EN: Et si les fans des Verts faisaient la différence…

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Au moment où le Ministre de la jeunesse et des sports, Raouf Salim Bernaoui encourage les fans de l’équipe nationale à se rendre en grand nombre en Egypte en promettant de les aider dans leur déplacement, quelles sont les chances des Verts lors de la prochaine CAN ? Pour le premier responsable du secteur, Mahrez et ses camarades « ont tous les moyens pour briller et pour aller loin durant cette CAN ».

Est-ce vraiment le cas concrètement au vu de la rude concurrence qui les attend au mois de juin prochain ? Compte tenu des forces en présence, il est évident que la bande de Djamel Belmadi ne débarquera pas en Egypte avec l’étiquette de favorite en puissance. Loin s’en faut. De nombreuses sélections la précèdent dans la hiérarchie des potentiels vainqueurs du trophée. Il y a entre autres le pays hôte, l’Egypte, le Sénégal, notre principal adversaire durant le premier tour, le Maroc, la Côte d’Ivoire, le Ghana ou encore le tenant du titre le Cameroun. Mais le football nous a appris à se méfier des pronostics, spécialement dans ce genre de tournois où de nombreux facteurs entrent en jeu, parfois exogènes à la valeur réelle des équipes. Nous voulons pour exemple, la dernière victoire de la France en Coupe du monde. Certes, les Bleus faisaient partie des outsiders du dernier Mondial, mais les observateurs ne les donnaient comme des potentiels vainqueurs du tournoi. Même les journalistes français, pourtant réputés un peu pour leur chauvinisme, ne voyaient pas leur sélection aller au bout, notamment après la piètre prestation de leur équipe au premier tour. La gloire incertitude du sport nous pousse à rester prudent et réservé. En fait, dans ce genre d’empoignades, le coach qui domine le mieux son groupe, aura de grandes chances de remporter le titre. Certes, la valeur de l’équipe sur le plan technico-tactique est un atout important, mais parfois il peut s’avérer insuffisant si l’on ne maitrise pas les autres facteurs et paramètres ayant trait à la compétition. L’ambiance au sein du groupe, la complicité entre les joueurs sur et en dehors du terrain, l’équilibre et la cohésion au niveau de l’équipe et parfois même la chance, sont également déterminants. Dans ce registre toutes les sélections partent à chances égales. C’est à l’entraineur le plus malin et le plus assidu à faire la différence.C’est pour cette raison que l’on n’enterre pas les espoirs algériens en Egypte. En sa qualité d’outsider, elle peut déjouer tous les pronostics. Elle en a les moyens. L’on comprend dès les derniers propos du coach national qui a déclaré qu’il ira en Egypte « pour gagner la CAN », tout en sachant que sa sélection n’est pas la plus forte sur le papier. Il est peut-être convaincu de ses capacités de rassembleur en mesure de former un groupe homogène et solidaire à même de tenir tête à n’importe quel adversaire. La présence en masse des supporters algériens est un atout supplémentaire qui pourrait donner des ailes à nos joueurs dans les moments cruciaux. l’on se souvient tous d’Omdourman où les Verts ont vaincu un adversaire beaucoup plus fort qu’eux, grâce au formidable public qui les a accompagné au Soudan. Alors pourquoi ne pas refaire le même coup chez les Pharaons?

Ali Nezlioui