La violence scolaire en question

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    A l’évidence, il faut sécuriser les établissements scolaires et leurs alentours comme vient de l’annoncer la ministre de l’Education nationale qui avait alors signé une convention  avec le ministère de l’Intérieur et ses démembrements sécuritaires dont la sûreté nationale. Tout comme du point de vue pédagogique, il faut revoir les règlements intérieurs et associer les parents d’élèves à la gestion de la scolarité. Améliorer les programmes afin d’inculquer à l’apprenant le civisme, la vie collective et aussi le patriotisme. Mais est-ce que toutes ces mesures sont suffisantes pour lutter efficacement contre la violence? Ne faut-il pas revoir certains programmes afin de les protéger de l’idéologisation à outrance qui y est imprimée? Les pédagogues et les experts sont unanimes à reconnaitre les bienfaits des activités parascolaires et ces disciplines ludiques qui ont disparu dans le cursus de beaucoup d’établissements, telles la musique, le dessin et aussi l’éducation physique devenue une matière facultative notamment pour les filles prises en otages d’une conception rétrograde de la pratique sportive. Jadis, chaque établissement scolaire possédait sa troupe théâtrale, son équipe attitrée de toutes les disciplines sportives, son groupe musical…et les psychologues vous diront que pratiquer une activité culturelle peut non seulement révéler des talents cachés mais largement contribuer contre toute velléité d’agressivité et de violence. N’est-ce pas les adeptes des sports de combat tels la boxe, le judo, le karaté qui sont les plus calmes? Pour dire que certes la lutte contre ce fléau qui coûte des vies humaines, est certes un défi de toute la société mais l’école a un rôle très important à jouer car c’est là que se façonne la personnalité de l’enfant. Il y a aussi cette violence physique émanant de la part des certains enseignants prompts à jouer du bâton, qu’il faut bannir définitivement. Elle ne peut qu’engendrer de la violence chez les élèves.