Le Hirak célèbre son 1er anniversaire et préserve son caractère pacifique: L’union sacrée entre le peuple et son armée !

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Le Hirak populaire célèbre aujourd’hui son 1er anniversaire et préserve son caractère pacifique qui l’a toujours distingué et fait de lui un mouvement populaire unique et inédit de par le monde.

Cette distinction a amené le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à décréter le 22 février de chaque année «Journée nationale de la fraternité et de la cohésion entre le peuple et son armée pour la démocratie». Cette journée sera célébrée dans l’ensemble du territoire national, à travers des manifestations et des activités à même de renforcer les liens de fraternité et de cohésion nationales et d’ancrer l’esprit de solidarité entre le peuple et son armée. A ce propos, le chef de l’Etat a affirmé, jeudi dernier, que le Hirak était un phénomène salutaire, mettant en garde contre «toute tentative d’infiltration quelle soit de l’intérieur ou de l’extérieur». Réaffirmant que le Hirak a préservé le pays d’un effondrement total, Tebboune a déclaré que l’Etat national a failli s’effondrer totalement comme ce fut le cas dans certains pays, aujourd’hui, en quête de médiations pour le règlement de leurs problèmes. «L’effondrement de l’Etat national est synonyme de l’effondrement de toutes ses institutions et toutes les données laissaient présager un tel scénario», a fait savoir le président de la République, ajoutant que «Dieu merci, le peuple a, grâce à sa maturité, déjoué le complot tout en réussissant à réaliser plusieurs de ses revendications».

Pour le reste des revendications du Hirak, «nous nous y attelons car je me suis engagé personnellement à réaliser l’ensemble des revendications», a poursuivi le Président Tebboune. «Certaines revendications exprimées auparavant ne pouvaient être satisfaites par quelqu’un de non élu et n’ayant pas le pouvoir et la légitimité requises » a-t-il expliqué assurant qu’aujourd’hui, «nous œuvrons à leur concrétisation, à commencer par la Constitution, la loi électorale et la réorganisation des institutions que nous nous efforçons de rendre de proximité, permettant au citoyen d’y participer en tant que partie prenante à la réflexion, à la solution, à la gestion et au contrôle». Evoquant des prémices dans ce sens,  Tebboune a rappelé l’impératif souligné, lors de la rencontre gouvernement-walis, d’un changement du mode de gestion et de l’amélioration de la relation avec le citoyen, pour qu’il n’ait plus la piteuse image qu’il avait de l’Etat, qui en fait était très loin de ses préoccupations. A une question sur les citoyens qui continuent de participer chaque semaine au Hirak, le président de la République a soutenu que «c’est leur droit, et c’est là le fondement même de la démocratie, a fortiori lorsqu’il s’agit de personnes manifestant de manière organisée, sans destruction ni troubles». Le Hirak, dira-t-il, «est un phénomène salutaire, et je n’ai rien à lui reproché», ajoutant que ce mouvement populaire «a épargné au pays une catastrophe et sans lui, des offices seraient, aujourd’hui, en cours pour régler la crise en Algérie comme c’est le cas en Libye». «J’appelle mes enfants, qui manifestent le vendredi, à la vigilance contre l’infiltration de leur mouvement, car il y a des signes d’infiltration tant de l’intérieur que de l’extérieur », a-t-il prévenu. A une question sur la coïncidence du 1er anniversaire du Hirak populaire avec des mouvements de protestation dans certains secteurs, le président de la République a affirmé que «la succession de grèves dans des secteurs importants à un timing précis n‘est ni un phénomène sain, ni une pratique syndicale. Il s’agit là, de -politique politicienne- et non de la politique au sens noble du terme», a-t-il affirmé, exprimant le souhait de voir «ces gens revenir au bon sens et à la raison». Pour ce qui est de la grève dans le secteur de l’Education, Tebboune a indiqué «n’avoir eu de cesse d’exprimer sa considération et son respect pour les enseignants, notamment durant sa campagne électorale», ajoutant avoir demandé la révision de tout ce qui a trait aux enseignants pour leur accorder la place qui leur sied dans la société. Cependant, a-t-il estimé «l’annonce d’une grève nationale, alors que le gouvernement n’était même pas installé et n’avait pas encore le feu vert du Parlement n’est pas la solution au problème, qui exige du temps et des moyens matériels, financiers et organisationnels». L’école «souffre déjà et n’a pas encore réglé les problèmes de restauration, de transport scolaire et de chauffage», a dit le Président Tebboune, affirmant que ces grèves «ne sont pas innocentes et sont l’œuvre de syndicats non agréés». Evoquant des grèves qui «ternissent l’image du pays, nuisent aux citoyens et entravent leurs affaires», en allusion à la grève du personnel naviguant de la compagnie aérienne nationale Air Algérie, le président de la République a critiqué «ceux qui déclenchent des grèves par SMS une demi-heure à l’avance», rappelant que la loi exige un préavis et la précision des motifs afin de favoriser l’ouverture de négociations pour trouver des solutions. A cet effet,  Tebboune a appelé à la «non-dilution » du rôle syndical, réaffirmant que le timing de ces grèves «n’est pas innocent. J’ai 50 ans d’expérience dans la gestion et on ne peut pas me convaincre du contraire», a-t-il soutenu. Et de poursuivre : «Celui qui veut régler les problèmes, doit prendre l’initiative de trouver les solutions définitives. La grève anarchique est interdite dans certaines infrastructures publiques». Il a précisé que la grève «doit être annoncée au préalable pour permettre aux compagnies aériennes ou aux aéroports de prendre leurs précautions comme informer les voyageurs». Le c#hef de l’Etat déplore une telle situation qui amène les citoyens, particulièrement les malades, à dormir à même le sol dans les aéroports suite à l’annulation de leurs vols.

  1. Benslimane