FAF: La course à la présidence a déjà commencé !

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Moins d’un an nous sépare de l’AG élective de la FAF à laquelle, Kheireddine Zetchi, le président actuel, ne devrait pas se représenter pour un nouveau mandat.

Il a néanmoins le temps de changer d’avis, c’est même fréquent chez nos dirigeants. Ce n’est pas tant le désir de briguer de nouveau le poste de président, qui lui manque, mais sachant qu’il n’a pas vraiment l’aval des hautes autorités du pays ni leur estime, il préfère se retirer sur la pointe des pieds. S’il s’entête à les défier, il en sortira perdant sur tous les plans. Cela dit, la situation n’est pas figée pour autant, il peut y avoir des rebondissements dans les mois à venir. Du coup, aucune hypothèse ne peut être écartée, même celle de voir Zetchi succéder à lui-même. En attendant, des candidats fourbent leurs armes en coulisses en attendant l’heure propice pour s’annoncer. Il peut se passer encore beaucoup temps avant que les prétendants n’affichent leurs intentions publiquement. Pour le moment, tout le monde avance caché, en sondant le terrain et les tendances actuelles. Mais les élections, ça se prépare en amont, nul doute que les conciliabules et autres alliances ont déjà commencé, même si c’est d’une manière informelle. L’on peut d’ores et déjà spéculer sur certaines personnalités sportives dont la candidature potentielle est citée dans les alcôves loin des regards. Plusieurs clans se disputeront sans doute le fauteuil tant convoité duquel Zetchi est sur le point d’être éjecté. Son vice-président, Amar Bahloul, pourrait néanmoins prendre le relais pour assurer «la continuité», même s’il manque un peu de charisme. Mais ce n’est pas rédhibitoire pour autant. Il est en tout cas le candidat le plus indiqué de l’actuel Bureau fédéral, en cas évidemment du retrait définitif de Kheireddine Zetchi. Dans le camp de l’ancienne équipe qui travaille activement dans les coulisses pour reprendre le pouvoir, on misera certainement sur un homme rompu aux affaires du football. Il est peu probable néanmoins que l’ex-président Mohamed Raouraoua se mette de nouveau au-devant de la scène. Il déléguera certainement l’un de ses hommes de confiance. L’on pense surtout à Mahfoud Kerbadj. L’ancien patron de la LNF a les «qualités» requises pour venir chambouler l’ordre établi. Il sera un prétendant sérieux dans la course à la présidence. Mais la concurrence s’annonce rude, notamment avec son successeur à la Ligue, Abdelkrim Medouar. Ce dernier, même s’il ne l’avoue pas, a déjà entamé sa tournée. Sa dernière virée à l’Ouest, à l’Est, puis au Centre a été considérée par les observateurs comme le point de départ de sa campagne. Medouar veut s’imposer comme le choix naturel de la base, notamment les clubs de la Ligue 1 et de la Ligue 2. Tout ce beau monde auquel il faudra probablement ajouter quelques lièvres sera attendu à se prononcer dans les semaines à venir. Il n’est pas dit qu’ils se présenteront tous aux élections. Cela dépend de plusieurs paramètres, dont la plus importante est sans doute leur degré de popularité auprès des électeurs. Il se peut aussi que les pouvoirs publics nous sortent de leur chapeau un candidat surprise. C’est déjà vu.

Ali Nezlioui