Ils ont organisé une marche hier:  Forte mobilisation chez les supporters de l’USMA

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 Les supporters de l’USMA ont organisé, hier après-midi, un sit-in au niveau du cercle du club, sis à Bab El Oued, suivi d’une marche impressionnante les ayant conduit jusqu’au siège de la Wilaya d’Alger.

Ils étaient des milliers à répondre à l’appel lancé ces derniers jours sur les réseaux sociaux, en se donnant rendez-vous pour ce samedi. Une procession d’usmistes disciplinés qui marchaient dans le calme et la sérénité et dont les revendications sont toujours les mêmes à savoir, la libération du club et le déblocage de ses comptes. Des requêtes qui reviennent comme une antienne depuis plusieurs mois maintenant. Ils dénoncent par ailleurs l’immobilisme des pouvoirs publics et leurs atermoiements qui se contentent de promesses sans lendemain. « On ne demande pas la charité, on demande la libération de notre club », peut-on lire sur une immense banderole déployée lors du sit-in. Il est vrai que le club est l’otage de luttes politiciennes qui met en danger non seulement son avenir, mais aussi son existence. Personne ne comprend ce qui se passe exactement dans les coulisses. Même les supporters sont désorientés et ne savent plus à quel saint se vouer. D’un côté, il y a le silence et les tergiversations des autorités. De l’autre, l’on soupçonne Rebouh Haddad, le frère de l’actionnaire majoritaire du club, Ali Haddad aujourd’hui sous les verrous, de tirer les ficelles derrière le rideau pour garder la mainmise sur l’USMA. C’est ce qu’affirment des anciens joueurs comme Hocine Achiou et Mohamed Hamdoud. Selon eux, la société Hayat Petroleum qui aspire à reprendre le club une fois les comptes débloqués, ainsi que ces mécènes qui aident le club, ne sont que des manœuvres de la famille Haddad pour brouiller les cartes. Toujours d’après eux, C’est toujours la même équipe dirigeante qui gère les affaires du club et l’empêche de sortir de son giron. Dans cette situation opaque, on ne sait plus séparer le bon grain de l’ivraie. Mais une chose est claire, les supporters se démarquent complètement de l’ancien propriétaire et fustigent en même temps le pouvoir qui tarde à trouver des solutions pour que le club recouvre sa liberté. Ils le crient haut et fort : ce sont eux l’USMA. Un club à part dont la notoriété a dépassé nos frontières. La démonstration de force et la forte mobilisation des fans hier pourraient faire bouger les choses rapidement. En tout cas, la situation insoutenable dans laquelle se débat l’USMA ne peut plus durer. Le statu quo lui serait fatal. Tout le monde en est conscient. Il est venu le temps de régler le problème une fois pour toutes. Au cours de cette semaine, le ministre de la jeunesse et des sports, Raouf Bernaoui, a reçu une délégation des supporters usmistes leur promettant que leur allait être bientôt pris en charge par une entreprise publique, à l’instar des tous les pensionnaires de la Ligue 1. Des rumeurs parlent avec insistance de la venue de la société des travaux publics, Cosider. Mais pour le moment les fans demandent une chose : la libération de l’USMA.

Ali Nezlioui