La chronique sportive: Les nouveaux défis de la FAF

0
718

Le nouveau président de la FAF bénéficie de préjugés favorables. D’abord, parce qu’il vient du milieu du football et, en fait, de président de club, il passe à celui de fédération, quoique des voix s’élèvent pour affirmer qu’il aura toutes les difficultés du monde à gérer cette instance très difficile qu’est la FAF. Ensuite, du fait que son CV plaide pour lui, puisqu’il a fait d’une équipe de quartier un club solide qui va évoluer la saison prochaine parmi l’élite. Ceci, grâce à un travail de longue haleine basé sur la formation et l’exploitation optimale des ressources internes. Zetchi a toujours nagé à contre-courant des autres patrons de clubs et au lieu d’importer des joueurs de l’outremer, il en exporte et certains virtuoses du ballon qui font les beaux jours des clubs européens, viennent du Paradou AC, celui qui caracole en tête de la Ligue 2 avec une confortable avance sur ses poursuivants. L’autre point qui conforte le président de la FAF dans ses intentions de réellement relancer le football national, c’est cette réactivation de la fameuse DNCG (Direction nationale de contrôle de gestion) qui a longtemps été mise en veilleuse par les staffs précédents soumis aux pressions de quelques inamovibles patrons qui dirigent leurs clubs comme une propriété personnelle et ne tolèrent aucun contrôle sur les budgets faramineux qu’ils gèrent. Des sommes colossales qui échappent à tout contrôle et que les boss des clubs dépensent à leur guise, en rémunérant des joueurs jusqu’à trois millions de dinars mensuels et des entraîneurs étrangers payés en devises. Ces présidents de club dont certains sévissent depuis de nombreuses années, n’ont d’autre préoccupation que l’équipe seniors, celle-là qui consomme tout le budget et même celui des clubs amateurs impunément détourné laissant les autres catégories se débattre dans d’inextricables problèmes au risque d’abandonner la compétition. C’est dire que Zetchi va faire face à des hostilités de la part de lobbys qui règnent sur le football national. Ceux-là qui lui ont imprimé une dépendance vis-à-vis de l’étranger au point où notre pays a subi un incroyable recul par rapport à ces années vertes où les plus grands clubs du monde se bousculaient pour rencontrer l’Algérie en joutes amicales. Les jeunes n’ont pas vu les magnifiques prestations de Madjer, Assad, Merzekane, Belloumi face à l’Ajax Amsterdam, la Juventus de Turin, l’Allemagne… Il est grand temps de retrouver l’équipe nationale. L’authentique.