision politique de l’Algérie. Après avoir exprimé le vœu de voir la prochaine élection présidentielle constituer «une étape importante dans l’édification d’un Etat fort, doté d’institutions qui survivent aux dirigeants et d’institutions intégrées au service du peuple algérien, auquel est garantie la liberté d’expression et de choix de ses représentants à tous les niveaux de responsabilité», il a affirmé que cette échéance «est la voie idoine vers l’édification d’une véritable démocratie». Le peuple algérien s’apprête à aller aux urnes pour choisir un président de la République après un Hirak pacifique et un accompagnement, hautement professionnel, de la part de l’Armée populaire nationale et des différents corps de sécurité, une fois parachevés les instruments juridiques et les cadres réglementaires devant assurer la liberté, la transparence et la régularité de l’opération électorale dans le cadre d’un processus démocratique traduisant le changement que connait l’Algérie Abondant dans le même sens, le Conseil national des Droits de l’Homme (CNDH) a exprimé, «ses vives dénonciation et condamnation» de la résolution du Parlement européen, affirmant qu’elle est basée sur «des renseignements erronés et des intentions malveillantes». Le président du CNDH, Bouzid Lazhari, a affirmé que le CNDH «s’interroge sur la source des informations contenues dans la résolution, lesquelles font état d’arrestations arbitraires sans toutefois en fournir des preuves», estimant qu’«il aurait été plus judicieux pour la partie qui est derrière ces informations de les fournir au CNDH, qui a toutes les prérogatives pour enquêter sur les allégations relatives aux Droits de l’Homme». Par ailleurs, le groupe parlementaire du parti TAJ a affirmé, dans un communiqué, que la résolution du Parlement européen concernant l’Algérie était «une ingérence dans ses affaires internes, et un acte inacceptable qui va à l’encontre des intérêts communs des pays et des peuples». «Le choix de cette conjoncture précise alors que l’Algérie s’apprête à organier une élection présidentielle constitue une atteinte à sa sécurité et à sa stabilité», estime le même groupe qui affirme que «les guerres, les crises et les transgressions que connaissent nombre de pays et peuples, à l’instar de ce qui ce passe en Palestine et à Burma, devrait avoir la priorité dans les préoccupations de la communauté internationale». D’autre part, le groupe parlementaire du Parti des travailleurs (PT) à l’APN a dénoncé ce qui s’est passé aujourd’hui à Strasbourg, le qualifiant d’«ingérence dans les affaires internes de l’Algérie et de graves provocation à l’encontre le peuple algérien», exprimant son «rejet catégorique» de toute ingérence dans les affaires internes de l’Algérie. Le PT estime que la résolution du Parlement européen sur l’Algérie «a des visées inavouées d’atteinte à l’image du pays et de déstabilisation des Algériens en cette période où ils s’apprêtent à aller aux urnes le 12 décembre pour élire un président légitime et démocrate». Il a appelé le peuple algérien à la vigilance face aux porte-voix de l’étranger et la mobilisation contre toute tentative visant le pays». L’Organisation nationale des enfants des chouhada (ONEC) a, quant à elle, dénoncé les déclarations de certains députés du Parlement européen concernant la situation en Algérie, les qualifiant d’«ingérence flagrante» dans les affaires internes du pays et de «grave provocation» à l’encontre du peuple algérien.» L’ONEC a pris acte avec colère et regret des déclarations de certains députés du Parlement européen, qui s’inscrivent dans la case de la flagrante ingérence dans les affaires internes de l’Algérie et de la grave provocation contre les Algériennes et les Algériens, qui rejettent catégoriquement l’ingérence étrangère dans leurs affaires internes». Pour rappel, le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, avait réitéré, lors du dernier Conseil des ministres, que «le rejet de l’ingérence étrangère est un principe ancré dans la culture politique de l’Algérie, peuple et institutions», affirmant que «toute velléité dans ce sens est vouée à l’échec». «Que tout un chacun comprenne que le rejet de l’ingérence étrangère est un principe ancré dans la culture politique de l’Algérie, peuple et institutions, et que toute velléité dans ce sens est vouée à l’échec», a-t-il souligné. Et d’ajouter : «Par conséquent, il est attendu de nos partenaires de faire montre de respect à l’égard de l’Algérie et de ses institutions, car c’est au peuple algérien, et à lui seul, que revient le choix -en toute souveraineté et avec toutes les garanties de transparence- du candidat auquel il souhaite donner la légitimité nécessaire pour la conduite du pays durant l’étape à venir». Il a précisé, à ce propos, que le moyen d’y parvenir sera «la volonté populaire exprimée à travers les urnes, vers lesquelles notre peuple s’apprête à aller massivement dans les jours à venir, uni et unifié, en faveur d’une Algérie tournée vers un avenir, que construiront ses filles et ses fils avec l’accompagnement de l’Armée populaire nationale (APN), digne héritière de l’Armée de libération nationale (ALN) sous la conduite de son commandement clairvoyant».  Pour sa part, le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), avait affirmé que l’Algérie, «libre et souveraine» dans ses décisions, n’accepte «aucune ingérence ou diktat» et «ne se soumet à aucune tractation de la part de quiconque». Il avait relevé que «le peuple algérien qui a crié haut et fort qu’il n’a pas besoin de leçons, quelles que soient leur origine, sait parfaitement comment répondre au moment opportun à ces porte-voix qui tentent en vain de s’immiscer dans ses affaires et d’entraver le processus du passage de l’Algérie à une nouvelle ère, où elle tracera sa voie avec constance vers le progrès et la prospérité, dans la sérénité et la quiétude».

  1. Benslimane