Équipe nationale:  La suite ne sera que plus belle

0
215

 

 

Une jolie pichenette de Belaïli à la conclusion d’une superbe action juste avant la fin de la 1ère demi-heure de jeu (24e) permet aux «Verts» d’ouvrir le score et de prendre l’avantage au tableau d’affichage.

Une action de toute beauté avant que Mahrez, sur un modèle de contrôle ne double la mise au retour des vestiaires et fasse le break (57e), suivi de Ounes (83e) qui enfonce le clou et tue le match. Permet aux siens de faire respecter la hiérarchie. Le panache, le talent et l’envie ont permis de faire la différence. De faire tout simplement le boulot avec l’art et la manière. L’aventure et le rêve qui continuent.

Talent, discipline et solidarité

Les «Verts» ont finalement tenu leur rang en réalisant, en toute logique, l’essentiel face à une sélection guinéenne qui espérait, avant le coup d’envoi, rééditer les exploits du Bénin et de l’Afrique du Sud qui créeront, à 24 heures d’intervalle, deux véritables sensations en montrant la porte de sortie respectivement au Maroc et au pays hôte, l’Egypte, l’élimination de cette dernière ayant eu l’effet d’un véritable séisme dans un pays préparé à l’avance à la victoire finale. Les Algériens, avertis par les deux magistraux pieds de nez à la logique qui ont marqué ces 8emes de finales, et maîtrisant parfaitement leur sujet, ont pris finalement la mesure d’un «Sily National» bien dans son rôle d’outsider, en alliant le mental et le réalisme qui leur permettent de passer sans encombre ce 1er test à élimination directe que leur public appréhendait beaucoup en raison de ses côtés imprévisibles, les mésaventures qu’ont connues les «Lions de l’Atlas» et les «Pharaons», rarement à leur avantage depuis le début d’un tournoi tournant au fiasco, ayant été pris en compte. Solides et solidaires, mentalement au point et bien avertis, tout de sang froid, Mahrez et ses camarades, et face à un adversaire difficile à manier, n’ont pas mis longtemps pour dissiper les appréhensions. Les poulains de Belmadi, qui ont à nouveau montré du caractère et cette personnalité qui leur a permis de dominer de la tête et des pieds leurs adversaires du 1er tour, ne tarderont d’ailleurs pas à tuer tout suspense dès la 24e mn par l’inévitable Belaïli qui trompe la vigilance de Koné d’un plat du excentré bien placé ,à l’arrivée d’un joli mouvement offensif. Une occasion aussi simple que limpide d’opportunisme qui verra Bounedjah, après un relais avec le même Belaili, délivrer à ce dernier une passe décisive de toute beauté. Et but et conclusion d’une 1ère demi-heure largement dominée ! Rassurés et en confiance, les «Fennecs» dominent en ne laissant que très peu d’espaces et d’initiatives à des Guinéens qui tenteront quelques escarmouches sans réel mordant.

Surtout que Mahrez (57e), grâce à un excellent travail sur le flanc gauche de Bennacer qui renverse le jeu du côté droit, le Citizen, auteur d’un contrôle (un modèle du genre) à l’entrée de la surface, s’ouvre une fenêtre de tir qu’il exploite d’un tir ajusté du gauche avant que Ounas, en remplaçant de luxe, ne valorise l’échappée belle de Attal et un centre admirable en 1ère intention, en mystifiant imparablement et à bout portant, du plat du pied le dernier rempart adverse.

La suite ne sera que plus belle

La messe est dite, les jeux faits. Et c’est tout naturellement qu’ils quitteront, heureux et sous les applaudissements nourris de leurs fidèles supporters qui ont fait le déplacement en nombres considérables (ils étaient quelques 4 à 5 mille à les porter, et ils n’avaient pas tort, toutes gorges déployées) la pelouse. Fiers d’avoir rendu une belle copie et de continuer l’aventure au détour d’un match-piège, âpre mais négocié comme des grands. Avec application et sérieux et gérant plutôt bien leur affaire.Et, surtout, le ciel qui se dégage (un signe du destin que cette élimination précoce du pays hôte que le sort leur réservait pour les demi-finales, se serait-il retourné en leur faveur ?) même s’ils héritent de la partie du tableau la plus relevée avec, notamment, de véritables os nommés Côte d’ivoire et Nigeria (le Cameroun, champion sortant, évincé par ce dernier la veille dans une rencontre à rebondissements) sur la route du sacre. Jeudi prochain (11 juillet, 17h00, à Suez), et en favoris maintenant confirmés, les «Guerriers du Sahara» iront défier le vainqueur de Côte d’Ivoire- Mali dans une explication qui ne manquera pas de piquant et comptent sur M’Bolhi et sa défense qui alignent un 4e «cleen-sheet» de suite, ainsi que sur leur rusé coach, Belmadi, pour trouver les solutions, comme celles qui leur ont permis de suivre sans encombres leur route, et s’offrir un ticket pour le carré d’as. En attendant, ils savent ce qu’il leur reste à faire pour rendre encore plus heureux leurs fidèles fans.

Bessa N