Grève annoncée dans l’Éducation Khaled Ahmed : «Si la grève est un droit constitutionnel, la scolarité de nos enfants l’est autant»

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Une nouvelle grève est annoncée pour le 26 et 27 du mois en cours. Depuis des mois, plusieurs rounds de négociations ont eu lieu mais, jusqu’à présent, ils n’ont pas abouti à un règlement durable du conflit.

Les syndicats renvoient la balle au ministère. Ils lui reprochent de «céder à la facilité» et, surtout, un «manque de sérieux». «Nous avons constaté l’absence de volonté de prendre en charge nos doléances», affirme le secrétaire général du Satef, Boualem Amoura. Pour sa part, le chargé de communication du Cnappeste n’est pas allé par quatre chemins pour accuser le ministère d’être responsable de l’échec de toutes les rencontres de organisées jusque-là pour dénouer le conflit. «La ministre ne veut pas résoudre les problèmes», renchérit Messaoud Boudiba. Le secrétaire général du CLA a souligné que les syndicats doivent comprendre que le dialogue n’est pas un moyen pour arracher les acquis.

«Seule la mobilisation compte», clame t-il. Pour lui, les syndicats n’ont pas accentué la pression pour défendre leurs revendications et amener la tutelle à prendre celles-ci en considération. Les revendications des syndicats portent essentiellement, sur le reclassement du personnel de certains services (économique, de l’orientation scolaire et professionnelle, des laborantins et des superviseurs…), le maintien de la retraite proportionnelle sans condition d’âge et la mise en place de mécanismes rétablissant l’équilibre du pouvoir d’achat. Il y a lieu d’ajouter l’actualisation de la prime de zone sur la base du nouveau salaire de base au lieu de celui de 1989, l’accès des professeurs formés après le 03 juin 2012 à une promotion au grade de professeur formateur, en valorisant leur expérience professionnelle, le respect du repos hebdomadaire et la valorisation du droit à un congé maladie.

Le président de l’Association nationale des parents d’élèves, Khaled Ahmed, a regretté la démarche des syndicats. «Ils mettent leurs intérêts au-dessus de ceux des élèves», estime-t-il. Et d’ajouter que «si la grève est un droit constitutionnel, la scolarité de nos enfants l’est autant». De ce fait, il a jugé nécessaire de faire du secteur de l’Education, un secteur de souveraineté, histoire d’y interdire les grèves, car, selon lui, cette nouvelle protestation intervient à la veille des examens du deuxième trimestre. Et dire que «la majorité des revendications ne relèvent pas du ministère mais du gouvernement». «Je ne vois pas l’objectif de cette action et je m’interroge sur le timing choisi», at-il souligné. Dans ce sillage, les responsables du ministère ont affirmé que certaines revendications relèvent des prérogatives du gouvernement. «Il s’agit, notamment, des dossiers relatifs au pouvoir d’achat, à la retraite, à la prime de zone des personnels du Sud et à la classification actuelle du personnel de l’Education», a précisé Nouria Benghabrit.