Hirak acte 27:  Le vendredi de  la « détermination et la continuité »

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27e vendredi de mobilisation a Alger Ph :Fateh Guidoum / PPAgency

 

La mobilisation persiste et les manifestants sont sortis encore aujourd’hui pour la 27 ème vendredi insistant sur leur volonté de poursuivre la pression jusqu’à l’obtention changement réel et effectif du régime politique.

Les manifestants à travers plusieurs wilayas de pays, revendiquent en ce vendredi, le départ de tus les symboles de l’ancien régime, mais aussi, ils refusent la démarche du dialogue entamée par l’instance de dialogue, coordonnée par l’ancien président de l’APN, Karim Younes. Plusieurs manifestants semblent ne pas faire encore confiance à ce procès qui est lancé par le Panel de dialogue. Les revendications des dernières semaines sont aussi présentent, puisque les manifestants insistent sur la nécessite « d’instaurer un Etat civile et non militaire ». Les citoyens qui sont descendus dés la matinée dans les rues de la capitale, ont rappelé l’importance de « l’application de l’article 07 et 08 de la constitution ». Les manifestants ont aussi réclamé la libération des détenus d’opinons, dont Lakhdar Bouregaâ, ainsi que ceux emprisonnés pour le port du drapeau berbère. Par ailleurs, le dispositif policiers placé ce matin à la capitale et ses alentours est le même que celui des dernière semaines, ce qui indique que ce facteur d’apaisement n’est pas encore été revu. La preuve est que l’accès à la capitale est resté très restreint et contrôlé ce vendredi. Ce vendredi, les Algériens ont bouclé les six mois de manifestation sans relâche. Le 22 février, ils se sont donné rendez-vous dans la rue et ne se sont plus quittés. Réunis autour d’un objectif commun, celui de retrouver une Algérie digne et libre de ceux qui l’ont longtemps consumé. Ce 27e vendredi à Alger la contestation est toujours vive. La promesse de poursuivre le chemin vers un meilleur avenir l’est tout autant. Dès le matin des groupes de manifestants faisaient des allers-retours tout au long du chemin qui les mène de Didouche Mourad au boulevard Abdelkrim Khettabi. Il donne aussitôt le ton de ce 27e vendredi en scandant des slogans hostiles au chef de l’état-major Gaid Salah et aux généraux pour exprimer une des principales revendications du Hirak à savoir l’instauration d’un régime civil et non militaire. Le nombre de manifestants s’accroît tout au long de la matinée pour atteindre les dizaines de milliers après la prière du vendredi. De Didouche Mourad à la Grande Poste et du boulevard Amirouche à la rue Hassiba Benbouali, les rues ne désemplissent pas. Les voix s’élèvent contre le système en place, le panel de Karim Younes, l’injustice que subissent les détenus d’opinion. Ce 27e vendredi de manifestation certains l’ont baptisé le vendredi de  la “détermination et la continuité”. Il intervient à la fin d’un mois d’une grande chaleur qui n’a pas pour autant détourner les Algériens de leur objectif à savoir le départ du régime. Pour les manifestants de ce vendredi, certains rappels sont nécessaires. Notamment les agissements impopulaires que les Algériens ont subi depuis le début du mouvement. Pour faire court et précis. Un manifestant a inscrit sur sa pancarte “celui qui t’empêche d’arriver à la capitale, et empêche ta voix d’arriver aux médias, comment va-il laisser ta voix arriver aux urnes ?”. En rouge il marque ”état-civil et non militaire”.

Un autre manifestant adresse un message au pouvoir en place qu’il nomme le reste du gang “nous sommes Son Excellence le peuple et non pas un troupeau de moutons”. Ils ont également repris un slogan phare du soulèvement “Leblad Bladna ou ndirou Rayna”, le pays est le nôtre et on fera ce qui nous plaira. L’illégitimité du pouvoir est au cœur des revendications de ce vendredi. Les citoyens désavouent le panel de Karim Younes et refusent tout dialogue avec les membres qui le constitue. Ils appellent toujours à l’application de l’article 7 de la constitution.

T.M