Elle sera signée ce samedi au siège de l’ANIE: Les 5 candidats soumis à une charte d’éthique et de conduite électorale

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Les cinq candidats à la présidentielle du 12 décembre seront soumis à une charte d’éthique des pratiques électorales, élaborée par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) et qui sera signée samedi prochain.

Ce document, destiné aux différents acteurs participant au processus électoral, expose les principes directeurs et les pratiques particulières qui forment le cadre du comportement moral attendu des acteurs et personnes participant au processus électoral. Cette charte est fondée sur le respect profond et durable du processus démocratique et sur l’observation des lois et textes subséquents qui codifient les règles des élections et des campagnes électorales et stipule que le comportement moral relatif au processus électoral entend le respect des principes démocratiques de base à travers le libre exercice des droits démocratiques sans intimidation, notamment le droit de se porter candidat, le droit de vote, le caractère secret du vote, la transparence du financement des campagnes électorales ainsi que l’indépendance et la neutralité de l’institution en charge des élections et des services qui en dépendent. A ce propos, tous les acteurs participant au processus électoral doivent accepter la responsabilité d’agir de façon à maintenir et à renforcer la confiance du citoyen par rapport à l’intégrité et la transparence du processus électoral. La charte énonce des principes généraux, dont la souscription de tous les acteurs participant au processus électoral aux principes d’élections libres et équitables et au respect des lois électorales. Il s’agit aussi pour tous les acteurs participant au processus électoral de s’efforcer à renforcer la confiance du citoyen dans le processus électoral, défendre les droits démocratiques des Algériens, respecter les principes et les règles de déontologie formulées dans la charte et veiller à s’y conformer. Les acteurs participant au processus électoral observeront la législation et la réglementation en vigueur régissant le processus électoral et promeuvent le respect de celles-ci et consacreront tous les efforts nécessaires pour que le vote soit administré convenablement et équitablement et que son caractère secret soit assuré, est-il relevé. La Charte stipule, en outre, que les membres de l’ANIE ainsi que ses démembrements et services administratifs qui en relèvent s’engagent à s’astreindre au respect du principe de neutralité, d’impartialité et de traitement équitable des candidats aux élections et s’interdire tout comportement ou action susceptibles d’altérer ces principes. Il s’agit aussi de répartir, d’une manière «juste et équitable», le temps d’antenne dans les médias audiovisuels nationaux au profit des candidats, de faciliter la mission des institutions médiatiques et des journalistes pour leur permettre de suivre les différentes phases des opérations électorales, outre de respecter les dispositions légales relatives à la sélection des personnels d’encadrement des centres et bureaux de vote, à faire prévaloir en priorité, la qualification, l’intégrité, la neutralité, la probité et la moralité.  L’ANIE s’engage à permettre aux représentants des candidats de disposer de copies des différents procès-verbaux, conformément à la loi organique relative au régime électoral, à garantir la protection de données personnelles concernant les électeurs et les candidats, à établir la liste des centres et bureaux de vote «en toute équité» et «dans le seul objectif de facilitation de l’accomplissement du droit de vote». Le travail effectué par l’Autorité pendant près d’une semaine a été conforté par la décision du Conseil constitutionnel validant les cinq candidatures finales, a affirmé récemment l’un de ses membres, Karim Khelfane. Ce membre de l’ANIE s’est félicité de ce que la décision du Conseil constitutionnel validant les candidatures finales «conforte le travail de l’Autorité effectué pendant près d’une semaine s’agissant de l’étude des 23 dossiers des candidats à la candidature». «Nous avons pris beaucoup de temps et de soin à vérifier les détails annexés aux dossiers de candidature et avons pris la décision conformément à la loi portant régime électoral, s’agissant, notamment, de l’obligation pour les candidats de réunir pas moins de 50 000 parrainages», a déclaré Khelfane, sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale. Il en est de même pour les recours jugés «infondés» aussi bien par ladite autorité que par le Conseil constitutionnel, a-t-il poursuivi, assurant que des candidats n’ayant pas été retenus dans la course électorale «ont déclaré avoir eu plus de 50 000 parrainages alors qu’ils ont rendu des boîtes et des formulaires vides». En réponse aux contestations exprimées par ces derniers, le représentant de l’ANIE a encore soutenu que «les critères de sélection ont été les mêmes pour tous et que celle-ci n’a lésé aucun candidat», notant avoir recouru, lors de l’examen des dossiers, au comptage manuel puis au système numérique. Les deux méthodes ayant été sanctionnées «par pratiquement les mêmes résultats», a-t-il assuré. Rappelant que l’une des principales missions de l’ANIE est de «veiller à ce que le scrutin soit démocratique, transparent et propre», l’hôte de la radio a estimé que la prochaine présidentielle permettra de «réinstaurer la confiance» entre le pouvoir et le peuple, plaidant pour «une moralisation de la vie politique», à travers la mise en place «de balises et de garde-fous, pour que la politique soit faite en Algérie dans des conditions saines et sereines», considérant également que «tout candidat aspirant au poste de président de la République se doit d’être irréprochable». A ce sujet, il a indiqué que l’Autorité s’engage à «s’attarder» sur la question de la provenance du financement de la campagne électorale, dont le lancement est prévu dimanche prochain, assurant que l’argent des candidats «sera filtré par un commissaire aux comptes» et que des «investigations» seront menées par ladite Autorité dans ce sens. S’agissant de l’aspect organisationnel du scrutin, l’intervenant a fait savoir que les délégués communaux de l’ANIE seront installés «au plus tard début de semaine prochaine». Rappelant que l’autre mission de l’ANIE est de «créer et de gérer son propre fichier électoral», son représentant a affirmé que cet «enjeu politique est totalement assaini et entre ses mains», annonçant une prochaine rencontre avec la presse nationale afin d’en «faire des démonstrations». Khelfane s’est, enfin, exprimé en faveur des débats médiatiques opposant les postulants à la présidentielle et confrontant leurs programmes électoraux respectifs, à l’instar de ce qui se fait dans les pays démocratiques et ce, dira-t-il, «pour peu que les candidats acceptent». La prochaine présidentielle permettra de «réinstaurer la confiance» entre le pouvoir et le peuple, plaidant pour «une moralisation de la vie politique», à travers la mise en place «de balises et de garde-fous, pour que la politique soit faite en Algérie dans des conditions saines et sereines», considérant également que «tout candidat aspirant au poste de président de la République se doit d’être irréprochable Les candidats à la présidentielle se préparent à entrer en compétition, notamment avec le lancement officiel de campagne électorale prévue le 17 novembre en cours, en vertu de l’article 173 de la loi organique relative au régime électoral qui stipule : «la campagne électorale est déclarée ouverte 25 jours avant la date du scrutin. Elle s’achève trois jours avant la date du scrutin». L’Autorité a réaffirmé en outre, son engagement  à veiller à ce que l’élection présidentielle, prévue le 12 décembre, soit «régulière et démocratique», soulignant que «ses membres sont mobilisés pour préserver le choix du peuple». «Lorsqu’un deuxième tour du scrutin est organisé, la campagne électorale des candidats au deuxième tour est ouverte douze (12) jours avant la date du scrutin et s’achève deux (02) jours avant la date du scrutin», ajoute le même article. Le président de l’ANIE, Mohamed Charfi, avait annoncé  samedi dernier, l’élaboration d’une «charte d’éthique des pratiques électorales» qui sera signée par l’ANIE, les candidats et la presse avant le début de la campagne électorale. Il avait annoncé également la présentation, la semaine prochaine, d’un exposé détaillé» sur le fichier électoral national. L’ANIE avait annoncé que «cinq dossiers de candidats à l’élection présidentielle du 12 décembre ont été acceptés», précisant qu’il s’agissait du secrétaire général par intérim du Rassemblement national démocratique (RND), Azzedine Mihoubi, du président du Mouvement El Bina, Abdelkader Bengrina, de l’ancien Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, du président du parti Talaie El Houriyet, Ali Benflis, et du président du Front Al Moustakbel, Abdelaziz Belaïd. Ces cinq candidats «remplissent toutes les conditions requises pour la candidature à la présidence de la République sur les 23 dossiers de postulants déposés. L’Autorité a réaffirmé en outre, son engagement  à veiller à ce que l’élection présidentielle, prévue le 12 décembre, soit «régulière et démocratique», soulignant que «ses membres sont mobilisés pour préserver le choix du peuple». Mohamed Charfi a expliqué, à ce propos, que l’ANIE «s’emploie à convaincre les citoyens que les pratiques qui étaient à l’origine de son abstention seront supprimées», affirmant que des «efforts colossaux seront déployés pour le déroulement d’une élection régulière».

Par ailleurs, il a annoncé la présentation, la semaine prochaine, d’un exposé détaillé» sur le fichier électoral national, soulignant que «ce qui était considéré auparavant comme impossible est devenu aujourd’hui une réalité et un acquis pour l’Algérie». Le président de l’ANIE a annoncé également l’élaboration d’une «charte d’éthique des pratiques électorales» qui sera signée par l’ANIE, les candidats et la presse avant le début de la campagne électorale. Dans le même sillage, il a rappelé que l’opération d’examen des dossiers des postulants à la candidature avait requis «des moyens matériels et humains importants», à travers la mobilisation de plus de  33 conseillers de la Cour suprême, 10 conseillers du Conseil de l’Etat, 20 greffiers et 40 membres de l’ANIE pour la vérification et l’examen manuel des  dossiers, outre 170 agents administratifs et 15 ingénieurs». Pendant ce temps, chez les candidats, c’est déjà le branle-bas de combat en prévision de cette joute électorale dont l’importance n’est plus à prouver pour l’avenir du pays. Ces candidats ont été unanimes à souligner l’intérêt particulier de ce rendez-vous, tout en insistant sur la nécessité de garantir la régularité et la transparence du scrutin. Saisissant l’opportunité de la célébration de l’anniversaire du déclenchement de la Révolution du 1er Novembre, le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, a appelé les Algériens à la mobilisation pour la réussite de l’élection présidentielle du 12 décembre prochain, «Au moment nous célébrons ce glorieux anniversaire, j’exhorte le peuple algérien, encore une fois, à faire de la prochaine échéance une fête nationale qui apportera le coup de grâce à ceux qui dissimulent la haine et l’animosité aux enfants et petits-enfants des chouhada de Novembre», a-t-il souligné. Il s’est dit également «conscient» que les Algériens «sauront barrer la route à ceux qui cherchent à instrumentaliser les règles et principes de la démocratie en réitérant, par la même occasion, la détermination de l’Etat à faire face à toutes les velléités de manœuvre». Il a ajouté que le peuple «est appelé à la vigilance et à la prudence, et ses loyaux enfants doivent se tenir prêts à faire face aux cercles malveillants et à leurs actes hostiles à la patrie». Bensalah a affirmé, en outre, que «le respect et la protection des droits et libertés fondamentales ne donnent à quiconque le droit d’user de sa liberté d’expression et de manifestation pour attenter au droit de l’autre à l’exercice de ses libertés et à l’expression de sa volonté à la participation au scrutin», estimant que «l’intérêt suprême du pays implique pour l’Etat, quelles qu’en soient les circonstances, l’obligation de préserver l’ordre public, la loi et les institutions de l’Etat, et de veiller à la sécurité et la stabilité de la patrie». Le chef de l’Etat a souligné, également, la détermination de l’Etat à donner la parole au peuple pour «choisir, en toute souveraineté et liberté, celui à qui sera confiée la mission d’instaurer le nouveau mode de gouvernance». D’autre part, Bensalah a indiqué que la création de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) et l’introduction d’amendements substantiels dans le régime électoral constituent «une réponse concrète aux principales revendications exprimées par les manifestants lors de leurs marches pacifiques pour un changement profond du mode de gouvernance» et qu’elles sont également «une réponse à la demande pressante de la classe politique de mettre en place de nouvelles règles garantissant la transparence des élections».

  1. Benslimane