La  » Grinta » et l’amour du pays, l’arme  fatale des Verts 

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Face à une redoutable équipe ivoirienne, les  joueurs algériens ont affiché une grande détermination jeudi soir à Suez,  et une « Grinta » à toute épreuve sur le terrain, pour arracher une qualification méritée pour les demi-finales (1-1, aux t.a.b : 4-3) de la  CAN-2019 en Egypte (21 juin û 19 juillet).

Ayant réussi à prendre l’avantage, avant de se faire rejoindre au score, les coéquipiers de Djamel Eddine Benlameri, ont mis du cœur, et ont  confirmé qu’ils avaient du mental pour dominer, au terme d’une séance insoutenable de tirs au but, une équipe ivoirienne plus aguerrie pour ce genre de rendez-vous. Même si le match face aux Ivoiriens était loin d’être le meilleur depuis  le début de cette 32e édition, il n’en demeure pas moins que les Verts ont réussi à compenser leur manque de fraîcheur physique, très visible notamment durant la prolongation, par leur courage et leur envie d’aller jusqu’au bout de cette compétition. A l’issue de la qualification en 1/8es de finale acquise aux dépens de la  Guinée (3-0), le coach national Djamel Belmadi avait indiqué clairement qu’il allait se contenter d’un travail psychologique pour galvaniser ses joueurs en vue du match contre la Côte d’Ivoire. Belmadi a trouvé les mots justes pour permettre à ses joueurs de l’emporter, et pouvoir continuer leur belle aventure dans ce tournoi. Les  coéquipiers du capitaine Riyad Mahrez n’ont pas déçu, et ont répondu à leur manière sur le terrain. 

 En pleurs,  les joueurs ne comptent rien lâcher 

 L’émotion était grande à l’issue de la rencontre. En pleurs, joueurs et  membres du staff technique fêtaient la qualification en communion avec les  nombreux supporters algériens présents dans l’enceinte de Suez. L’état d’esprit régnant au sein de l’équipe y est pour beaucoup dans le  parcours réalisé jusque-là par l’Algérie, dans une CAN pleine de surprises. Loin de verser dans des promesses non fondées, joueurs et sélectionneur  sont en train d’aller au bout de leur objectif, eux qui ont affiché avant même le début de la compétition leur ambition de décrocher le graal. Sur les réseaux sociaux, le capitaine Ryad Mahrez, Aissa Mandi, ou encore  Adam Ounas ont exprimé leur attachement au pays, posant ensemble avec l’emblème national où l’on pouvait lire : « C’est pour ce drapeau et pour vous on lâche rien incha Allah ». Ismaël Bennacer qui a posté sur son compte  facebook : « Fier d’appartenir à cette équipe » ou encore Faouzi Ghoulam, lequel malgré son absence a tenu à soutenir ses camarades avec un message significatif : « 1990-2019. Vous aussi vous pouvez le faire… Incha’ALLAH la victoire ». Les Verts provoquent même l’admiration de tous les présents ici en Egypte.  Les premiers sont les Egyptiens qui trouvent dans l’envie et l’amour du pays des Algériens une consolation après l’élimination sans gloire des Pharaons en 1/8e de finale. Rien ne semble donc arrêter cette équipe, estiment l’ensemble des observateurs présents au Caire. Dimanche face au Nigeria, en demi-finale prévue au stade international du Caire (20h00, algériennes), les Verts  doivent encore une fois confirmer leur nouveau statut de favori N.1, après notamment l’élimination de l’Egypte, pays organisateur, et du Cameroun, tenant du trophée. Il va falloir joueur avec ses tripes pour dominer une équipe nigériane qui est en train de monter en puissance. Désormais à un match de la première finale depuis 1990, les joueurs algériens se sont engagés de continuer à mouiller le maillot national et  avoir la  » grinta » sur le terrain pour viser la finale, dans ce qui sera un véritable exploit pour une équipe en pleine reconstruction. 

Bessa N