FAF: Le BF sollicite l’aide de l’Etat pour affronter Mellal !

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La FAF a publié, hier, sur son site officiel un communiqué lamentable dans lequel elle se plaint des attaques du président de la JSK,Cherif Mellal, auprès des pouvoirs publics. Elle les exhorte à «mettre fin aux agissements de ce genre de dirigeants qui entretiennent la polémique et la division au sein de la famille du football national».

Ce communiqué est un aveu d’impuissance et la preuve que la plus haute instance du football du pays ne contrôle et ne décide plus de rien. Elle n’est plus en mesure d’assumer ses responsabilités ou d’affronter l’adversité sans recourir aux autorités. Son bureau fédéral se réunit pour dénoncer et se plaindre, car il manque cruellement d’autorité et de crédibilité. «Le bureau Fédéral de la Fédération algérienne de football, réuni le mardi 8 septembre 2020, a tenu à dénoncer énergiquement le comportement et les attaques verbales du président suspendu de la JS Kabylie qui ne rate aucune occasion pour dénigrer ses membres et défier toutes les instances du football et même les autorités publiques», se lamente la Fédération sans prendre la moindre décision concernant le président de la JSK qui, faut-il le rappeler, n’est pas allé de main morte pour critiquer la gestion de la FAF, proférant de graves accusations à l’encontre de ses membres. Ce n’est pas la première fois que Cherif Mellal s’attaque frontalement à Kheireddine Zetchi et à son équipe parfois à tort, parfois à raison, mais au moins, lui, il assume pleinement ses actes. Ce n’est pas toujours le cas des dirigeants de la Fédération ou de la Ligue qui se cachent souvent derrière les hautes autorités du pays, pour masquer leurs incompétences et leur mollesse. «Ne se contentant pas de décider unilatéralement d’entamer les entraînements de son équipe, faisant fi des décisions de l’Etat algérien qui a prorogé la date de confinement au 30 septembre 2020 et de l’interdiction de regroupements et encore moins d’entamer les entraînements en raison de la fermeture des infrastructures sportives depuis le mois de mars 2020, ce dirigeant n’a cessé d’avoir une attitude provocatrice et insultante», dénonce-t-elle pour attirer justement l’attention des pouvoirs publics, afin qu’ils interviennent en mettant un terme aux agissements de cet élément «perturbateur ».  Même s’il est accusé souvent d’être une «grosse gueule», Cherif Mellal pose néanmoins des problèmes de fond auxquels la Fédération n’a pas de réponse. Il ne faut pas sortir d’une grande école pour constater que notre football traverse une grave crise multidimensionnelle. Des problèmes d’éthique, d’organisation et de gestion. Mellal a proposé une tenue d’une tripartite (Clubs-Fédération-Ministère), pour essayer de trouver une sortie de crise. Mais ses appels incessants n’ont trouvé aucun écho. Ce mépris et cette indifférence l’ont poussé peut-être à sortir de ses gongs, même si l’on ne peut cautionner l’impétuosité de ses sorties médiatiques. N’empêche le mal de notre football est une réalité bien ancrée, il faudra bien l’affronter un jour. Mais cette Fédération n’a jamais donné l’impression de vouloir résoudre les immenses problèmes auxquels elle fait face.

Ali Nezlioui