EN: Atal, un talent encore mal exploité

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Youcef Atal ne devrait pas changer de club cet été, mais cela ne devrait pas l’empêcher de rejoindre bientôt une grosse écurie.

Avec du travail et un peu de chance, il pourrait exaucer son vœu, d’autant que sa marge de manœuvre est grande. Il n’a pas encore atteint sa maturité en tant que footballeur de haut niveau. Mais tout le monde est conscient de ses immenses possibilités, en tant que latéral moderne dans la pure lignée des Marcelo, Roberto Carlos ou encore Cafu. Certes, certains trouveront la comparaison un peu exagéré, mais force est de reconnaître que le talent de Youcef Atal ne laisse pas insensible. L’international algérien ne pourra probablement pas se rapprocher des latéraux brésiliens cités plus haut, mais il peut à l’avenir marquer de son empreinte son territoire. A condition toutefois que les blessures l’épargnent. C’est la grande inconnue dans son futur parcours. «Je n’ai pas fait une seconde saison pleine et il faut que j’en fasse une avec la Ligue Europa, ma première Coupe d’Europe. Je suis bien ici. Le jour où je devrai partir de Nice, ce sera pour un très grand club. Le niveau monte avec la concurrence et ça nous fait déjà du bien», a-t-il confié dans un entretien accordé à L’Equipe, conscient du chemin qu’il doit encore parcourir pour que son rêve devient réalité. «Quand tu les entends (les rumeurs), ça fait plaisir car c’est la récompense de ton travail. Si les grands clubs te regardent, ça veut dire que tu es là. Tu existes», ajoute-t-il fier de ce qu’il a déjà réalisé sous les couleurs de l’OGC Nice. Seulement, il ne doit pas se disperser et trouver sa voie dans un monde impitoyable où la concurrence fait rage. Les critiques aussi, car la moindre faiblesse est relevée, décortiquée, elle peut ruiner facilement la carrière d’un joueur aussi talentueux soit-il. Pour Atal, la priorité est de se fixer dans un poste, car il faut dire que les coaches avec lesquels il a travaillé ne savent pas où le mettre exactement. Arrière latéral, ailier ? Il le faut bien, tant  l’ancien joueur du Paradou est désarçonnant. Son inclinaison pour le jeu offensive et ses attaques incessantes pourraient réduire son efficacité défensive. C’est ce que pensent certains observateurs. Des critiques parfois subjectives. Atal a le défaut de ses qualités. Marcelo au Real passe le plus clair de son temps en attaque, n’empêche que c’est le meilleur latéral du monde. Il faut juste savoir le prendre comme il est et s’adapter à son jeu. Pour le moment son coach à l’OGC Nice, Patrick Vieira hésite encore et l’aligne parfois comme ailier. Un poste dans lequel Atal n’est pas vraiment à l’aise. Il préfère, comme il l’a souvent répété, évoluer en tant que latéral. C’est son poste naturel. On lui souhaite de trouver un entraîneur qui saura l’utiliser à bon escient et l’aider à s’épanouir. Car il n’y a pas de doute Youcef Atal peut aller loin.

Ali Nezlioui