FAF:  Le règne de Zetchi est-il menacé ?

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 Les jours de Kheireddine Zetchi à la tête de la FAF sont-ils comptés ? Des rumeurs persistantes circulent ces derniers temps annonçant en effet la démission imminente du président de la Fédération algérienne de football.

 Il n’y a jamais de fumée sans feu.  Certains pourraient se demander, à juste titre d’ailleurs, comment une chose pareille peut-elle arriver, alors que l’équipe nationale vient juste de remporter la Coupe d’Afrique des nations, après 29 ans d’attente ? Cela est contraire à la logique sportive, diriez-vous. Il faut aller chercher donc les véritables raisons de ce malaise ailleurs. Du côté du politique qui s’est tout le temps immiscé dans les affaires du sport en général et du football en particulier, spécialement quand il y a de la récupération dans l’air. Visiblement, Kheireddine Zetchi n’a pas été très « coopératif » avec les hautes instances du pays. On lui reproche de ne pas avoir voulu exécuter des ordres venus d’en-haut ! Ce qui explique d’ailleurs son absence sur la photo officielle de l’équipe nationale lors de sa réception à la présidence, par le Chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah. Ce dernier n’aurait pas non plus apprécié l’accueil que lui ont réservé les joueurs de l’EN dans leur hôtel au Caire à la veille de la finale contre le Sénégal. Il a dû attendre un bon moment pour qu’ils viennent à sa rencontre, sachant qu’il est arrivé à l’heure de la sieste. Certains l’ont même accueilli en short. Le Chef de l’Etat l’a interprété comme un manque de considération, au moment où sa légitimité et celle du Gouvernement de Bedoui est régulièrement contestée par le peuple. L’on reproche également à Zetchi d’avoir permis aux joueurs de l’équipe de fêter leur sacre avec des chants à la gloire du Hirak et du peuple qui manifeste pacifiquement chaque vendredi. Une rébellion que Zetchi devra assumer seul, car l’on ne pense pas que les joueurs ou l’entraineur Djamel Belmadi, seront inquiétés. C’est le président de la FAF qui est dans le collimateur des pouvoirs publics. Son mandat à la tête de la Fédération risque de sauter. D’ailleurs, il en est conscient. Ce qui explique son intention de démissionner. C’est du moins ce qu’il aurait confié à ses proches. Zetchi subit apparemment une grande pression actuellement. Il faut dire aussi qu’il n’a jamais fait l’unanimité autour de lui. Le fait qu’il ait été imposé à la tête de la FAF par l’ancienne « Issaba » qui était aux commandes du pays, le fragilise davantage. C’est pour cette raison que beaucoup pensent que son règne est pratiquement terminé.Reste à savoir s’il accepte de partir sans bruit. Zetchi peut compter sur le soutien des instances internationales, la Fifa en l’occurrence, en étant un élu. Personne ne peut le destituer de son poste hormis l’Assemblée générale de la FAF. Tout dépend en fait de sa capacité à résister aux pressions venues du cercle du pouvoir qui vont probablement s’accentuer dans les jours à venir. Une chose est sûre, la malaise est bien réelle, ce n’est pas une vue de l’esprit. Comment il va se développer ? On le saura dans les prochains épisodes…

Ali Nezlioui