EN: Djamel Belmadi : « Le choix du Burundi et du Mali n’est pas fortuit »

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L’équipe nationale a entamé ce samedi sa deuxième phase de préparation à Doha, en prévision de la CAN, après l’avoir débutée à Sidi Moussa le 3 juin. Une première partie consacrée essentiellement à l’aspect physique.

Au Qatar, Djamel Belmadi axera son travail sur le côté technico-tactique en apportant les dernières retouches à son groupe avant de rejoindre le Caire. Le volet psychologique, important à l’approche d’une compétition de cette envergure, sera également sérieusement pris en charge. Il peut éventuellement faire la différence face à des sélections d’égale valeur.Hier lundi, le coach national a animé une conférence de presse au lieu du regroupement des Verts. Il est revenu sur les conditions du stage qu’il juge satisfaisantes jusque-là, même s’il déplore quelque peu la chaleur qui règne actuellement à Doha et à laquelle visiblement, ses joueurs ne s’attendaient pas en cette période. « Ils ont remarqué la différence de température entre Sidi Moussa et ici, dès leur arrivée à l’aéroport. Il est vrai qu’il fait assez chaud à Doha, mais le taux d’humidité est supportable. Cela dit, la première séance d’entrainement s’est bien déroulée, les joueurs étaient bien en jambes et c’est le plus important », précise le coach. Evoquant, le Burundi, l’adversaire de ce soir en match amical, le sélectionneur a rappelé son jeu similaire à celui du Kenya. C’est pour cette raison d’ailleurs qu’il a été choisi pour donner la réplique à l’équipe nationale. « C’est une équipe qui défend bien, elle n’encaisse pas beaucoup de buts Elle arrive à gagner ses matches par un but d’écart, elle n’en marque pas des tonnes non plus », décortique le coach avant de parler de son groupe qu’il estime connaitre bien. « Il a été choisi après mûre réflexion. L’idée n’est pas de faire beaucoup de roulements, il s’agit de préparer le match du Kenya. L’on ne peut pas dire que l’équipe va être la même sur les deux matches amicaux à venir. Je ne ferai pas beaucoup de roulements. Cependant, il n’y aura pas un grand bouleversement pour autant. Peut-être on va plus travailler sur l’aspect tactique qui va changer en fonction de l’adversaire, partant du principe que l’équipe du Burundi ressemble à celle du Kenya, alors que le jeu du Mali se rapproche celui du Sénégal. Il y aura deux approches du match différentes», analyse-t-il. Par ailleurs, Belmadi attend l’émergence de nouveaux joueurs au sein de la sélection comme Boudaoui, mais aussi Ounas et Bennacer. Il attend seulement à ce que ça aille vite, car « Chaque match de l’équipe nationale est un match à enjeu », dira-t-il. En sélection, il est vrai qu’on est moins patient avec les joueurs qu’on pourrait l’être en club.Enfin, Belmadi a tenu à revenir sur le cas Atal qui n’en est pas un à vrai dire. Il dénonce cette campagne de dénigrement qui vise le joueur de l’OGC Nice. « Franchement, je ne comprends pas pourquoi on veut le trainer dans la boue en comportant ces fausses informations. On avait annoncé la mort de son père, ensuite on veut lui coller une affaire de mœurs, alors qu’il n’y a rien de vrai dans tout cela. Atal est un joueur exemplaire en sur et en dehors du terrain, un fils de bonne famille. Ce n’est pas un gars à problème, loin de là. On devrait au contraire être fier de son parcours en étant l’un des meilleurs latéraux du championnat de France. Je ne sais pas pourquoi on a fait circuler ce genre de rumeur infondée en choisissant aussi le timing », s’interroge Belmadi l’air complètement dépité.

Ali Nezlioui