FAF: Pas de second mandat pour Zetchi !

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S’il ne change pas d’avis dans les semaines à venir, une éventualité fréquente dans le milieu du football au demeurant, Kheireddine Zetchi ne postulera pas à un second mandat à la tête de la FAF.

C’est ce qu’il a confirmé, hier, sur les ondes de la Radio nationale Chaîne III. Invité de l’émission hebdomadaire «Football Magazine», le patron de la Fédération a réitéré son désir de quitter son poste à la fin de son mandat, prévue l’année prochaine. «Ma position n’a pas changé depuis la CAN 2019, je ne briguerai pas un nouveau mandat à la tête de la FAF. Je pense que beaucoup de bonnes choses ont été accomplies depuis que nous sommes là», a-t-il déclaré. Sa décision de ne pas se représenter est-elle pour autant une surprise ? Pas le moins du monde pour les observateurs et ceux qui suivent de près les affaires du football chez nous. Son sort semble scellé depuis la fameuse cérémonie organisée par la Présidence en l’honneur de l’équipe nationale suite à son sacre africain en Egypte et à laquelle il n’était pas convié. Ce jour-là, il avait compris qu’il était devenu indésirable au plus haut niveau de l’Etat. Ne voulant pas apparemment s’opposer à la volonté politique, il préfère se retirer de son plein gré au lieu qu’on le pousse vers la porte de la sortie. Ayant beaucoup à perdre s’il fait de la résistance, son intérêt, semble-t-il, est de quitter la table sur la pointe des pieds. Mais avant de partir, il compter finir au mieux son mandat. «Nous comptons bien finir le travail durant cette dernière année», a-t-il indiqué. Parmi les projets auxquels il tient beaucoup, en plus de la construction de nombreux centres de formation, il y a l’amendement des statuts de la FAF pour les mettre en conformité avec ceux de la Fifa. Un processus déjà bien entamé et qui devrait être adopté par les membres de l’AG de la FAF, lors de leur prochaine session. Il y a également le changement de système de compétition voté à l’unanimité en septembre 2019 par la même AG et qui devrait être effective dès la saison prochaine. Cela au moment où le MJS a envoyé une circulaire à toutes les fédérations, associations et ligues du pays, leur rappelant qu’il est «interdit durant l’année précédant une élection fédérale de changer ou modifier les statuts et les règlements intérieurs, toucher aux systèmes de compétition et disciplinaire», conformément au décret exécutif n°14-330 définissant les modalités d’organisation et de fonctionnement des fédérations sportives nationales. Mais pour Zetchi, «la circulaire ne peut avoir d’effet rétroactif sur le nouveau système de compétition». Il aura toutefois du mal à faire passer son projet d’amendement des statuts de la FAF, même s’il l’a défendu bec et ongle, hier au micro de la Chaîne III. Le bras de fer avec le MJS s’annonce comme une rude bataille, même si Zetchi nie avoir un quelconque conflit avec la tutelle. Difficile à croire dans le contexte actuel. Il n’a pas en revanche manqué de tacler l’ancien bureau de la FAF, présidé par son prédécesseur, Mohamed Raouraoua. «Ces gens-là pratiquent la politique de la terre brûlée. Ils n’arrivent pas à supporter l’idée que d’autres personnes peuvent aussi diriger le football algérien», dira-t-il à leur encontre. Par ailleurs, le président de la Fédération est toujours favorable à la reprise du championnat, même s’il a reconnu que la décision finale ne lui revient pas. «Nous sommes conscients de l’intérêt suprême de notre pays. Si demain nous sommes confrontés à une situation qui exigerait une autre solution, nous allons nous adapter», a-t-il ajouté. Enfin, Zetchi a quelque peu zappé le sujet brûlant de l’été, celui du fameux enregistrement sonore ayant ébranlé le football national et qui risque d’emporter tout le monde.

Ali Nezlioui