En application des instructions du président de la République: Le développement des zones d’ombre, une priorité pour le gouvernement

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Conformément aux instructions données en ce sens par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le développement des zones d’ombre constitue désormais une priorité pour le gouvernement qui veille strictement à la mise en œuvre de toute mesure et disposition prises pour améliorer les conditions de vie des populations dans ces zones enclavées.

Ainsi, lors de sa dernière visite de travail dans la wilaya de Djelfa, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a rencontré les représentants de la société civile et a écouté longuement leurs doléances, leurs préoccupations et leurs problèmes. Le chef de l’exécutif n’a pas manqué l’occasion pour saluer ce genre de rencontres et a promis de résoudre ces problèmes de manière progressive et rationnelle, et ce, en dépit de la conjoncture économique et financière difficile que traverse le pays. Djerad a réaffirmé, par la même occasion, la volonté du président de la République d’accorder une priorité absolue au développement des zones d’ombre. S’engageant à répondre à tous les demandes de développement des zones d’ombre en termes de transport, d’électricité, de gaz et de prestations de santé, le Premier ministre a rappelé qu’il s’agit d’accumulations de plusieurs années. Il a appelé, dans ce sens, les citoyens à se tourner vers l’avenir et à veiller au respect des devoirs envers le pays. Le Premier ministre avait mis l’accent, lors de la dernière rencontre avec les walis, sur l’impérative ouverture d’un dialogue avec les citoyens avant d’imposer toute idée dans la résolution des questions soulevées sur le terrain. Djerad, qui a plaidé pour l’assimilation et la prise en charge des problèmes et des préoccupations des citoyens, dans le cadre de la démocratie participative, a également mis l’accent sur l’importance de la communication, notamment avec les citoyens des zones d’ombre afin de prendre connaissance de leurs préoccupations et leurs priorités. Il a relevé, en outre, que des bureaucrates entravent la mise en œuvre du programme du président de la République et du plan d’action du gouvernement, soulignant, à ce propos, l’importance de lutter contre ce phénomène. Il a souligné aussi l’impératif d’atteindre un taux important d’exécution du programme du président de la République avant la fin 2020, ajoutant qu’à travers un suivi quotidien des décisions, on atteindra peu-être un taux d’exécution acceptable de 60 à 70% de ce programme. Parmi les premières priorités, le Premier ministre a cité l’adoption d’une approche globale pour «une intervention rapide dans les zones d’ombre» et la définition d’un calendrier de travail pour l’exécution du programme destiné à ces régions, car l’Algérie nouvelle, c’est à la fois un mécanisme, des moyens et un nouveau mode de gestion, a-t-il soutenu. Il a annoncé, par la même occasion, le renouvellement prochain du cadre éthique applicable à l’ensemble des agents publics pour la prévention des conflits d’intérêts, précisant que le gouvernement procèdera, dans les prochains jours, au renouvellement du cadre éthique applicable à l’ensemble des agents publics, cadres et fonctionnaires de l’Etat, pour prévenir les conflits d’intérêt, soulignant que la charte en vigueur dans l’Administration et les entreprises publiques visait la moralisation des relations dans ces milieux. Mettant l’accent sur l’impérative moralisation de la vie politique, M. Djerad a exhorté les ministres et les walis à combattre toutes les formes de corruption et les corrupteurs, qui sapent les efforts actuels. A ce propos, il a affirmé que la lutte contre la corruption, sous toutes ses formes, et la bonne gestion des deniers publics étaient de nature à renforcer la confiance entre le citoyen et l’Etat. Plaidant pour une rupture totale avec les pratiques des anciens gouvernements qui ont conduit, a-t-il dit, à des dérives graves et inacceptables, M. Djerad a insisté sur la rationalisation des dépenses et la rigueur dans la gouvernance des affaires de l’Etat. Par ailleurs, les participants à cette rencontre ont proposé la création d’un Fonds spécial pour le développement des zones d’ombre et la délégation des directeurs exécutifs de wilayas pour la concrétisation des projets en cas de blocage des Assemblées communales élues. Les recommandations lues lors de la séance de clôture ont porté sur l’impérative actualisation et mise à jour de la cartographie des zones d’ombre, la détermination des projets urgents ainsi que leur adaptation à la spécificité de chaque région. Il a été question en outre de la création d’un mécanisme placé sous l’autorité du wali pour le suivi de la mise en œuvre de ces projets et la mise en place d’une stratégie de développement de ces régions dans le cadre de la stratégie nationale de tous les secteurs. De même qu’ont été recommandé l’accélération de l’étude du décret portant création de la nouvelle instance nationale chargée de la gestion des écoles, l’octroi d’une autorisation à la Sonelgaz pour le transfert des centrale de Gaz liquéfié des zones raccordés au réseau vers celles qui ne le sont pas et la levée du gel sur les licences du transport collectif afin de renforcer les réseau du transport au niveau des zones d’ombre. Ils ont proposé également le classement de la pandémie Covid-19 catastrophe naturelle et la mise en place une feuille de route de dé-confinement, outre la mise en place d’un dispositif efficace de dépistage. L’instauration de gestes barrières afin de réduire la pression sur les établissements hospitaliers et l’évaluation permanente et périodique des résultats de la lutte contre le virus en associant des sociologues et des psychologues ont également été préconisées. Dans le même sens, il a été proposé le durcissement des mesures coercitives à l’encontre des contrevenants aux mesures préventives et des personnes aux intentions malveillantes. En ce qui concerne la rentrée sociale, la sécurité des personnes et des biens et la lutte contre les feux de forêt, il a été proposé la création d’un point focal permanent entre les établissements éducatifs et le secteur de la Santé pour le renforcement de la santé scolaire, la réduction du nombre d’élèves par classe, la mise en œuvre du système de doubles vacations pour assurer la distanciation physique préconisée. De même qu’a été préconisée la promotion de l’enseignement à distance dans les universités et les établissements d’enseignement et de formation professionnels. Ils ont également été recommandé la révision de la liste des bénéficiaires de la prime de solidarité scolaire, la tenue de réunions périodiques entre les autorités locales et la société civile, l’ouverture de canaux de communication permanents avec les représentants des quartiers, les syndicats et les représentants des travailleurs et le renforcement de la couverture sécuritaire dans les quartiers à travers l’opérationnalisation et la modernisation des plans de sécurité et l’association du citoyen au processus de protection des biens. Les participants ont aussi plaidé pour la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre la criminalité s’appuyant sur une base de données unifiée, la création d’un observatoire pour suivre la criminalité et la violence sociale, l’intensification des actions anticipatives pour lutter contre la propagande et la modernisation des méthodes d’intervention et de prévention des accidents de la route.  S’agissant des feux de forêt, l’accent a été mis, dans les recommandations, sur la nécessité d’actualiser le système législatif pour la protection des forêts et de créer, dans les wilayas, des cellules de veille présidées par les walis pour l’ouverture immédiate d’enquêtes sur les incendies d’origine criminelle, le renforcement du contrôle et l’arrêt immédiat des constructions anarchiques dans les forêts. Les participants ont insisté, d’autre part, sur l’impératif d’intensifier les actions de sensibilisation de proximité auprès des citoyens pour prévenir ce type d’incendies et d’encourager l’utilisation des moyens technologiques dans l’intervention et la prévention.

  1. Benslimane