Grève des enseignants du cycle primaire : «Les revendications prises en charge dans le cadre de la loi», souligne Belabed

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Protestation dans le cycle primaire et rassemblement devant le siège du ministère de l’éducation nationale. Ph :Fateh Guidoum / PPAgency

Faisant suite au débrayage des enseignants du cycle primaire, le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belabed a déclaré, hier, que les revendications soulevées par les enseignants, lors de leurs récentes protestations, étaient des dossiers à l’ordre du jour avec le partenaire social.

Réagissant à ce propos lors d’un point de presse, donné en marge d’une cérémonie de commémoration du 65e anniversaire du déclenchement de la Glorieuse Révolution de Libération, et organisée au lycée colonel Lotfi à Ouled Fayet (ouest d’Alger), Belabed a déclaré : «Notre relation avec les enseignants est fondée sur la confiance, notamment ceux du cycle primaire, et nous sommes conscients de la lourde responsabilité qui leur incombe», soulignant que les slogans «innocents et spontanés, brandis lors des récentes contestations sont des dossiers pris en charge avec le partenaire social, notre seul interlocuteur, pour leur traitement dans le cadre de la loi». « Les 15 syndicats du secteur, qui travaillent avec nous, ont fait montre d’une grande maturité et de responsabilité concernant le traitement de ces revendications, particulièrement en cette conjoncture sensible», a-t-il fait savoir, réaffirmant «nous sommes entrain d’étudier ces dossiers et nous n’avons pas attendus qu’ils fassent l’objet de revendications et de slogans, pour les prendre en charge». Soulignant, à ce propos, que le traitement de certains dossiers socioprofessionnels «nécessite du temps», il a ajouté que «d’autres questions requirent un cadre réglementaire à mettre en place avec toutes les parties concernées», en vue de l’amélioration du cadre de vie de l’enseignant. Revenant à sa déclaration lors de la cérémonie quant au rôle «crucial et historique» de l’enseignent en la conjoncture que traverse le pays, le ministre a dit que «nos enseignants auront, comme ils l’ont toujours fait, des positions nationales honorables à ajouter à leur riche palmarès de patriotisme et de réponse à l’appel de la patrie, en faisant prévaloir l’intérêt suprême du pays pour la réussite des prochaines échéances nationales et l’édification d’une nouvelle République algérienne». «L’enseignant algérien, de par sa noble mission et sa force morale, saura se prémunir contre les voix et les intentions tendancieuses, qui veulent instrumentaliser», a-t-il conclu.

Yasmine D.