FAF: Un mercato exceptionnel pour les clubs sous conditions

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Lors de sa réunion périodique tenue en visioconférence ce vendredi, le Bureau fédéral de la FAF a pris deux résolutions importantes concernant la suite du championnat, mais aussi au sujet de l’épineux problème des contributions des SSPA au profit des CSA.

Ainsi, comme l’indique le communiqué du BF paru sur le site officiel de la FAF, il a été décidé «l’ouverture d’une période d’enregistrement supplémentaire du 25 au 31 janvier 2021 pour les 20 clubs professionnels de la Ligue 1». Un mercato soumis néanmoins à des conditions qui limitent considérablement la marge de manœuvre des clubs de la Ligue 1. En effet, «les mutations entre clubs algériens seront strictement interdites », précise le BF. Les équipes doivent s’y conformer et aller chercher la perle rare ailleurs, si elle est disponible ou bien lorgner les joueurs algériens évoluant à l’étranger. «Les joueurs qui n’ont pas été enregistrés dans les délais lors de la première période d’enregistrement peuvent être également qualifiés», indique le communiqué de la FAF qui ne dit pas combien de joueurs un club peut recruter pendant cette période. Il précise néanmoins que «les clubs pourront augmenter le nombre de licenciés seniors à 28 dont deux licences pour les joueurs étrangers». Est-ce à dire qu’un club ayant 24 licences actuellement peut embaucher quatre nouveaux joueurs durant cette période exceptionnelle ? Les informations qui circulent dans le milieu parlent toutefois d’une seule licence autorisée, en attendant l’ouverture  de la  seconde période d’enregistrement à la fin de la phase aller et dont la date sera communiquée aux clubs ultérieurement. On en saura davantage dans les jours à venir. Il faut savoir que cette décision a été prise suite à la pression exercée par les clubs qualifiés aux compétitions continentales qui veulent se renforcer en prévision des échéances à venir et qualifier de nouveaux joueurs pour disputer la Ligue des champions et la Coupe de la CAF. Si on n’attend la fin de la phase aller pour ouvrir le mercato, ce sera trop tard pour eux. Cela nous emmène à évoquer les privations auxquelles doivent constamment faire face nos équipes, à cause d’une réglementation restrictive et désuète. Au lieu d’accompagner les clubs en leur facilitant la tâche, les dirigeants du football leur mettent au contraire des bâtons dans les roues. Ils les infantilisent au lieu de les encourager à prendre leurs responsabilités pour devenir des clubs dignes de ce nom. L’on ne sort pas de ce cercle vicieux qui se répercute négativement sur l’attractivité de notre championnat et sur sa progression. Il est difficile dans ces conditions de se mettre au diapason des autres nations qui trustent les titres continentaux au niveau des clubs. Dans un autre registre, le Bureau fédéral de la FAF a bien fait de plafonner les contributions financières des SSPA au profit des CSA. Ainsi, celle-ci ne doit pas dépasser les «50% du budget annuel moyen des trois derniers financiers du CSA approuvé par le commissaire aux comptes et adopté par l’Assemblée générale». Cette résolution permet de régler définitivement le problème de la convention liant le club amateur CSA à la Société sportive par actions SSPA. Un document nécessaire pour les SSPA afin d’obtenir leur licence de club professionnel, faut-il le rappeler. Il n’y aura plus de chantage désormais. Une solution qui devrait arranger tout le monde au demeurant, sauf les dirigeants mal intentionnés.

Ali Nezlioui