Lancement officiel de la campagne oléicole nationale: «Une production de 100 millions de litres d’huile attendue», selon Chérif Omari

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Une production de 100 millions de litre d’huile d’olive est attendue à travers le territoire national durant la campagne oléicole 2019/2020 et dont le coup d’envoi officiel a été donné, jeudi, depuis Tizi-Ouzou, par le ministre de l’Agriculture du Développement rural et de la Pêche (MADRP) Chérif Omari.

Omari qui a effectué une visite de travail dans la capitale du Djurdjura, a annoncé que cette production sera réalisée sur une superficie d’environ 500 000 hectares (ha). Il a souligné que «cette année, la campagne s’annonce bonne grâce aux conditions climatiques favorables et à une importante productivité d’olives. Le choix de Tizi-Ouzou pour lancer la campagne nationale oléicole est dicté par sa place parmi les premières wilayas productrices d’huile d’olive, une wilaya qui est aussi connue pour son savoir-faire, sa culture oléicole, son potentiel oléicole et sa maîtrise de la filière», a-t-il indiqué. Il a rappelé les programmes engagés par son département ministériel pour étendre la culture oléicole vers les régions des Hauts- Plateaux et du Sud et qui ont permis de renforcer la production oléicole nationale qui augmente annuellement, faisant de l’Algérie un des premiers pays producteurs d’huile d’olive. «Grâce aux efforts des agriculteurs et au soutien de l’État, le verger oléicole national a connu une extension de 170 000 ha assurant de bons rendements, ces dernières années» s’est-il réjoui. Dans la wilaya de Tizi-Ouzou, la récole de cette campagne s’effectuera sur un verger en production d’une superficie de 34 406 ha. Il est attendu qu’une récolte de 917 801 quintaux (q) d’olive donneront, grâce à un rendement évalué jusqu’à 20 litres/quintal, une production prévisionnelle de 18,248 millions de litres d’huile, selon la chargée de la filière oléicole Samia Hadjih. L’olive de table et l’huile d’olive algériens sont des produits de qualité et grâce aux investisseurs qui fournissent beaucoup d’efforts pour mettre ce produit aux normes internationales, les produits oléicoles algériens ont toutes leurs chances pour s’imposer sur le marché international. Le MADRP poursuivra la valorisation et le développement de l’exportation des produits oléicoles, a souligné le ministre, en observant que l’huile d’olive algérienne qui «est un produit de qualité et bio, est exportée», ajoutant que son département œuvre à renforcer cette exportation dans le cadre des mesures de promotion des exportations des produits agricoles tout en encourageant la consommation locale d’huile d’olive. «La formation et la recherche scientifiques incontournables pour améliorer la production agricole» La formation et la recherche scientifiques sont «des éléments incontournables» pour améliorer qualitativement et quantitativement la production agricole nationale et aller vers l’exportation, a également affirmé, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche (MADRP), Chérif Omari. Ce dernier qui a donné à partir de l’Institut de technologie moyen agricole spécialisé en agriculture de montagne (ITMAS) de Boukhalfa, le coup d’envoi de la campagne nationale oléicole 2019/2020, a insisté sur la formation et l’encadrement technique et la mise à niveau des agriculteurs et cadres du secteur afin d’améliorer la production agricole nationale. La recherche scientifique et l’innovation permettront d’apporter des éléments de réponse pour augmenter la productivité dans le secteur agricole et apporter des solutions aux questions d’optimisation des espaces, notamment en zones de montagnes où il y a une économie agricole et une population très importantes. Rappelant l’importance accordée par le Gouvernement à la valorisation de la recherche scientifique et des compétences universitaires, Omari a indiqué que son département ministériel a insisté auprès du Gouvernement pour offrir aux chercheurs toutes les conditions nécessaires pour créer de l’emploi dans ce secteur. «Nous avons besoin de produits de la recherche et de l’innovation pour apporter des solutions aux problématiques posées par les producteurs et les professionnels et afin d’améliorer nos capacités de production et faire face aux aléas des changements climatiques», a-t-il précisé. «Les conventions-cadres signées entre les ministères de l’Agriculture et ceux de la Formation et de l’Enseignement professionnels et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, rentrent dans cette démarche», a-t-il ajouté en rappelant la signature, il y a quelques jours, dans le cadre de la convention avec le ministère de l’Enseignement supérieur de «création de 6 unités de recherche au sein d’Instituts agricoles». «L’Algérie compte, aujourd’hui, un dispositif qui permet de valoriser les chercheurs versés dans le secteur de l’Agriculture et qui travaillent en symbiose avec les chercheurs scientifiques académiques afin d’apporter des solutions et des innovations qui vont permettre de valoriser nos produits et renforcer leur exportation», a-t-il insisté. Le ministre a assisté à l’ITMAS à la signature de trois conventions, dont deux de coopération entre le Département des sciences agronomiques de l’université Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou et l’ITMAS de Boukhalfa et entre ce même Institut et le Conseil interprofessionnel de la filière oléicole de la wilaya de Tizi-Ouzou (CWIF oléicole) et la 3e est une convention d’assurance entre le CWIF oléicole de Tizi-Ouzou et la Caisse régionale de la mutualité agricole (CRMA). Durant cette visite de travail, le ministre s’est rendu à la pépinière de l’Enterprise régionale de génie rurale (ERGR) Djurdjura sise à Tadmaït, où il s’est enquis du déroulement du programme de reboisement et de reverdissement, puis il a visité une confiserie d’olive de table dans cette même commune avant de se rendre à Draâ Ben Khedda pour visiter une unité de stockage d’ail dans des chambres froides. Sur place Omari a annoncé que depuis 3 ans l’Algérie n’importe plus d’ail grâce aux mesures engagées par l’État pour augmenter la production nationale de ce produit. «Cette année nous avons un excédent en production d’ail avec 2 millions de quintaux contre un million l’année passée» a-t-il dit, en rappelant que le pays importait avant ces trois dernières années 120 000 q d’ail/an. «Grâce a cette production et à l’excédent réalisé, nous allons renforcer l’exportation de ce légume» a-t-il indiqué, en observant que l’ail algérien est demandé sur la marché international pour «sa qualité, son parfum et son goût et parce qu’il s’agit d’un produit bio». Le ministre de l’Agriculture qui a aussi visité la coopérative de céréales et légumes secs de Draâ Ben Khedda a rappelé que l’Algérie a atteint en juin dernier une autosuffisance en blé dur et orge et des mesures ont été prises pour réaliser l’autosuffisance en blé tendre.

Kahina Tasseda