FAF: Quand Medouar vient à essuyer les plâtres…

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Des girouettes comme il en existe dans le milieu du football il y en a peu ou pas du tout. Suivant la direction du vent, elles n’ont aucun scrupule à faire une volte-face de 360° rien que pour se maintenir en poste.

L’on se souvient tous des attaques virulentes et les déclarations incendiaires du président de la LNF, Abdelkrim Medouar, contre son homologue de la FAF, Kheireddine Zetchi, dans lesquelles il s’opposait fermement au choix de la Fédération de recourir à la consultation écrite pour sceller le sort du championnat. Il a même accusé Zetchi de mener sa campagne électorale pour un deuxième mandat à travers cette manœuvre déloyale et illégale.  Une prise de position que l’on croyait courageuse, qui défendait tout au moins la légalité. Voilà que ce même Medouar, voyant que le vent a tourné, foule aux pieds ses principes et retourne sa veste. Dans son communiqué rendu public, hier, sanctionnant le premier jour de la réunion du Bureau fédéral, la FAF a glissé un chapitre  insidieux dans lequel  elle humilie indirectement le président de la Ligue. Le BF confirme «l’appui, par la LFP, des décisions prises par le dernier Bureau fédéral tenu en session extraordinaire le  15 juillet 2020, dont l’arrêt définitif de la saison 2019/2020 et le choix de l’option 3 consacrant les lauréats, les clubs qui accèdent, sans relégation, suite à la consultation écrite initiée par la FAF auprès de la famille du football national. Medoaur aurait même proposé «la préparation d’une cérémonie pour la remise des trophées aux clubs déclarés champions 2019/2020, en l’occurrence le CR Belouizdad (Ligue 1) et l’Olympique Médéa (Ligue 2). En l’absence d’un sponsor pour les Championnats des Ligues 1 et 2, il a même «sollicité l’aide de la FAF pour l’attribution d’une prime pour les deux clubs consacrés». La FAF, quant à elle, va étudier la faisabilité du projet. Une belle et sévère remise à l’ordre de laquelle le président de la LNF n’en sortira pas grandi. Il doit désormais faire profil bas jusqu’à nouvel ordre. Medouar doit ronger son frein et maudire ceux qui l’ont mené vers cette défaite cinglante. Il avait misé sur le MJS qui semblait vouloir tenir tête à la FAF, mais finalement le ministère, probablement sur ordre des hautes autorités du pays, a reculé pour ne pas envenimer davantage la situation déjà bien compliquée. Du coup, le président de la Ligue s’est retrouvé à essuyer les plâtres. Une posture humiliante et ridicule. Il aurait plus gagné à remettre sa démission et se retirer chez lui la tête haute. Mais ça, c’est lorsqu’on possède une dignité et un honneur à défendre. Cela ne semble pas le cas de Medouar qui va probablement laisser passer l’orage pour rebondir plus loin. Décidément, ce milieu ne finira jamais de nous étonner.

Ali Nezlioui