Japon: Onze morts et plus de 600 blessés lors du passage du typhon Jebi 

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Au moins onze personnes ont péri suite au  violent typhon Jebi, qui a frappé mardi une grande partie du Japon, et plus  de 600 autres ont été blessées outre de nombreux dégâts matériels,  notamment à l’aéroport du Kansai (Osaka, ouest)  qui restera fermé  mercredi, selon les autorités et les médias.

    Un précédent bilan faisait état de la mort d’au moins 9 personnes, et de  quelque 340 blessés.   Des navettes par ferry et bus véhiculaient tout le monde vers l’aéroport  de Kobe, situé plus à l’ouest, car Kix, accueillant habituellement 400 vols  et 78.000 passagers par jour en moyenne, ne pouvait rouvrir. « Nous ne savons pas exactement le temps nécessaire qu’il nous faudra pour  évacuer tout le monde, mais nous faisons de notre mieux pour que ce soit  terminé aujourd’hui », a déclaré une porte-parole de l’aéroport, citée par  l’AFP. Dans tout le pays, les compagnies aériennes, qui avaient renoncé à environ  800 vols mardi, en ont encore annulé autour de 160 mercredi, selon les  chiffres compilés par la NHK. La région d’Osaka a été cette fois la plus sévèrement touchée, avec des  centaines de maisons en totalité ou en partie détruites, des poteaux à  terre, des arbres arrachés, des toitures envolées (comme à la gare de  Kyoto), des grues affaissées ou des véhicules accidentés. L’aéroport du Kansai (Kix), situé en mer sur une île artificielle au large  d’Osaka, a été inondé et fermé, avec 3.000 passagers et plusieurs centaines  d’employés bloqués à l’intérieur car le pont reliant les installations à la  terre ferme a été endommagé par un pétrolier qui s’y est encastré.  Le trafic ferroviaire est en revanche à peu près revenu à la normale. Le Premier ministre Shinzo Abe a promis « les efforts maximum pour traiter  la situation et remettre en état les infrastructures ».  Ce 21e typhon de la saison, dont les vents dans la partie centrale  dépassaient 160 km/h et près de 220 km/h en périphérie, a traversé  l’archipel du sud-ouest au nord, s’affaiblissant en bout de course. Il  n’est désormais plus qu’une tempête au large, selon des médias.