G7 ‘’Club informel’’: L’Afrique et le climat au  coeur des débats 

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La lutte contre les inégalités et le développement de l’Afrique a coté du nucléaire de l’Iran et la guerre commerciale Sino-USA sont  des thèmes important qui ont fait l’objet d’échanges entre chefs d’états et responsables des pays riches à Biarritz (sud-ouest de la  France) qui ont décidé d’associer quelques pays des pays en développement sont Huit pays non-membres du G7, dont cinq africains, sont invités au Sommet.

  Il s’agit de l’Afrique du Sud, de l’Australie, du Burkina Faso, du Chili, de l’Egypte, de l’Inde, du Sénégal et du Rwanda. Le Sommet du G7, ou groupe des sept  réunit, chaque année, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni ainsi que les présidents de  la Commission et du Conseil européens. En 1997, le groupe a été élargi à la Russie pour devenir le G8. Mais à partir de l’annexion e la Crimée à la Russie en 2014, les pays membres du G7 et l’Union européenne ont suspendu la Russie du groupe.  

Les dirigeants du G7 chargent Macron de discuter avec l’Iran   sur le nucléaire

Par ailleurs, le président français Emmanuel Macron et son  homologue américain Donald Trump ont eu, samedi, des « éléments de  convergence » sur les grands dossiers du G7 comme l’Iran, les taxes et les  feux en Amazonie, ont rapporté des médias locaux. « Le chef de l’Etat français a créé les conditions pour un bon niveau de  convergence au sein du groupe (du G7) en obtenant des clarifications de Donald Trump sur les principaux sujets, accords et désaccords compris », a  précisé l’Elysée avant l’ouverture du sommet à Biarritz, ont ajouté les mêmes sources. 

Dans ce cadre les dirigeants du G7 ont convenu de « charger  le président français,Emmanuel Macron, de discuter avec l’Iran, sur la base  de leurs échanges, et de lui adresser un message » pour éviter l’escalade dans la région, ont indiqué dimanche aux médias des sources diplomatiques. Les sept chefs d’Etat et de gouvernement ont aussi réaffirmé, samedi soir,  lors du dîner d’ouverture du sommet du G7 à Biarritz (sud-ouest de la France), que leur objectif commun était « d’éviter que l’Iran ne se dote de l’arme nucléaire », précisent les mêmes sources. 

La France mène les efforts européens pour tenter de sauver l’accord sur le  nucléaire iranien, fragilisé par le retrait des Etats-Unis. « Les leaders du G7 se sont accordés sur deux points: nous ne souhaitons  pas que l’Iran se dote de l’arme nucléaire et personne ne souhaite la déstabilisation de la région ni l’escalade, afin d’éviter un conflit  militaire », a précisé cette source. « Pour définir la voie la plus efficace pour mener le dialogue », ils ont donc convenu de mandater le président français, précise la source, sans  dévoiler les éléments de négociations sur lesquels les Sept sont tombés d’accord. 

Jouant les médiateurs depuis des mois, Emmanuel Macron, qui s’entretient  régulièrement avec le président iranien Hassan Rohani, a présenté samedi à  Donald Trump un compromis pour sortir de l’impasse. Il lui a présenté l’option de permettre à Téhéran « pour une période  limitée d’exporter une partie de son pétrole » en échange d’un retour à son engagement de ne pas enrichir d’uranium pour se doter de l’arme nucléaire. Donald Trump, après avoir déchiré l’accord sur le nucléaire iranien en mai  2018 et rétabli de lourdes sanctions, exige de nouvelles garanties de l’Iran sur ses activités diplomatiques et militaires.

L’entreprenariat féminin en Afrique et le climat au  coeur des débats 

L’entreprenariat féminin en Afrique et la  lutte contre le réchauffement climatique seront au cúur des débats au  Sommet du G7 organisé du 24 au 26 août à Biarritz (France), avec la participation de président de la Banque africaine de développement,  Akinwumi Adesina, a indiqué la BAD sur son site web.  

Après avoir participé, dimanche dernier, à une session consacrée au  partenariat entre le G7 et l’Afrique, Adesina présentera à la presse l’initiative AFAWA.  L’initiative pour favoriser l’accès des femmes au financement en Afrique, dite « AFAWA » selon l’acronyme anglais « Affirmative Finance Action for Women  in Africa », a été lancée en mai 2016 lors des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement tenues à Lusaka, en Zambie. Il s’agit d’une initiative panafricaine qui a pour double objectif de  combler le déficit de financement, dont souffrent les femmes en Afrique, et de libérer leur capacité à entreprendre. La présentation de cette initiative s’inscrit dans le cadre dÆun Sommet centré autour de la réduction des inégalités, marqué par un partenariat  renouvelé avec lÆAfrique, qui met en avant la création d’emplois durables et l’appui à l’entreprenariat, en particulier féminin.  

« Investir dans l’entreprenariat féminin n’est pas seulement une bonne  idée, cela a aussi un sens économique « , soutient le président de la Banque africaine de développement. AFAWA adopte une approche holistique reposant sur trois piliers : renforcer l’accès au financement pour les entreprises détenues et dirigées  par des femmes ,renforcer les capacités des femmes entrepreneures et des institutions financières , mobiliser et soutenir les gouvernements africains afin qu’ils adoptent les réformes juridiques, politiques et réglementaires nécessaires au développement de l’entrepreneuriat féminin. Akinwumi Adesina doit également participer, lundi, à une session du G7  consacrée au climat, à la biodiversité et aux océans dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique.