Il veut consolider les acquis sociaux dans un esprit d’équité et de justice: Le gouvernement s’engage dans une nouvelle approche socio-économique

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Le gouvernement semble résolument engagé dans la diversification de l’économie nationale pour la rendre de moins en moins dépendante des hydrocarbures.

Il est tout autant déterminé à consolider les acquis sociaux dans un esprit d’équité et de justice sociale en soutenant et en accompagnant les catégories défavorisées et fragiles de la société à travers la mise en place progressive de nouveaux mécanismes permettant le ciblage efficace des catégories éligibles aux aides de l’Etat. Cette politique, qui intervient conformément aux directives du président de la République, vise la préservation de toutes les couches sociales défavorisées et vulnérables à travers un système de protection ciblé. Les mesures prises lors du dernier Conseil des ministres vont dans le sens de la consolidation du pouvoir d’achat des citoyens et l’amélioration du rendement fiscal de l’Etat. Il s’agit également d’encourager et d’accompagner les initiatives de solidarité nationale, relancer l’économie nationale en s’articulant essentiellement sur la création et le développement des start-ups, leur accorder une série d’avantages fiscaux et diversifier les outils de financement qui leur sont destinés. Le Conseil des ministres a également approuvé des mesures visant à améliorer le revenu fiscal, le remplacement de l’impôt sur le patrimoine par l’impôt sur la fortune et la soumission de son calcul à un barème ascendant, l’annulation du régime de la déclaration contrôlée pour les professions libérales, la soumission de l’impôt sur le bénéfice par action à de nouvelles mesures, la révision des taxes sur les produits pétroliers et les nouveaux véhicules. Il a été question aussi des charges compressibles, des dons et subventions en vue d’encourager les opérateurs économiques à intensifier et accompagner les initiatives de solidarité nationale dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19.Dans le domaine de la promotion de l’emploi et lutte contre le chômage, le gouvernement affirme que la promotion de l’emploi et la lutte contre le chômage demeurent des objectifs stratégiques de la politique nationale de développement visant la construction d’une économie émergente diversifiée, créatrice d’emplois, particulièrement au profit des jeunes diplômés ou non, reposant sur une stratégie de performance et de développement durable, inclusif et équitable. À cet égard, le gouvernement s’attellera à renforcer l’investissement dans les secteurs créateurs d’emploi, tels que l’Agriculture, l’Industrie, le Tourisme et l’Artisanat et à favoriser le développement de la petite et moyenne entreprises à travers notamment l’encouragement du partenariat public-privé national et étranger et la simplification des procédures de création d’entreprises, y compris le travail familial. Concernant la contribution des dispositifs publics de promotion de l’emploi, qu’il s’agisse de l’emploi salarié, ou de la création d’activités par les jeunes promoteurs, les efforts du gouvernement seront orientés vers la consolidation du dispositif actuel d’aide à l’insertion professionnelle, la poursuite du programme de modernisation et de renforcement du service public de l’emploi et l’amélioration des synergies entre les différents intervenants dans la perspective d’une gestion du marché du travail plus efficace et prospective en vue de favoriser le rapprochement entre l’offre et la demande.

S’agissant de la préservation du système nationale de sécurité sociale et de retraite, le gouvernement compte mettre l’accent notamment sur l’élargissement de la base cotisante au système national de sécurité sociale devant atteindre à terme 3 000 000 nouvelles affiliations par l’introduction de dispositifs inclusifs des nouvelles formes de travail de l’économie numérique des personnes actives occupées par le secteur informel, des personnes actives non occupées et du monde agricole. Le gouvernement mettra également l’accent sur la création de la branche retraite complémentaire au sein de la CNR et de la CASNOS aux fins de rehausser l’attractivité du système et réduire les non- déclarations des assujettis et l’évasion sociale, la réactivation du processus de contractualisation entre les caisses de sécurité sociale et les établissements publics de santé. En matière d’appui à la création d’activité, les efforts seront principalement axés sur la consolidation des dispositifs ANSEJ et CNAC, à travers notamment l’amélioration de la contribution de ces dispositifs à la croissance et au développement économique et social du pays et à la création d’emplois, la multiplication des services à distance et la mise en œuvre de programmes de perfectionnement et de professionnalisation des personnels, le renforcement de l’accompagnement post-création et la mise en œuvre de mesures visant à soutenir les micros entreprises créées et une application effective de la disposition du code des marchés visant la réservation de 20% de la commande publique locale au profit des micros entreprises. Au titre des relations de travail, le gouvernement précise qu’il sera procédé à la finalisation des dispositifs législatifs et réglementaires, ainsi qu’au renforcement du contrôle de leur mise en œuvre, notamment en matière de non-affiliation à la sécurité sociale et de placement des travailleurs. Par ailleurs, le gouvernement affirme qu’une attention particulière sera accordée à la promotion du dialogue social et à la prévention des conflits de travail, à travers, notamment, l’encouragement de la tenue de rencontres régulières entre les organisations syndicales et les employeurs. le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a insisté, lors du dernier Conseil des ministres, sur la prise des mesures pratiques pour accélérer la mise en place d’un nouveau modèle économique basé sur la diversification du développement et l’économie du savoir, en sus d’une nouvelle politique d’industrialisation orientée vers les industries petites, moyennes et émergentes, soulignant l’importance d’accorder la priorité aux produits garantissant un taux d’intégration élevé.

Dans le domaine du soutien et de l’accompagnement aux personnes valides en difficulté sociale, le gouvernement poursuivra ses efforts par la mise à disposition de programmes d’insertion au profit de personnes sans revenu et ne disposant pas de qualifications, à travers le dispositif d’aide à l’Insertion sociale (DAIS), offrant une couverture sociale.  Il poursuivra également le programme d’insertion des jeunes diplômés, ainsi que la création de chantiers de travaux d’utilité publique à haute intensité de main-d’œuvre et renforcera les mécanismes de soutien et d’accompagnement aux  personnes démunies désireuses de créer leurs propres activités dans le  cadre du micro-crédit. Les programmes de développement participatifs dans les zones démunies et enclavées seront renforcés, ainsi que le partenariat avec le mouvement associatif à caractère social et humanitaire, considéré comme un partenaire privilégié, au regard de la complémentarité de son action avec celle de l’Etat. Dans le domaine de la poursuite de la prise en charge des catégories sociales aux besoins spécifiques, le gouvernement veillera à la prise en charge des besoins spécifiques, à l’amélioration des conditions de prise en charge en milieu institutionnel et à la facilitation des conditions d’insertion professionnelle par la mise en œuvre de la règle de réservation à leur profit de 1% des postes d’emploi au niveau des entreprises économiques et des administrations publiques. Dans ce cadre, les incitations fiscales et parafiscales au profit des employeurs faisant travailler des personnes en situation de handicap seront maintenues et renforcées, ainsi que les subventions pour l’aménagement et l’équipement de postes de travail pour le recrutement de personnes handicapées. Le gouvernement indique que l’assainissement des listes des personnes handicapées sera poursuivi en vue de la constitution d’un fichier national des personnes handicapées éligibles aux aides sociales.Cette approche a été confirmée par le ministre des Finances, qui a fait savoir que la gestion de la baisse des recettes, notamment celles liées aux hydrocarbures, induit une poursuite des efforts de rationalisation des dépenses tout en travaillant à hisser le taux de recouvrement fiscal grâce aux facilitations mises en œuvre par l’Etat ainsi que la numérisation. Tout en reconnaissant que la situation n’est pas confortable, le premier argentier du pays a indiqué : «Nous gérons la situation de façon précise, notamment à travers la rationalisation des dépenses.» Ajoutant qu’un travail «au jour le jour» est en cours pour gérer la réduction des recettes de l’Etat.«C’est une situation à laquelle aucun pays dans le monde ne s’attendait, mais nous avons les moyens d’y faire face», a-t-il assuré. Concernant les contribuables des entreprises, le premier responsable des Finances a rappelé avoir tenu une réunion avec les syndicats et les chefs d’entreprise pour évoquer les mesures prises par le gouvernement en faveur de la prolongation des délais des paiements de l’impôt. C’est à ce titre que des mesures pratiques seront prises pour accélérer la mise en place d’un nouveau modèle économique basé sur la diversification du développement et l’économie du savoir. Ce nouveau modèle a été évoqué par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a insisté, lors du dernier Conseil des ministres,  sur la prise des mesures pratiques pour accélérer la mise en place d’un nouveau modèle économique basé sur la diversification du développement et l’économie du savoir, en sus d’une nouvelle politique d’industrialisation orientée vers les industries petites, moyennes et émergentes, soulignant l’importance d’accorder la priorité aux produits garantissant un taux d’intégration élevé. Cette politique industrielle permettra de réduire la facture d’importation et de créer des postes d’emploi et à ce titre, le chef de l’Etat a instruit le gouvernement à l’effet de recenser toutes les ressources naturelles nationales non exploitées afin de renforcer les capacités d’exportation du pays,  compenser la baisse des recettes hydrocarbures et préserver cette richesse aux générations montantes. Il a relevé, à ce propos, que l’Algérie dispose de compétences et de ressources matérielles susceptibles de la mettre à l’abri de l’instabilité des recettes pétrolières, appelant à mettre en valeur les ressources humaines afin de remporter le pari, de surmonter les séquelles de la pandémie Covid-19 et de jeter les fondements d’une véritable industrie nationale  dans le cadre d’une véritable économie, dont les échéances et les objectifs sont bien définis. Le président de la République a affirmé que l’évaluation doit s’appuyer sur la réalité pour pouvoir sortir avec une vision claire,  tout en déplorant le fait que cette réalité montre que «nous ne sommes pas parvenus, à ce jour, à produire localement à 100% un téléviseur ou un réfrigérateur, alors que l’Algérie recèle de compétences scientifiques dans les divers domaines, des compétences qui ont démontré leur potentiel dans notre lutte collective contre la propagation de la pandémie du coronavirus».Ainsi, et partant de la réforme des structures de gouvernance et de gestion directe de l’économie productive, une stratégie industrielle sera élaborée à travers la révision du cadre législatif relatif à la promotion de l’investissement et la réorganisation du secteur économique public relevant du ministère de l’Industrie et des Mines en vue de sa relance et sa séparation complètement du Trésor public en tant que principal pourvoyeur.

  1. Benslimane