Grâce à son rôle pour la stabilité dans la région : L’Algérie, un partenaire solide des Etats-Unis

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L’Algérie est un partenaire solide des Etats-Unis qui joue «un rôle constructif» dans la promotion de la stabilité régionale, a indiqué jeudi le département d’Etat américain.

«L’Algérie, stratégiquement située, est un partenaire solide avec lequel les Etats-Unis entretiennent de fortes relations dans le domaine diplomatique, sécuritaire et l’application de la loi», souligne-t-il dans une fiche technique sur l’Algérie publiée jeudi soir à Washington. Le document du département d’Etat relève que l’Algérie «est restée stable malgré les turbulences ayant secoué les pays voisins et joue un rôle constructif dans la promotion de la stabilité régionale», mettant en exergue ses efforts considérables déployés pour le renforcement de la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme. A ce titre, le département d’Etat note que l’Algérie est «un membre actif du forum mondial contre le terrorisme» et copréside également le groupe de travail sur le renforcement des capacités de lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel, tout en apportant un appui logistique aux opérations de maintien de la paix de l’ONU et de l’Union Africaine. Relevant la densité et la richesse des relations bilatérales, le département d’Etat souligne également l’importance des dialogues politiques et militaires fréquents tenus entre Alger et Washington. Il rappelle à ce propos l’échange important de visites durant les deux dernières années à l’instar du dialogue stratégique entre les deux pays, tenu à Washington en 2015, et les visites de hauts responsables politiques et miliaires américains à Alger en 2016. Au plan économique, le département d’Etat précise que l’Algérie est l’un des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis dans la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord. Les deux pays ont signé un accord-cadre sur le commerce et l’investissement qui établit les principes communs de leur relation économique et constitue une base pour la négociation d’autres accords bilatéraux. Les Etats-Unis ont indiqué qu’ils soutenaient l’Algérie dans ses efforts de diversification de son économie et appuyaient également le processus de son adhésion à l’Organisation mondiale du commerce. Il faut dire que l’Algérie demeure un acteur incontournable dans la lutte antiterroriste en Afrique du Nord et joue un rôle majeure dans la stabilité de la région, selon le centre de recherche américain Transatlantic Relations basé à l’université Johns Hopkins. Au cours d’un débat consacré exclusivement à l’Algérie et aux efforts déployés par les autorités algériennes pour maintenir la paix et la sécurité en Afrique du Nord, Sacha Toperich, maître de recherche dans ce centre d’études, a relevé que l’Algérie en tant qu’acteur majeur dans la stabilisation de la région, assurait non seulement la protection des pays africains, mais constituait également un rempart contre l’expansion du terrorisme vers l’Europe et les Etats-Unis. Le modérateur de ce débat, animé par la sénatrice Hafida Benchehida et l’industriel Samy Boukaila, a expliqué que le renforcement de la surveillance des frontières par l’armée algérienne, a empêché la prolifération des groupes terroristes. Ce fort déploiement des troupes aux frontières, coûteux financièrement, est assuré par l’Algérie dans un contexte baissier des prix de pétrole qui a fait perdre à l’Algérie la moitié de ses revenus, a relevé de son côté Mme Benchehida. Elle a jugé que la lutte antiterroriste requiert des efforts conjoints qui doivent se traduire par un meilleur accès de l’Algérie aux moyens sophistiqués de surveillance. La sénatrice a ajouté que les autorités algériennes ont renforcé la sécurisation des frontières tout en apportant une assistance sécuritaire à la Tunisie, un pays fortement affecté par les répercussions de la crise libyenne. En expliquant la vision de l’Algérie pour la résolution des conflits, basée sur le dialogue et la médiation, Mme Benchehida a souligné le rôle d’Alger en matière de sécurité régionale, notamment ses efforts de paix pour les conflits au Mali et en Libye. Résumant les priorités de l’Algérie dans la région, Sami Boukaila a indiqué qu’elles portaient sur la stabilisation de la Libye, le soutien aux réformes en Tunisie et la réconciliation au Mali, le respect du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et l’intégration régionale du grand Maghreb. Il a estimé qu’il était nécessaire de soutenir l’Algérie dans ces efforts de maintien de la paix à travers un partage des coûts élevés de la sécurité, un renforcement des investissements directs étrangers (IDE) et un appui à la diversification de l’économie algérienne. L’industriel a expliqué que l’appui américain à l’économie algérienne va aider le gouvernement à faire face à la montée des menaces terroristes et à maintenir la paix dans la région. Selon cet industriel, les défis du terrorisme sont aussi d’ordre économique et qu’il est important de renforcer les capacités de l’Algérie, garant de la stabilité dans la région, pour éviter le chaos susceptible d’engendrer des millions de réfugiés et une expansion du terrorisme. L’ancien président du cercle de réflexion autour de l’entreprise a exposé à ce propos les atouts de l’économie algérienne en mettant en exergue l’amélioration du climat des affaires qui devrait se traduire, selon lui, par un meilleur classement dans le prochain rapport Doing Business de la Banque mondiale. Le panéliste a détaillé à cet effet la situation économique de l’Algérie depuis 1999, en indiquant que le gouvernement a réussi à asseoir une économie de marché, tout en développant les échanges commerciaux avec plusieurs partenaires internationaux. L’objectif étant de sortir de la dépendance au pétrole, en encourageant l’investissement et la création de richesses et d’emploi offerte par une transition vers économie hors  hydrocarbures. Au cours de ce débat, le modérateur Sacha Toperich a suscité la réaction des deux panélistes sur la règle dite 51/49, régissant l’investissement étranger, en relevant que cette mesure a été maintenue par l’Algérie à un moment où elle cherche à accroître sa compétitivité pour attirer les IDE.