Le FLN parachève l’élaboration du bilan de ses réalisations – Le programme du Président Bouteflika est basé sur un feuille de route claire et précise

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Photo : PPAgency@

En recevant hier en son siège le président du parti TAJ, le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbes, a annoncé le parachèvement de l’élaboration du bilan des réalisations du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, des 20 dernières années, en vue de sa présentation la semaine en cours au chef de l’Etat.

Ould Abbes a indiqué que cette initiative ainsi que l’appel à la candidature du Président Bouteflika à la prochaine élection présidentielle, lancé par le parti, émanent de la profonde conviction des militants du FLN, soulignant que le Président «n’a aucunement besoin de complaisance de la part de notre parti, ni d’une campagne électorale, car le peuple a constaté ses réalisations sur le terrain». Le secrétaire général du FLN a démenti le monopole de son parti sur la question de candidature du Président Bouteflika à la prochaine présidentielle, car «il est le président de tous les Algériens et agit, selon un programme clair et précis, basé sur une feuille de route qui englobe tous les secteurs, s’étendant jusqu’en 2030». «Notre parti n’a pas le monopole, mais jouit de l’ancienneté et de la légitimité révolutionnaire dans l’histoire. Il représente l’une des institutions de l’Etat et non un simple parti», a-t-il estimé. A une question sur l’initiative «La génération Bouteflika», adoptée par son parti et si celle-ci était en contradiction avec la déclaration du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar sur «la nécessité de ne pas impliquer l’université dans la politique», Ould Abbes a estimé que «lorsqu’il s’agit du nationalisme et de l’Algérie, nous traitons et considérons les universitaires comme le reste des Algériens». Amar Ghoul a évoqué pour sa part la prochaine élection présidentielle, soulignant que son parti s’est lancé effectivement dans la campagne électorale. A une question s’il avait reçu des instructions à cet effet, le président de TAJ a déclaré «nous n’attendons pas d’ordres d’en haut, mais nous avons opté pour ce choix avec conviction et nous continuerons sur cette voie». Les partis TAJ et FLN «empruntent la même ligne politique et son liés par un partenariat politique reposant sur un accord commun datant de 2013, date de la création de TAJ», une ligne perpétuée par les deux partis, «sur la base de leur appui permanent et leur allégeance constante au Président Bouteflika», a-t-il poursuivi. A l’instar des autres réunions tenues dernièrement par le FLN avec les autres partis, ayant été sanctionnées par l’appel à la candidature du Président Bouteflika à la présidentielle 2019, il a été annoncé l’installation d’une commission nationale chargée de l’élaboration d’une stratégie future pour mener ce choix politique à bien». En prévision de l’échéance électorale de 2019, le FLN est en train de mobiliser aussi bien la classe politique que le mouvement de la société civile afin de faire valoir ses arguments concernant l’appel lancé en direction du Président Abdelaziz Bouteflika pour briguer un 5e mandat. A ce propos, le vieux parti prépare la tenue d’une conférence nationale consacrée au développement national dans tous ses segments pour la période 2020-2030, et à laquelle prendront part toutes les forces politiques qui partagent la même orientation du parti. Cette conférence se fixe pour objectif faire connaître, à l’adresse de l’opinion publique, nationale et internationale, la vision du président de la République concernant l’avenir de l’Algérie. Le FLN compte a également tenir des rencontres régionales avec d’autres partis dans le reste des wilayas du pays, en vue d’afficher les véritables intentions des partis qui ont des racines parmi le peuple algérien. Ceci intervient au moment où plusieurs partis politiques ont appelé le chef de l’Etat à poursuivre sa mission pour le bien et l’intérêt du pays. C’est dans ce sens que le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, et son homologue du FLN, Djamel Ould Abbes, se sont rencontrés récemment au palais du gouvernement pour faire front commun et parler d’une seule voix pour soutenir leur candidat, en l’occurrence le Président Abdelaziz Bouteflika. Les deux responsables ont affirmé lors de cette rencontre qu’ils œuvraient de concert pour soutenir le Président Bouteflika et lui fournir un «appui solide» s’il répondait favorablement à leur demande et accepter de se présenter pour un 5e mandat. Dans ce cadre, Ouyahia a indiqué s’être entretenu avec le SG du FLN en tant que deux partis alliés ayant la même orientation concernant le choix national et le but suprême qui est l’intérêt de l’Algérie. Ces dénominateurs communs ont fait que les deux formations politiques adoptent «la même démarche vis-à-vis de toutes les questions, y compris la question importante de l’avenir, à savoir la présidentielle», a ajouté Ouyahia. Le SG du RND a réitéré, dans ce contexte, l’appel lancé par sa formation politique à l’adresse du Président Bouteflika pour se présenter au prochain rendez-vous électoral, précisant que «nous serons, avec d’autres forces, un soutien fort s’il répond favorablement à cette requête». Ouyahia a ajouté que son entretien avec Djamel Ould Abbes est dû essentiellement à la consécration d’une grande partie des discussions à l’échange de vues sur la situation du pays en tant que Premier ministre. Il a, à ce sujet, fait part de la programmation d’une autre rencontre avec les partis soutenant le président de la République. Pour sa part, le secrétaire général du FLN a indiqué que les deux partis œuvraient «main dans la main, comme deux alliés stratégiques», avant d’enchaîner : «Nous sommes au fait, plus que quiconque, des acquis réalisés ces 20 dernières années, des réalisations que nous considérons comme un capital apporté au pays». Evoquant la vision de son parti quant à l’avenir de l’Algérie, Ould Abbes a estimé qu’elle repose sur les réalisations supervisées par Bouteflika, faisant part de son vœux de voir le Président poursuivre cette mission après 2019 jusqu’à ce que «nous assurerions l’avenir des générations montantes d’une part, et que ferions face aux défis qui entourent l’Algérie, d’autre part». Concernant ses rapports avec le RND qu’il a qualifié d’allié stratégique, Ould Abbes a mis en avant la satisfaction de son parti quant au travail effectué par le gouvernement à ce jour, qui bénéficie, a-t-il dit, de son «soutien entier, total et fort». Il a également rappelé qu’il était lié personnellement avec le SG du RND par un travail conjoint mené depuis 25 ans et qui s’est renforcé lors des différentes campagnes électorales qu’ils ont menées pour leur candidat, Abdelaziz Bouteflika. Pour rappel, le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, avait appelé récemment le Président Abdelaziz Bouteflika à poursuivre sa mission et son sacrifice au service de l’Algérie, l’assurant du soutien de son parti pour l’accomplissement d’un nouveau mandat à la tête de l’Etat. Ce sera là, dira-t-il, «un engagement digne du Rassemblement national démocratique, pour la continuité et la stabilité et pour l’Algérie», avait précisé le SG du parti. Ouyahia a, en outre, affirmé que l’Algérie est en train de payer le prix de sa fidélité à des principes en politique étrangère, ainsi que son attachement constant à son indépendance de décision dans le concert des nations, soulignant qu’à tout cela s’ajoute pour notre pays, le prix qu’elle doit payer à sa fidélité à des principes en politique étrangère, ainsi que son attachement constant à son indépendance de décision dans le concert des nations. Il avait déclaré que la solidarité de notre pays avec le peuple sahraoui suscite de viles accusations contre l’Algérie de la part de notre voisin de l’Ouest qui par son comportement insulte surtout l’avenir commun du Maghreb. En outre, devant la solidité de notre unité nationale face à toutes les manœuvres qui ont ciblé l’Algérie, depuis l’agression terroriste jusqu’au complot du Printemps arabe, nous sommes de plus en plus la destination d’un flot de drogue pour détruire notre tissu social et surtout notre jeunesse, une agression à laquelle nos forces de sécurité opposent leur vigilance, avait-il souligné. Il avait relevé que le monde d’aujourd’hui est trop marqué par l’injustice, l’instabilité et même l’incertitude pour que cela interpelle notre vigilance et notre mobilisation. Pour Ouyahia, la sécurité «nous la devons aux sacrifices et à la vigilance de nos Forces de sécurité, à leur tête l’Armée nationale populaire, dont nous saluons la mémoire des martyrs du devoir national, et aussi à la réconciliation nationale vers laquelle le Moudjahid Abdelaziz Bouteflika a guidé notre vaillant peuple». «La stabilité, nous la devons à la politique promue par le Président Abdelaziz Bouteflika au fil des décennies, qu’il s’agisse des réformes politiques accomplies, de la reconstruction menée au niveau social ou de la relance économique mise en place», a-t-il dit, tout en affirmant que les résultats de cette politique présidentielle «sont bien là». Pour lui, «la politique patriotique décidée par le chef de l’Etat s’illustre également dans le domaine économique», rappelant qu’il y a près de dix années, l’Algérie a opté pour la préservation de son espace économique en préférant le partenariat aux investissements directs étrangers qui ne venaient d’ailleurs pas. «Ce choix avait soulevé des critiques, mais cette stratégie a permis à notre pays d’engranger de plus en plus de partenariats entre opérateurs étrangers et nationaux dans le respect de notre souveraineté économique», a-t-il souligné. Partant de ce principe, les deux premières forces politiques du pays ont réitéré leur soutien total et indéfectible au président de la République et à son programme de développement socio-économique. Il s’agit de défendre les institutions de l’Etat et ses symboles dans une conjoncture marquée par de nombreux défis politiques, économiques et sécuritaires. Pour tous les acquis liés au développement, à la paix et à la réconciliation, le FLN et le RND ont tenu, encore une fois, à réaffirmer leur soutien «absolu et indéfectible» au Président Bouteflika, comme ce fut le cas du FLN dont le Bureau politique s’est réuni dimanche dernier sous la présidence de son secrétaire général, Djamel Ould Abbes, et a évoqué l’état d’avancement des bilans de wilayas relatifs aux réalisations du président de la République, Abdelaziz Bouteflika et examiné les différents documents à soumettre au prochain Comité central.

T.Benslimane