EN: Delort, le pari risqué de Belmadi    

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Photo L'Echo d'Algérie@Fateh Guidoum

 

Le début de la 32e édition de la Coupe d’Afrique des nations prévue en Egypte approche à grands pas. Plus que quelques jours en effet nous séparent du grand rendez-vous footballistique panafricain dont lequel l’équipe nationale aspire jouer les premiers rôles.

C’est du moins, ce qui ressort des déclarations du coach, ainsi que celles des cadres de l’équipe comme Feghouli ou encore Mahrez dans lesquelles ils confirment leurs grandes ambitions dans cette compétition. En tout cas, tout le monde a promis de se donner à fond pour contenter les milliers de fans de l’EN et pourquoi pas aller au bout de l’aventure et ramener le trophée, même si nos joueurs sont conscients de la difficulté de la tâche qui les attend face aux ténors du Continent. Cela dit, on ne va pas se mentir, l’Algérie n’est pas franchement classée par les spécialistes parmi les favoris en puissance pour remporter le titre. Elle se trouve néanmoins dans le lot des équipes ayant un gros potentiel, capables de tenir la dragée haute et défier n’importe quel adversaire. Un outsider aux dents longues en somme qui a besoin d’un petit coup du sort ou des circonstances favorables pour se distinguer. Le facteur chance peut en effet jouer un grand rôle dans le parcours des Verts, même s’il ne sera pas déterminant ou décisif. On ne devient pas champion, si on ne possède pas un groupe solide, homogène et performant. Les Verts avec leurs stars évoluant dans des grands clubs ou tout au moins respectables, ne nourrissent des complexes par rapport à leurs concurrents. De nombreux joueurs comme Mahrez, Feghouli, Bensebaini ou encore Bounedjah ont été sacrés, cette saison, avec leurs équipes respectifs et arrivent à cette CAN avec un moral au beau fixe et une confiance inébranlable. Seulement les derniers jours de préparation de l’équipe nationale ont été quelque peu perturbés par l’incartade de Haris Belkebla, mais pas seulement. La dernière prestation en amical de l’équipe face à la modeste formation du Burundi et qui s’est soldée par un nul (1 -1), a semé le doute chez les supporters. Au lendemain de cette rencontre, Djamel Belmadi a dû intervenir dans une courte vidéo dans laquelle il a essayé de les rassurer en s’efforçant de parler en arabe et d’expliquer que ce n’était juste qu’un match amical. Il a en outre insisté sur le fait que son équipe est en pleine préparation. Une intervention à travers laquelle il espère ramener la sérénité au groupe et aussi convaincre les fans de rester derrière leur équipe. Toutefois, la rencontre contre le Burundi lui a rappelé qu’il reste beaucoup de boulot à faire pour espérer être à la hauteur de la mission et de l’objectif qu’il s’est assigné. Ce qui explique probablement la sélection surprise d’Andy Delort à la place de Belkebla. Ce dernier devrait être remplacé par un joueur du milieu de terrain, Mohamed Benkhemessa en l’occurrence. Finalement, le coach national a choisi, contre toute attente, de renforcer le compartiment offensif en appelant le buteur de Montpellier. Du coup, son effectif est doté désormais de trois attaquants de pointe, si l’on compte Bounedjah et Slimani. Il semblerait néanmoins que ce dernier n’est pas au point physiquement pour pouvoir disputer une compétition d’une telle envergure. L’on comprend dès lors pourquoi Delort, dont c’est la première sélection avec les Verts, a été appelé à la rescousse. Le joueur n’a aucune expérience sur le plan africain et ne s’est jamais entrainé avec ses nouveaux coéquipiers avant son arrivée à Doha. Malgré cela, Belmadi a pris le risque de le sélectionner, car ayant certainement constaté les manques en attaque de son équipe.Cela dit, le deuxième et dernier match de préparation, prévue ce dimanche, contre le Mali, nous renseignera davantage sur les intentions du sélectionneur national qui visiblement n’a pas été convaincu du rendement de ses capés contre le Burundi.

Ali Nezlioui