En attendant la validation du conseil constitutionnel : Les cinq candidats se préparent pour la campagne électorale

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Après l’annonce par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) de la liste des cinq candidats à la présidentielle du 12 décembre prochain, le Conseil constitutionnel devra valider la liste définitive des candidats dans un délai de sept jours à partir de la date de transmission de la dernière décision.

En vertu de l’article 141, l’ANIE transmet  au Conseil constitutionnel ses décisions relatives aux candidatures accompagnées des dossiers des candidats dans un délai n’excédant pas 24 heures à compter de la date de l’annonce de ses décisions. Le Conseil constitutionnel devra valider, par décision, la liste définitive des candidats à l’élection du Président de la République, y compris les recours, dans un délai de 7 jours à partir de la date de transmission de la dernière décision de l’ANIE. Il publiera également cette liste au Journal officiel.  L’ANIE est appelée à « statuer sur la validité des candidatures à la Présidence de la République par décision dûment motivée dans un délai de sept jours, à compter de la date de dépôt de la déclaration de candidature. la décision de l’ANIE est immédiatement notifiée à l’intéressé ». »En cas de rejet, le concerné peut éventuellement introduire un recours auprès du Conseil Constitutionnel, et ce, dans les 48 heures qui suivent l’heure de la notification », selon le même article. Une fois la liste définitive publiée au journal officiel, le retrait du candidat n’est pas accepté. Selon l’article 144, « le retrait du candidat n’est ni accepté ni pris en compte après la validation des candidatures par le Conseil Constitutionnel, sauf en cas d’empêchement grave légalement constaté par le Conseil Constitutionnel ou en cas de décès de l’intéressé. Un nouveau délai est ouvert pour le dépôt d’une nouvelle candidature qui ne peut excéder le mois précédant la date du scrutin». En cas de décès ou d’empêchement grave d’un candidat, après la validation de la liste des candidats par le Conseil Constitutionnel et sa publication au journal officiel, la date du scrutin est reportée pour une durée maximale de quinze (15) jours », prévoit le même article. Les candidats à la présidentielle se préparent à entrer en compétition, notamment avec le lancement officiel de campagne électorale prévue le 17 novembre en cours, en vertu de l’article 173 de la loi organique relative au régime électoral qui stipule: « la campagne électorale est déclarée ouverte vingt-cinq jours avant la date du scrutin.

 

L’ANIE « s’emploie à convaincre les citoyens que les pratiques qui étaient à l’origine de son abstention seront supprimées », affirmant que des « efforts colossaux seront déployés pour le déroulement d’une élection régulière»

Elle s’achève trois jours avant la date du scrutin ». »Lorsqu’un deuxième tour du scrutin est organisé, la campagne électorale des candidats au deuxième tour est ouverte douze (12) jours avant la date du scrutin et s’achève deux (02) jours avant la date du scrutin », ajoute le même article. Le président de l’ANIE, Mohamed Charfi, avait annoncé  samedi dernier, l’élaboration d’une « charte d’éthique des pratiques électorales » qui sera signée par l’ANIE, les candidats et la presse avant le début de la campagne électorale. Il avait annoncé également la présentation, la semaine prochaine, d’un exposé détaillé » sur le fichier électoral national.L’ANIE avait annoncé que « cinq dossiers de candidats à l’élection présidentielle du 12 décembre ont été acceptés », précisant qu’il s’agissait du Secrétaire général par intérim du Rassemblement national démocratique (RND), Azzedine Mihoubi, du président du Mouvement El-Bina, Abdelkader Bengrina, de l’ancien Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, du président du parti Talaie El Houriyet, Ali Benflis, et du président du Front Al-Moustakbel, Abdelaziz Belaid. Ces cinq candidats « remplissent toutes les conditions requises pour la candidature à la présidence de la République sur les 23 dossiers de postulants déposés. L’Autorité a réaffirmé en outre, son engagement  à veiller à ce que l’élection présidentielle, prévue le 12 décembre, soit « régulière et démocratique », soulignant que « ses membres sont mobilisés pour préserver le choix du peuple». Mohamed Charfi a expliqué, à ce propos, que l’ANIE « s’emploie à convaincre les citoyens que les pratiques qui étaient à l’origine de son abstention seront supprimées », affirmant que des « efforts colossaux seront déployés pour le déroulement d’une élection régulière». Par ailleurs, il a annoncé la présentation, la semaine prochaine, d’un exposé détaillé » sur le fichier électoral national, soulignant que « ce qui était considéré auparavant comme impossible est devenu aujourd’hui une réalité et un acquis pour l’Algérie». Le président de l’ANIE a annoncé également l’élaboration d’une « charte d’éthique des pratiques électorales » qui sera signée par l’ANIE, les candidats et la presse avant le début de la campagne électorale. Dans le même sillage, il a rappelé que l’opération d’examen des dossiers des postulants à la candidature avait requis « des moyens matériels et humains importants », à travers la mobilisation de plus de  33 conseillers de la Cour suprême, 10 conseillers du Conseil de l’Etat, 20 greffiers et 40 membres de l’ANIE pour la vérification et l’examen manuel des  dossiers, outre 170 agents administratifs et 15 ingénieurs». Pendant ce temps, chez les candidats, c’est déjà le branle-bas de combat en prévision de cette joute électorale dont l’importance n’est plus à prouver pour l’avenir du pays. Ces candidats ont été unanimes à souligner l’intérêt particulier de ce rendez-vous, tout en insistant sur la nécessité de garantir la régularité et la transparence du scrutin. Saisissant l’opportunité de la célébration de ‘anniversaire du déclenchement de la révolution du 1er novembre, le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, a appelé les Algériens à la mobilisation pour la réussite de l’élection présidentielle du 12 décembre prochain,« Au moment nous célébrons ce glorieux anniversaire, j’exhorte le peuple algérien, encore une fois, à faire de la prochaine échéance une fête nationale qui apportera le coup de grâce à ceux qui dissimulent la haine et l’animosité aux enfants et petits-enfants des Chouhada de Novembre, a-t-il souligné.

« le respect et la protection des droits et libertés fondamentales ne donnent à quiconque le droit d’user de sa liberté d’expression et de manifestation pour attenter au droit de l’autre à l’exercice de ses libertés et à l’expression de sa volonté à la participation au scrutin », estimant que « l’intérêt suprême du pays implique pour l’Etat, quelles qu’en soient les circonstances, l’obligation de préserver l’ordre public, la loi et les institutions de l’Etat, et de veiller à la sécurité et la stabilité de la patrie ».

Il s’est dit également « conscient » que les Algériens « sauront barrer la route à ceux qui cherchent à instrumentaliser les règles et principes de la démocratie »n réitérant, par la même occasion, la détermination de l’Etat à « faire face à toutes les velléités de manœuvre ».Il a ajouté que le peuple « est appelé à la vigilance et à la prudence, et ses loyaux enfants doivent se tenir prêts à faire face aux cercles malveillants et à leurs actes hostiles à la patrie ».Bensalah a affirmé, en outre, que « le respect et la protection des droits et libertés fondamentales ne donnent à quiconque le droit d’user de sa liberté d’expression et de manifestation pour attenter au droit de l’autre à l’exercice de ses libertés et à l’expression de sa volonté à la participation au scrutin », estimant que « l’intérêt suprême du pays implique pour l’Etat, quelles qu’en soient les circonstances, l’obligation de préserver l’ordre public, la loi et les institutions de l’Etat, et de veiller à la sécurité et la stabilité de la patrie ».Le chef de l’Etat a souligné, également, la détermination de l’Etat à donner la parole au peuple pour « choisir, en toute souveraineté et liberté, celui à qui sera confiée la mission d’instaurer le nouveau mode de gouvernance ».D’autre part, Bensalah a indiqué que la création de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) et l’introduction d’amendements substantiels dans le régime électoral constituent « une réponse concrète aux principales revendications exprimées par les manifestants lors de leurs marches pacifiques pour un changement profond du mode de gouvernance » et qu’elles sont également « une réponse à la demande pressante de la classe politique de mettre en place de nouvelles règles garantissant la transparence des élections ».

  1. Benslimane