France: Quelques centaines de « gilets jaunes » manifestent à Paris contre le G7 

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A picture taken on August 22, 2019 shows the G7 logo next to the Casino in Biarritz, southwestern France, ahead of the 45th Group of Seven (G7) nations annual summit which will take place from August 24 to 26 in the French seaside resort. A raft of unprecedented measures are set to transform the glamorous French resort of Biarritz into a security fortress as it gears up to host G7 leaders this weekend. Activists have announced a "counter-summit" of thousands of people to lambast the policies of world powers, and the French authorities want at all costs to avoid the event being marred by clashes with police. / AFP / Bertrand GUAY

 

Quelques centaines de « gilets jaunes »  défilaient dans le calme samedi à Paris, encadrés par un important  dispositif policier, pour rappeler que leurs revendications restaient  inchangées et contre le sommet du G7 qui s’est ouvert à Biarritz.

Pour l’occasion, certains d’entre eux brandissaient des pancartes sur  lesquelles on pouvait lire « G7 –â non Gfaim –â oui ». 

« Ca fait trois mois que j’étais pas venu, avec les vacances, la fatigue. Et  là je me suis dit +Faut que je revienne+, parce que y a rien qui a changé, rien du tout », déplore Anthony Lheraud, un aide médico-psychologique de  Nanterre. « On demande toujours le RIC (référendum d’initiative citoyenne), l’augmentation du SMIC (salaire minimum, NDLR), de s’occuper des mendiants », ajoute le jeune homme de 28 ans. « Le RIC, ça existe en Suisse,  en Californie, en France ce serait très bien, ce ne serait pas l’anarchie pour autant », abonde Olivier Pham, technicien de maintenance de 48 ans qui se définit comme un « droit-de-l’hommiste ». 

Il ajoute avoir été « choqué par la violence de certains policiers » lors de  précédentes manifestations de « gilets jaunes ». Ce mouvement social inédit est né le 17 novembre sur fond de colère contre la hausse des taxes avant  de s’étendre à une série de revendications. 

Les demandes des « gilets jaunes » ? « La même chose qu’il y a neuf mois ! »,  s’étranglent Annie, 72 ans, et Stéphanie, 45 ans, mère et fille mobilisées depuis le début du mouvement. « Le prix de l’essence a augmenté, le  gouvernement (…) nous méprise », énumère Annie, masque chirurgical sur le visage.