Entrepreneuriat: Dégel de tous les projets d’extension d’activité

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Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tidjani Hassan Haddam, a annoncé, hier à Alger, le dégel de tous les projets d’extension d’activité des micro-entreprises créées dans le cadre de l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ) et de la Caisse nationale d’assurance-chômage (CNAC).

Accompagné de la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Ghania Eddalia, le ministre qui présidait une rencontre sur l’entrepreneuriat a indiqué que «tous les projets d’extension d’activité des micro-entreprises créées, au niveau national, dans le cadre de l’ANSEJ et de la CNAC ont été dégelés en réponse aux demandes formulées par certains jeunes chefs de micro-entreprises, désirant étendre leurs activités». Dans ce cadre, le ministre a rappelé la création de plus de 500 000 micro-entreprises dans le cadre des deux dispositifs suscités, et plus de 1 200 000 emplois». Il a estimé, par ailleurs, que les start-up avaient «une valeur économique ajoutée», d’autant qu’elles commercialisent «de nouveaux produits et services concurrentiels qui ont permis de créer de nouveaux postes d’emploi, à même de contribuer à l’absorption du chômage», ajoutant que l’Etat œuvrait à encourager la main d’œuvre en la matière à travers «l’investissement en les compétences de jeunes dans tous les domaines, notamment les industries techniques et les logiciels innovants». Dans le même ordre d’idées, Haddam a estimé que les start-up étaient devenues «une locomotive de développement» dans le cadre de «l’encouragement de l’initiative et l’émergence de leur rôle comme outil efficace de développement du tissu socioéconomique», mettant en avant la nécessité d’instaurer un climat favorable au développement des start-up en vue de se mettre au diapason des développements économiques effrénés, à travers «la création des réseaux de soutien et de partenariat afin de les aider à développer des projets et à leur fournir des connaissances et des expériences nécessaires à leur viabilité». Ainsi, le gouvernement a pris une série de mesures incitatives susceptibles de «favoriser la création d’un plus grand nombre de start-up en vue de renforcer leur rôle dans le développement socioéconomique», a déclaré Haddam qui a ajouté que le secteur œuvrait à «l’élaboration et la mise en œuvre des programmes en faveur de ces entreprises et leur accompagnement conformément à des règles opérationnelles ainsi qu’à la mobilisation de tous les services concernés». De son côté,  Eddalia a affirmé que le nombre de bénéficiaires du dispositif du microcrédit s’élève à plus de 889 000, avec une enveloppe financière globale de plus de 58 milliards de dinars, ayant permis la création d’un million de postes d’emploi dans différents secteurs d’activité. Outre les femmes au foyer et les personnes aux besoins spécifiques, ce dispositif a accordé l’opportunité aux diplômés universitaires et ceux des établissements de formation, a-t-elle expliqué. A l’horizon 2020, l’Agence nationale de gestion du microcrédit (ANGEM) compte financer et accompagner plus de 30 000 micro-activités de même qu’elle a lancé son portail électronique pour raccourcir les distances et faciliter les procédures aux jeunes demandeurs de microcrédits, a fait savoir la ministre. A cette occasion, Eddalia a rappelé la procédure relative à la mise en place du programme des locaux à la portée des projets et des entrepreneurs bénéficiaires des dispositifs d’aide à la micro-entreprise en vue d’accompagner les porteurs de projets opérant dans le domaine de l’entrepreneuriat.

Par ailleurs, cette rencontre a été marquée par la conclusion d’une convention entre l’ANSEJ et la CNAC relevant du secteur du travail, et l’Agence de développement social (ADS) relevant du ministère de la Solidarité nationale et ce pour coordonner les efforts visant à renforcer l’accompagnement destiné aux jeunes porteurs de projets.

Moussa O.