FAF: La préparation de la nouvelle saison est déjà très en retard !

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Pas de nouvelle, bonne nouvelle pour la FAF. En effet, les observateurs attendaient une réaction de la part des pouvoirs publics, par le biais du ministère de la Jeunesse et des Sports, concernant le verdict du championnat rendu mercredi par le bureau fédéral de la Fédération, il semblerait qu’il n’y aura rien !

Du moins rien qui s’opposerait au résultat de la consultation écrite lancée par la FAF et validée ensuite par son BF.  Le CRB sacré champion, une accession de 4 équipes en Ligue 1 confirmée et pas de relégation. Visiblement les hautes autorités du pays ont privilégié le côté social, la tranquilité et l’intérêt général au détriment des lois et règlements, comme c’est souvent le cas quand la politique se mêle du football. On le soupçonnait déjà à la veille de la tenue de la Réunion du bureau fédéral, lorsque le ministre de la Jeunesse et des Sports, Sid Ali Khaldi, avait déclaré que «le bureau fédéral est le seul organe habilité à décider du sort de la saison en cours, conformément à l’article 82 des statuts de la FAF. Je saisis cette occasion pour lui demander de mettre l’intérêt suprême du pays au-dessus de toutes autres considérations et de faire preuve d’un sens de responsabilités, de sagesse et de raison». Un discours qui tranche avec le ton menaçant tenu quelques jours auparavant à l’encontre de la FAF. Ce n’est pas néanmoins sûr que Zetchi et son équipe en sortent grandis de cette affaire. Peut-être que c’est un compromis trouvé et que les jours de Kheireddine Zetchi à la tête de la FAF, sont comptés. Si cela se confirme, son lègue ne sera pas facile à gérer. Son successeur aura certainement beaucoup de mal à remettre les choses en place, notamment dans un contexte difficile où les interventions et les ingérences sont monnaies courantes. Le dossier le plus délicat  à administrer est certainement celui du système de compétition rendu complexe suite à la montée de 4 équipes parmi l’élite. La Ligue 2 n’est pas en reste avec l’instauration de deux groupes de 18 équipes chacun. Il va falloir faire le tri pour réduire leur nombre, ce qui n’est pas une mince affaire. Ce sera même un cadeau empoisonné. Privilégier la paix sociale sur la réalité du terrain est un signe évident de décadence et le résultat d’une fuite en avant aux conséquences fâcheuses. Une manière de résoudre un problème par un autre problème encore plus grand. Le mois d’août est déjà entamé et l’on ne sait toujours pas quand les clubs vont reprendre les entraînements. Il y a comme unefatalité qui s’installe à cause de la pandémie de la Covid-19. Les acteurs du football se complaisent dans l’inertie et l’immobilisme qui n’augurent rien de bon. Sachant que la saison prochaine, il y aura un championnat à 20 clubs, il va falloir se bouger pour au moins établir un calendrier qui puisse tenir la route. A cette allure, la compétition ne pourra pas débuter avant le mois d’octobre, voire plus. Il est temps de sortir de cette léthargie, car c’est une véritable course contre la montre qui est engagée. A moins que l’on veuille décréter le champion une nouvelle fois derrière un bureau et non sur le terrain…

Ali Nezlioui