L’Algérie célèbre aujourd’hui la Journée mondiale de la liberté de la presse: Un socle solide de la démocratie et du pluralisme

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Photo@L'Echo d'Algérie

Cependant, et en dépit de la situation difficile que traverse le pays, l’Etat s’est engagé à doter la presse nationale et le secteur de l’information de mécanismes juridiques et de différentes formes de soutien à même de lui permettre de s’acquitter de ses nobles missions sans restriction à sa liberté afin qu’elle puisse accéder à la place de choix qui lui revient dans le monde de l’information et du savoir.

Pour ce faire, la professionnalisation de la presse passe par la formation, à l’exemple de la série de conférences initiées par le ministère de la Communication, mais également par la mise en place des différents organes par la loi. Le ministre en charge du secteur, Djamel Kaouane avait maintes fois souligné sa détermination à mener jusqu’au bout le projet de professionnalisation de la presse, assurant qu’aucun obstacle ne pourra arrêter dans cette démarche. De son côté, le Conseil national des Droits de l’Homme (CNDH) a salué récemment les efforts consentis par les autorités publiques dans la promotion du champ médiatique, notamment la dépénalisation du délit de presse privatif de liberté, à la faveur de l’amendement de la Constitution en 2016. Le Conseil a mis l’accent sur l’importance d’organiser le secteur, notamment après l’installation de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV), appelant les autorités à parachever les procédures d’installation de l’Autorité de régulation de la presse écrite (ARPE) et du Conseil supérieur de l’éthique et de la déontologie de la profession de journaliste pour s’adapter aux changements opérés dans la société et à la nature des mutations marquant le système universel en matière de communication et de médias.

Il a plaidé, en outre, pour l’ouverture des médias, la promotion des compétences et le renforcement des capacités, en sus de l’encouragement des professionnels de ce domaine à investir dans la ressource humaine, susceptible de contribuer au rayonnement intellectuel et culturel et favoriser l’éveil des consciences en toute liberté. Le Conseil a préconisé de permettre l’accès du citoyen à une information juste et à prendre connaissance de l’évolution et du développement de la société algérienne et de la nature des mutations enregistrées dans son environnement local, régional voire international, et des enjeux présents et futurs. Le CNDH a appelé les médias à redoubler d’efforts pour faire face aux défis du siècle et contrecarrer les dangers induits par l’extrémisme, la violence et l’hégémonie intellectuelle, culturelle et médiatique, en œuvrant à promouvoir la performance médiatique pour atteindre le professionnalisme. Pour rappel, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika avait mis en évidence la place de ce secteur dans la promotion de l’homme, la défense des fondements de la société et la contribution au développement global.

Il avait souligné que la véritable presse «ne saurait évoluer à contre sens des mutations socio-politiques et culturelles de la société dont elle subit l’influence autant qu’elle influe, notamment en tant que vecteur agissant dans la prise de conscience populaire». «La presse ne doit pas se complaire dans le rôle d’intermédiaire inerte, ni accepter d’être un outil entre les mains de rentiers pour l’utiliser à des fins autres que celles servant la nation. Elle doit, au contraire, redoubler d’efforts pour permettre au pays d’aller vers davantage de progrès en vue d’atteindre les objectifs de paix, de sécurité et de développement durable», avait-til expliqué. Tout en rappelant que l’Algérie avait opté pour la voie du pluralisme politique et médiatique et adopté une démarche qui permet la liberté de parole et d’initiative, le chef de l’Etat avait précisé que cette démarche engagée au prix de douleurs, de tragédies, de sérieuses menaces sur l’Etat et la société et qui a vu les institutions disloquées, la confiance ébranlée, a cependant «démontré l’attachement des Algériens et des Algériennes à leur droit à l’exercice démocratique et à la libre expression.

La presse nationale, dans sa diversité, a constitué à cet égard l’outil influent par excellence». Le président de la République avait saisi cette opportunité pour assurer la corporation que la liberté de la presse représente «un socle solide dans notre projet démocratique et qu’elle aura tout notre respect et tout notre soutien». L’Etat, dira-t-il, s’emploiera à «faciliter l’exercice et la promotion de la profession pour améliorer l’action des différents organes de presse écrite et audiovisuelle tant à travers la promulgation de textes législatifs qui tiennent compte des évolutions induites par les nouvelles technologies de l’information et de la communication que par le développement de nouveaux procédés en matière de formation et d’amélioration des services».