Fête de la Victoire: Une fête célébrée  un jour de mobilisation générale réclamant le changement profond du système

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Le 57ème anniversaire de la fête de la Victoire (19 mars 1962), marquant le cessez-le-feu suite à la signature des accords d’Evian mettant fin à la guerre de libération nationale contre le colonialisme français, sera célébré cette année dans un contexte politique national particulier avec des manifestations populaires réclamant le changement profond du système.

Dans un message à l’occasion de la célébration de cette fête, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a indiqué que l’Algérie s’apprête au changement de son système de gouvernance aux différents plans politique, économique et social en organisant, dans un proche avenir, une conférence nationale inclusive de consensus avec la participation des différentes composantes de la société algérienne. Selon le président Bouteflika, la mission de cette conférence est « sensible », car c’est à elle qu’échoit la prise de décisions « importantes » à même d’assurer le bond « qualitatif » tel que revendiqué par le peuple algérien, notamment les jeunes. Il a fait état également d’une révision « profonde » de la Constitution par le biais d’un référendum, précisant que cette révision enclenchera un nouveau processus électoral qui débutera par l’élection d’un nouveau président de la République. La fête de la Victoire, célébrée le 19 mars de chaque année, constitue le couronnement d’une lutte courageuse du peuple algérien, de plus de 132 ans, contre le colonialisme français avec un lourd tribut fait de chouhada, de disparus, d’invalides, de veuves et d’orphelins, ainsi que de destruction et de ravage de milliers de villages et de hameaux à travers le territoire national. Avant la signature de ces Accords le 18 mars 1962 à l’hôtel du parc à Evian-les-Bains (Haute-Savoie, France), qui s’était traduit le lendemain (19 mars 1962) par un cessez-le-feu applicable sur tout le territoire algérien, la délégation du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), conduite par feu Krim Belkacem, avait rejeté tout au long de ces négociations, entamées le 20 mai 1961, toutes les propositions présentées par la partie française hypothéquant la souveraineté nationale ou l’intégrité territoriale du pays après son indépendance. Concernant le sort et le statut des Français d’Algérie après l’indépendance, les deux parties étaient parvenues à un accord accordant un délai de trois ans aux Français pour choisir la nationalité algérienne ou de garder leur nationalité française et être traités conformément aux lois qui régissent les étrangers en Algérie. Le porte-parole du GPRA à ces négociations, feu Réda Malek, avait indiqué que les Accords d’Evian avaient « intégralement » repris les principes fondamentaux mentionnés dans la Déclaration du 1er novembre 1954, à savoir l’intégrité du territoire, l’unité du peuple algérien et l’indépendance nationale. »Si nous avions accepté la division de l’Algérie, avec un Sahara sous contrôle français, nous aurions été confrontés très vite à une véritable guerre civile », avait-il dit. Concernant l’utilisation de la base navale de Mers-El-Kebir (Oran), il avait précisé qu’au début des négociations, les représentants de la France voulaient en faire d’elle « une enclave sous souveraineté française », ajoutant que cette option était « inacceptable » pour la délégation algérienne. « Après de longues discussions, nous nous sommes entendus sur une location, alors que Paris exigeait une durée de quatre-vingt-dix-neuf ans, une période de quinze ans a été retenue. Le contrat devait être signé après l`indépendance, mais nous avons toujours refusé de le parapher », avait-il poursuivi. Sur les dispositions des Accords permettant aux pieds noirs qui le souhaitent de rester, il avait affirmé que la délégation algérienne « avait donné

Le Président Bouteflika s’engage à une transition que réclame le peuple  avant la fin de son mandat

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika a affirmé, hier  que la Conférence nationale inclusive « qui se tiendra dans un très proche avenir, avec la participation de toutes les franges du peuple algérien, émettra des décisions cruciales à même d’opérer le bond qualitatif que réclame notre peuple ». « Notre pays s’apprête à changer son régime de gouvernance et à renouveler ses systèmes politique, économique et social à la faveur de la Conférence nationale inclusive qui se tiendra dans un très proche avenir avec la participation de toutes les franges du peuple algérien », a écrit le Président Bouteflika dans un message à l’occasion de la célébration de la fête de la Victoire qui coïncide avec le 19 mars. « La mission de cette Conférence est d’autant plus sensible, que c’est à elle que revient la tâche d’émettre des décisions cruciales, à même d’opérer le bond qualitatif que réclame notre peuple, notamment les jeunes, un bond que cristallisera une révision constitutionnelle globale et profonde, laquelle sera soumise par référendum à l’approbation du peuple », a poursuivi le chef de l’Etat ajoutant que cette « révision constitutionnelle préludera à un nouveau processus électoral qui verra l’élection d’un nouveau président ». Le chef de l’Etat a précisé que cette Conférence « aura la mission de délibérer, en toute liberté, de l’avenir socio-économique du pays, d’où l’impératif d’un consensus national sur les objectifs et les solutions. « Cette voie contribuera, inéluctablement, à faire sortir l’Algérie de sa dépendance aux hydrocarbures et aux fluctuations des cours du pétrole sur les marchés internationaux », a-t-il souligné .Le Président tout en rappelant que l’Algérie est forte d’une armée « connue pour son haut niveau de professionnalisme et ses sacrifices exemplaires », n’en demeure pas moins que sa sécurité et sa stabilité « en appellent également à un peuple qui soit à la hauteur de ses aspirations socio-économiques et culturelles. Un peuple qui doit prêter main forte à son armée pour préserver l’Algérie contre les dangers extérieurs, et jouir de la quiétude et de la stabilité ».L’occasion était également pour le Président Bouteflika de souligner que « tel est l’objectif suprême que je me suis engagé à concrétiser avant la fin de mon mandat présidentiel… pour que l’Algérie vive, dans un avenir proche, une transition harmonieuse et assiste à la remise de ses rênes à une nouvelle génération afin de poursuivre notre marche nationale vers davantage de progrès et de bien-être à la faveur de la souveraineté et de la liberté ».

Synthèse T.M