Irrigation avec des eaux usées «Un crime», souligne Necib

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Le ministre des Ressources en eaux a qualifié de crime, hier, à Tissemsilt, le recours à l’irrigation à partir des eaux usées. Lors d’une visite de travail et d’inspection dans la wilaya, Hocine Necib a plaidé pour l’application de la loi contre les agriculteurs.

«Les sanctions qu’elle prévoit peuvent aller d’une année à cinq ans d’emprisonnement et au paiement d’une amende allant de 50 à 100 millions de centimes», a-t-il averti. Le ministre a fait savoir que le phénomène porte préjudice à la santé des consommateurs. Sur les ondes de la radio locale, Necib s’est toutefois voulu rassurant sur rassuré sur le phénomène qui, selon lui «n’est pas alarmant». «L’eau de source est de meilleure qualité et ne représente aucun danger pour la santé», a-t-il ajouté. «Le pays compte plus de 6000 sources qui ont besoin d’être contrôlées de temps à autre», a-t-il soutenu. Il a réaffirmé également que l’eau de robinet ne présente aucun danger pour le consommateur. «Aucun produit n’est soumis au contrôle autant que l’eau dont la qualité répond parfaitement aux standards internationaux», a-t-il martelé. «Tous les opérateurs opérant dans le domaine de l’eau potable à travers le pays exercent, selon les normes internationales», a-t-il renchéri. Abordant le phénomène du gaspillage, le ministre a appelé les citoyens à prendre conscience de la valeur de cette ressource qui devient de plus en plus rare.

Lors de sa tournée, le ministre se dit satisfait de taux de raccordement en eau potable dans la wilaya. En matière de potentiel hydrique Tissemsilt dispose de deux grands barrages en exploitation «Koudiat Rosfa» et «colonel Bougara». Elle bénéficie aussi d’un apport en provenance du barrage «Deurdeur», situé dans la wilaya voisine d’Aïn Defla. L’alimentation en eau potable de 19 communes sur les 22 que compte la wilaya est assurée à partir des eaux superficielles et à travers les deux systèmes de Koudiat Fosfa et Deurdeur. la dotation moyenne de la wilaya est passée de 90 litres/jour par habitant à la faveur de la mise en service du transfert à partir du barrage de Koudiat Rosfa en 2009. «Les fréquences de distribution sont globalement confortables», selon le ministre. 0% de la population est alimentée en H24, 34% au quotidien et 16% un jour sur deux. La gestion du service public de l’eau est assurée par l’ADE pour une population de 334 000 habitants soit 95% de la population de la wilaya. L’intégration à l’ADE des deux communes restantes (Sidi Boutouchent et Mellab) qui comptent une population de 16 000 habitants est prévue cette année. Selon Necib, le programme de développement de la wilaya de Tissemsilt comporte 12 opérations d’alimentation en eau potable. Elles sont inscrites sur la période allant de 2010 à 2018 pour une autorisation de programme de 6,7 milliards de dinars. Cinq opérations sont en voie d’achèvement et sept en cours de réalisation.

Necib a annoncé ensuite que la wilaya a bénéficié d’un programme visant l’exploitation des eaux souterraines. «L’objectif est de diversifier les sources d’eau sachant que la région s’appuie seulement sur les eaux superficielles», a-t-il précisé. Par ailleurs, le taux de raccordement au réseau d’assainissement a atteint 87%. Quant à l’épuration des eaux usées, la wilaya dispose de quatre stations en exploitation d’une capacité de 35 000 m3 /jour. Tissemsilt dispose aussi d’une station de lagunation en cours de réalisation (Selmana) d’une capacité de 1340 m3 /jour. Le taux de réalisation a atteint 40%. Le taux d’épuration est enfin de 50% et le service public de l’assainissement pris en charge par l’ONA dans toutes les communes. Dans la commune de Khémisti, le ministre a inauguré un projet de raccordement entre deux couloirs des barrages de Deurdeur et Koudsia Rosfa permettant d’alimenter et assurer l’eau potable des localités de Khémisti, Lâayoune, Tissemsilt.