Gilets jaunes :  125 000 manifestants, plus de 1 300 interpellations

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Une journée presque sans fin. Aux abords des Champs-Elysées samedi soir, plusieurs heurts entre quelques manifestants en gilets jaunes et forces de l’ordre, plusieurs véhicules incendiés…. Ils étaient encore plusieurs dizaines de manifestants dans les rues de Paris au terme de cette 4ème journée de manifestation des gilets jaunes.

Le mouvement a rassemblé 125 000 personnes partout en France. C’est un peu moins que samedi dernier. Mais plus de 1 300 personne ont été interpellées, a annoncé le ministère de l’Intérieur hier. Des interpellations qui ont donné lieu à 975 gardes à vue. Un record depuis le début du mouvement. Incidents en province également Après une matinée relativement calme, des heurts ont éclaté dans l’après-midi à différents endroits de la capitale mais aussi en province, notamment à Bordeaux, où le défilé de plusieurs milliers de participants, d’abord pacifique, a dégénéré en fin de parcours. Des heurts violents se sont également produits à Toulouse, où plusieurs milliers de personnes refoulées hors du centre-ville à coups de gaz lacrymogènes ont érigé et incendié des barricades. A Paris, des voitures ont brûlé, des boutiques ont été pillées, mais dans une proportion moindre que le samedi précédent et parfois sous les cris de réprobation de « gilets jaunes ». Bientôt l’apaisement ? La colère se cristallise sur la question du pouvoir d’achat et contre le président français Emmanuel Macron, qui doit s’exprimer lundi. Après l’annulation de la hausse des taxes sur les carburants, le gouvernement d’Edouard Philippe espère l’apaisement et appelle au dialogue. Si la violence semble avoir été davantage contrôlée que le weekend dernier, c’est aussi parce que le ministère de l’Intérieur avait revu son dispositif : rues bloquées, fouilles nombreuses, mais aussi monuments, musées et magasins fermés… A deux semaines des fêtes, toute une partie de Paris était hier encore métamorphosée.

85 % des Français contre une hausse des taxes sur  les carburants 

 Les Français sont massivement hostiles à toute  augmentation des taxes sur les carburants ainsi qu’à la suppression de  l’Impôt sur la fortune, selon les résultats d’une enquête de l’Ifop sur « la  transformation de la France » réalisée pour le Journal du dimanche. Parmi les réformes engagées par le gouvernement, 85% des Français  interrogées jugent négativement l’augmentation envisagée, puis abandonnée  en pleine crise des « gilets jaunes », de « l’augmentation des taxes sur les  carburants ».  Le même jugement négatif a été enregistré pour la suppression de l’ISF  (75%) et la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires  (72%). La suppression de la taxe d’habitation obtient en revanche 71% de réponses  positives et le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu 60%, selon  cette enquête. Pour deux Français sur trois (64%), la France s’est peu ou « pas du tout  transformée » depuis mai 2017 et le début du quinquennat d’Emmanuel Macron,  contre 36% d’un avis contraire, alors que 65% (+10 par rapport à juin 2018)  pensent que le pays ne réussira pas à se transformer dans les prochaines  années, contre 35% (-10) d’un avis opposé. La confiance personnelle connait une forte chute depuis juin, avec 62%  (+13) des personnes interrogées qui se disent « pessimistes » sur leur propre  avenir, contre 38% (-13) qui se veulent « optimistes ». Enfin, 57% des Français pensent qu’ils vivront « moins bien qu’aujourd’hui »  dans une dizaine d’années, contre 20% qui pensent vivre mieux et 23% pour  lesquels ce sera « pareil ».