EN:Une année 2019 à marquer d’une pierre blanche

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L’année civile 2019 tire à sa fin. Une année de grâce pour les Verts au cours de laquelle ils ont remporté la CAN, le plus beau trophée africain. Une épreuve qui les fuyait depuis plus d’un quart de siècle, 29 ans plus précisément.

Une éternité pour les fans algériens qui commençaient vraiment à désespérer. La bande de Djamel Belmadi l’a fait de surcroît en terre hostile, ce qui rend sa consécration encore plus savoureuse. C’est pour cette raison que 2019 doit être marquée d’une pierre blanche et restera à coup sûr dans la postérité pour notre football. Une année charnière aussi qui ouvre des perspectives auxquelles on n’osait pas rêver il y a quelques mois seulement. Suite à ses dernières performances, l’équipe nationale a changé complètement de statut. De simple faire-valoir, elle s’est mue en grosse cylindrée qui carbure à plein régime, grâce, notamment, à une confiance retrouvée et la dynamique d’un groupe qui s’est enfin réconcilié avec lui-même. La cohésion, créée par le coach, l’a soudé, ce qui fait à présent sa force. Des qualités qu’il faudra fructifier lors des prochaines échéances qui s’annoncent passionnantes et palpitantes. On aura déjà un aperçu de ce qui attend Mahrez et ses camarades dès le mois prochaine avec la tenue du tirage au sort du second tour des éliminatoires de la Coupe du monde 2022, prévu le 21 janvier 2020 (18h algériennes) au Caire en Egypte. Un tirage dans lequel les Verts hériteront certainement du statut de tête de série. Ce qui leur éviterait d’affronter des grosses sélections comme le Sénégal, l’Egypte, le Nigeria, le Maroc, la Tunisie ou encore le Cameroun. Pour rappel, ce tirage concerne les 40 nations africaines qualifiées à ce tour. Elles seront réparties en 10 groupes de quatre équipes chacun. Elles disputeront un mini-championnat à l’issue duquel le premier de chaque poule sera qualifié à un dernier tour barrage en aller et retour décisif pour aller au Mondial. La phase des poules débutera le mois de mars prochain et s’étalera jusqu’au mois d’octobre 2021. Si l’on sort indemne de cette phase des groupes qui pourrait être piégeuse, il faudra alors s’attaquer au challenge suprême, celui du match barrage en aller retour, probablement contre une sélection de grosse pointure. Ce sera alors l’explication ultime. Une sacré parcours semé d’embûches sachant que l’équipe nationale sera désormais attendue par tous ses adversaires plus que par le passé. Un nouveau rang de champion d’Afrique et un statut de favori qu’il faudra défendre et conforter. D’autant que de nombreux observateurs n’hésitent pas à classer l’EN parmi les équipes pouvant créer la surprise lors du prochain Mondial en atteignant un stade avancé de la compétition. Le rêve à peine caché par Djamel Belmadi est de passer le cap des huitièmes et pourquoi pas aller jusqu’en demi-finales. Mais il ne faut surtout pas brûler les étapes, car déjà la qualification n’est pas une mince affaire. Loin s’en faut. Il s’agit avant tout de préserver ce groupe et cette dynamique en gardant les pieds sur terre. Aucune équipe n’est à l’abri d’une défaillance. Les blessures comme celle que vient de subir Atal avec son club, sont là pour nous le rappeler. Le latéral de poche des Verts sera sur le flanc durant plusieurs mois. L’on parle même de la fin de saison pour lui. Une longue période d’indisponibilité qui risque de lui porter préjudice. Espérons seulement qu’il sera apte lorsque l’équipe aura besoin de ses services. Comme pour la plupart des autres tauliers de la sélection. Le football nous a appris que la vérité de la veille n’est jamais celle du lendemain. Le travail, la concentration et l’humilité sont les clés de la réussite, il ne faudra jamais les perdre de vue. C’est notre crédo pour la nouvelle année qui frappe à nos portes.

Ali Nezlioui