Équiper un million de véhicules en kit GPL à l’horizon 2023: L’État mobilise tous les moyens

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Le ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab, a affirmé, hier à Alger, que «l’État avait mobilisé tous les moyens pour équiper, à l’horizon 2023, un million de véhicules en kit de gaz de pétrole liquéfié (GPL).» «Tous les moyens ont été mobilisés pour la réalisation de 1000 stations-service équipées en GPL, ainsi que plusieurs structures et centres spécialisés dans l’installation des kit GPL à travers tout le territoire national», a indiqué le ministre à l’ouverture d’un séminaire national sur le développement et la promotion du «Sirghaz» (GPL/c).

Les travaux sont à pied d’œuvre pour multiplier le nombre des points de vente «Sirghaz» au niveau des stations relevant de Naftal, selon le ministre. À ce propos, le premier responsable du secteur a fait savoir que le développement de l’utilisation du «Sirghaz» en tant que carburant constituait un «enjeu stratégique» à moyen et long termes, au regard de ses avantages pour l’économie nationale et l’environnement. À cet effet, le Gouvernement a accordé une subvention financière allant jusqu’à 50% du coût d’acquisition, en vue d’encourager les propriétaires de véhicules publics et particuliers, ainsi que les taxis à recourir au GPL. Aussi, des avantages et des facilitations ont été accordés pour la promotion de l’utilisation du Sirghaz dont l’exemption de véhicules GPL de la vignette-auto.

Par ailleurs, Arkab a évoqué le mémorandum de coopération, signé avec le secteur des Transports et des Travaux publics à même de donner un élan à «la transition énergétique» à laquelle aspire l’Algérie et poursuivre les efforts pour la rationalisation de la consommation nationale de l’énergie à travers la promotion du GPL et du Gaz naturel compressé (GNC). Il a fait savoir que le cahier des charges fait obligation à chaque investisseur désirant réaliser une station-service de proposer un projet intégré englobant l’approvisionnement en GPL et garantir les moyens nécessaires à l’inspection et l’entretien des véhicules fonctionnant au GPL. Outre, la contribution efficace du secteur de l’Industrie et des Mines, à travers le contrôle strict par les ingénieurs des mines de tous les véhicules équipés en kit Sirghaz et la lutte contre les pratiques frauduleuses en matière d’équipement des véhicules, le ministre a plaidé pour une meilleure formation des jeunes désirant exercer ce métier. Arkab a mis en avant le rôle de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej) et de l’Agence nationale du micro-crédit (Angem, ayant permis la création de micro-entreprises opérant spécialisées dans l’équipement de véhicules en kit Sirghaz. Lors de l’ouverture du séminaire, il a été procédé à la projection de deux documentaires sur la conversion des véhicules au Sirghaz et les mesures de sécurité à respecter, outre, la transmission par visioconférence des travaux de ce séminaire à toutes les directions «Naftal» réparties sur le territoire national. «L’Algérie est parvenue à une capacité de conversion de 2000 véhicules/mois en GPLc» L’Algérie est parvenue à une capacité de conversion en gaz de pétrole liquéfié carburant (GPLc) de 2000 véhicules par mois, contre 2000 par an en 2015, a indiqué, hier, à Alger, le PDG de «Naftal», Belkacem Harchaoui. S’exprimant lors d’un séminaire sur la promotion de «Sirghaz», organisé par la Société nationale de commercialisation et de distribution de produits pétroliers «Naftal», Harchaoui a précisé que ces résultats ont été rendus possibles grâce à l’augmentation du nombre des centres de conversion qui a atteint actuellement 150 centres publics et privés. «Naftal» a réussi ainsi à augmenter le nombre de ses centres de 25 centres en 2015, à 50 centres actuellement. À cela s’ajoute une centaine de centres agréés relevant du secteur privé, a-t-il relevé. «Les efforts fournis jusqu’à aujourd’hui par Naftal constituent un pas en avant», a-t-il souligné, précisant que d’ici 2023, un million de véhicules seront équipés de kit «GPLc», ce qui permettra de hisser la consommation nationale de ce carburant à un million de tonnes. Pour atteindre les objectifs fixés, «Naftal» a entrepris des négociations avec un opérateur économique étranger pour un nouer un partenariat consistant à fabriquer en Algérie les kits du «GPLc», a fait savoir le même responsable. «Nous sommes en négociation pour la fabrication en Algérie d’équipements GPLc, dans le cadre de la règle 51/49. Les pièces seront produites avec un taux d’intégration avoisinant 75%», a-t-il rappelé. Interrogé par la presse sur les risques liés à l’utilisation du «GPLc», Harchaoui a répondu que «Naftal a mis en place des dispositions pour le contrôle avant et après le remplissage du réservoir au niveau des stations-service.» «Désormais, nous invitons les passagers des véhicules à descendre de leur véhicule lors du remplissage du carburant. Un contrôle est effectué sur place pour que le véhicule quitte la station-service en étant sécurisé», a-t-il expliqué. «Présent à cette rencontre, le directeur de la commercialisation à «Naftal», Mustapha Nouri, a fait savoir que des prototypes de véhicules hybrides Diesel-GPLc ont été mis en circulation dans le cadre du développement futur de cette solution au niveau national.» Cela permettra de réduire de 35% la consommation du diesel, ce qui réduira les émissions polluantes au même taux», a-t-il indiqué. Les quantités de GPLc fournies entre 2017 et 2018 ont augmenté de 58% Les quantités de gaz de pétrole liquéfié carburant (GPLc) fournies à la Société nationale de commercialisation et de distribution de produits pétroliers «Naftal» ont augmenté de 58% entre 2017 et 2018, a indiqué, hier, à Alger, le PDG de Sonatrach, Kamel Eddine Chikhi. Dans une déclaration à la presse en marge d’un séminaire sur la promotion de «Sirghaz», Chikhi a expliqué que la compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach avait enregistré une augmentation de 58% des quantités de «GPLc» qu’elle a fournies à «Naftal», entre 2017 et 2018, pour répondre à la hausse de la demande du parc mobile national. Il a, dans ce contexte, affirmé que Sonatrach possédait d’«importantes capacités en matière de production de GPLc, précisant que la production nationale était estimée à 9 millions de tonnes, dont une partie est destinée à l’exportation. «Nous avons des capacités de production importantes. Nous commercialisons à Naftal près de 400 000 t/an», a-t-il dit, soulignant l’intérêt du développement du carburant à base de «GPLc» dans le but de protéger l’environnement et réduire la facture d’importation des carburants classiques (gasoil et essence). Concernant les risques liés à l’utilisation du «GPLc», Chikhi a assuré que «Naftal» avait pris les dispositions nécessaires pour que la consommation de ce carburant soit complétement sûre.

Selon lui, les rares incidents survenus sur des véhicules roulants au «GPLc» sont dus soit «au facteur humain ou à un défaut de maintenance». «Certains cas montrent aussi des manipulations de maintenance au niveau de centres non agréés», a-t-il ajouté.

Moussa O. /Ag.