EN: Belmadi reste, mais…

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Grand soulagement chez les nombreux fans de l’équipe nationale, Djamel Belmadi est décidé à mener à terme sa mission à la tête des Verts. Le sélectionneur national a coupé court à la rumeur l’annonçant partant après le match de demain contre le Botswana.

Il a réitéré son engagement avec le pays et non pas avec les personnes, même s’il reconnaît implicitement que tout ne converge pas dans l’intérêt de l’équipe nationale en cette période cruciale. Il vise sans le citer le conflit opposant actuellement le MJS à la FAF qui risque d’avoir des conséquences fâcheuses sur l’avenir de la sélection. «Il faut que les gens fassent attention à ce qu’ils font, qu’ils ne prennent pas le peuple en otage, qu’ils ne prennent pas l’EN en otage. Il faut qu’ils fassent attention. On va débuter les qualifications de la Coupe du monde, on a besoin que tout le monde tire dans le même sens. (…) Chacun a une responsabilité, chacun doit faire attention à ce qu’il fait. Qu’ils ne jouent pas à des jeux dangereux, c’est aussi simple que ça», prévient-il. Belmadi fait probablement allusion au refus du MJS d’autoriser la Fédération d’amender ses statuts pour les mettre en conformité avec ceux de la Fifa comme l’exige l’instance du football mondial. Si cette procédure n’est pas accomplie dans «les plus brefs délais», la Fifa peut en effet suspendre la FAF et par ricochet priver l’équipe nationale des compétitions internationales. Ce qui ne cesse de répéter l’actuel président de la FAF, Kheireddine Zetchi. Mais le ministère de la Jeunesse et des Sports ne veut pas entendre parler d’amendements des statuts avant la tenue de l’AG élective. Un bras de fer dans lequel il semble avoir le dernier mot. Contrainte, la FAF vient en effet de la programmer pour le 15 avril prochain. Reste à connaître à présent la réaction de la Fifa. Ce dossier délicat va probablement tenir en haleine l’opinion sportive. Tout le monde croise les doigts en attendant le jour J, en espérant que le jusqu’au-boutisme des pouvoirs publics ne mène pas le football algérien à sa perte. C’est la grande inquiétude du coach national. D’où sa dernière sortie médiatique dans laquelle il met en garde les dirigeants sportifs contre toute atteinte aux intérêts de sa sélection et celle de tous les Algériens qui se reconnaissent dans cette équipe. Il craint que le travail colossal réalisé jusque-là ne parte en fumée, à cause de l’entêtement de quelques responsables insouciants. La préparation de la sélection ne doit aucunement être parasitée par des problèmes exogènes. Sa tâche est déjà bien compliquée déjà. Elle doit faire face à un environnement hostile et à une concurrence de plus en plus rude, notamment avec le début des éliminatoires du Mondial. On a eu un petit aperçu de ce qui l’attend, à l’occasion du match contre la Zambie. Un arbitrage partial et tendancieux à la limite du supportable. Nos dirigeants devront plutôt se pencher sur ce problème et œuvrer pour qu’à l’avenir l’équipe nationale ne soit plus victime de ces injustices flagrantes.

Ali Nezlioui